RÉFRACTION ATMOSPHÉRIQUE
tangente en B à la courbe lumineuse BA ; et on appelle correction de réfraction, où simplement réfraction, l'angle de cette direction apparente et de la direction vraie (rectiligne) BA : ces deux directions ont le même azimut.
L’astre est toujours assez éloigné pour qu’on puisse considérer la direction vraie BA comme parallèle à la tangente à la courbe lumineuse au point B. Dans les cas les plus défavorables, évilés dans les observations, Perreur ainsi commise n’atteint pas 1”.
La densité, et, par suite, Pindice de réfraction, décroissant avec l'altitude, il est certain que la courbe lumineuse est sans point d’inflexion et tourne sa convexité vers le zénith de lobservateur : ainsi la hauteur apparente d’un astre est plus grande que sa hauteur vraie, et la correction de réfraction doit se retrancher des hauteurs mesurées. La réfraction est nulle si Pastre est au zénith.
L’astronomie expérimentale détermine la correction de réfraction en fonction de la distance zénithale apparente ; voici quelques résultats pour une lempéralure de 10° CG. et une pression de 760 mm. au lieu d'observation :
D cu 000 250 2079,62 807,807 790:
Re Chon = 022041021092 3947 2405 NU
Du point de vue théorique, le calcul de la réfraction, par exemple en fonction de la distance zénithale apparente, exige expression de l’indice de réfraction en fonction de Paltitude. Mais cette fonction est inconnue : chaque auteur d’une théorie de la réfraction a proposé une hypothèse particulière.
Pour répondre à la réalité, la fonction proposée devrait contenir au moins la température, la pression atmosphérique et létat hygrométrique de l'air au point d'observation. Les auteurs £e contentent de chercher une réfraction moyenne pour des conditions physiques déterminées, comme une température de 10° C. et une pression de 760 mm. (peu d’auteurs se sont préoccupés de l’état hygrométrique). Pour d’autres conditions physiques, des facteurs correctifs sont introduits.
Malgré limportance théorique de la fonction inconnue, on démontre que l’expression de la réfraction est pratiquement la même quelle que soit cette fonction, lorsque la distance zénithale apparente est moindre que 60°.
Jusqu'à cette distance zénithale, une bonne expression de la réfraction R est donnée par la formule suivante, en fonction de la distance zénithale apparente Z, -
(R)" = 60",56706 tang Z — 0/,067018 tangs Z,
pour les conditions physiques moyennes définies ci-dessus.
Dans des conditions physiques différentes, la réfraction est le produit de la réfraction moyenne, d’un facteur thermométrique et d’un facteur barométrique. Dans la pratique, on trouve ces trois facteurs dans des tables dont les arguments sont la distance zénithale apparente, la température et la pression atmosphérique.
Dans lhorizon, la réfraction a une valeur considérable ; en voici quelques conséquences.
4. Le lever apparent d’un astre précède son lever vrai; son coucher apparent est.en retard sur son coucher vrai.
2. La dépression apparente est moindre que la dépression vraie ; dans les conditions physiques moyennes, le rapport de la première à la seconde est de 92 à 100 ; dans des circonstances atmosphériques extrêmes, ce rapport peut atteindre 0,95 et descendre à 0,85. C’est la raison pour laquelle nous avons trouvé un résultat variable et trop grand dans notre tentative de mesure du rayon terrestre par lPobservation de la dépression.
9. La réfraction atmosphérique relève davantage le bord inférieur que le bord supérieur des astres à diamètre sensible : d’où un aplatissement apparent qui devient appréciable dans le voisinage de l’horizon.