PRÉFACE - VII
LL — Une deuxième droite fixe, l'axe du monde, passant ainsi par l'œil de l’observateur, celui-ci s'appuie sur elle pour construire un nouveau système de coordonnées : ce sont les coordonnées equatariales horaires (23, 24), avec
l'instrument qui les mesurent, l’équatorial (25).
LL. — L'avantage du deuxième système sur le premier consiste en ce que l’une des coordonnées de chaque étoile y est, à l'approximation actuelle, indépendante du temps. Ceci indique la voie du progrès : il faudrait bâtir un nouveau système où les deux coordonnées de chaque étoile fussent invariables, de façon qu’on pôt attribuer à chaque étoile deux nombres fixant sa position relativement aux autres. Il suffit pour cela, toujours à l’approximation actuelle, de prendre parmi les étoiles, et mobile avec elles, l'un des éléments du système de coordonnées jusqu'ici repéré sur la Terre et variable d’un lieu à un autre : ainsi sera établi le système des coordonnées équatoriales stellaires (26). Ce système est réalisé matériellement par l’équatorial à mouvement diurue(27), et voici l'horloge sidérale qui mesure ce mouvement (28). La relation qui réunit les coordonnées des deux systèmes équatoriaux et l'indication de l'horloge permet de ramener la plupart des déterminations astronomiques à des observations
dans le plan du méridien (29).
Coordonnées géocentriques
I. — Les résultats acquis n’ont encore porté que sur les étoiles ; mais, précisément, c’est l'étude des autres astres qui semble devoir être la plus intéressante. En effet, dès ses premiers déplacements à la surface de la Terre, l'observateur aura remarqué l'indifférence des configurations stellaires à tout changement du lieu d'observation ; quant aux autres astres, au contraire, — le Soleil, la Lune et les astres errants, — ils doivent former comme une famille dont la Terre fasse partie. Cette remarque engage l’observateur à l'étude du monde qu'il habite, et une exploration devient nécessaire.
La symétrie, par rapport à la verticale, du cône des rayons visuels tangents à la surface de la mer témoigne de la sphéricité, au moins approximative, de celle-ci ; et la surface entière de la Terre n’a pas une forme moyennement bien
différente (31, 32). L’observateur comprend lintérêt qu'il y a à rapporter les