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COURS D’ASTRONOMIE PRATIQUE

sible dans les conditions où l’on opère, et de proportionner les observations et les calculs à cette précision. Il ne faut jamais se faire illusion par la concordance des résultats partiels, mais soumettre toujours ces résultats à une critique sévère. Il faut surtout avoir égard à ces considérations quand on fait les calculs, et ne pas conserver des décimales douteuses qui deviennent nuisibles dès qu’elles ne sont plus utiles. Etant donné, par exemple, qu’en voyage et avec le chronomètre portatif, il n’y a pas à compter sur mieux que le dixième de seconde de temps, quel avantage aurait-on à faire entrer les millièmes de secondes dans les calculs?

Nous tenons essentiellement à bien marquer ce point, pour que l’on ne pense pas que nous nous contentons d'à peu près. En réalité, la rigueur dans une science d'observation est tout autre chose que la rigueur mathématique. Dans les observatoires même, on préfère souvent les développements en série aux formules rigoureuses qu'il est possible d'employer, et on se trouve ainsi obtenir une plus grande exactitude pratique en sacrifiant la rigueur géométrique.

On peut appliquer les mêmes considérations à la conduite des observations sur le terrain,

Mais il est un autre principe qui doit tout dominer en voyage, c’est de recueillir le plus de matériaux possible. L'occasion est fugitive, il faut toujours la saisir quand elle se présente. On se résoudra souvent à faire une observation dans des conditions défavorables en se rappelant combien de fois déjà, à l’instant propice, le ciel s’est trouvé couvert; si cette crainte ne se réalise pas,

l'observation sera faite deux fois

, Ce qui vaut mieux que rien, et

on aura une vérification, ce qui est très important.

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