Détermination des états et des marches
Chaque observation d'état du compteur donne, au moyen de: comparaisons prises avec ce compteur avant et après l'observation les états des autres chronomètres. La marche diurne dans l'intér valle de deux observations est prise égale à la différence des états divisée par l’intervalle de temps qui les sépare, exprimé en jours el fractions de jour. Elle est done par hypothèse constante dans cet intervalle. Cette hypothèse est d'autant plus vraisemblable que
l'intervalle est plus court et que les conditions physiques extérieu
mètres bons où passables.
Les erreurs sur les marches dépendent des erreurs sur les états: mais ces erreurs (ou plutôt leurs différences) se trouvent divisé par l'intervalle. Ceci conduit à augmenter cet intervalle, tandis que les remarques précédentes amèneraient à le réduire. Pour en dét
les observations sont voisines de cette température de réglage, ot a tout bénéfice à étendre la période. Supposons maintenant que k formule parabolique des marches soit applicable, que la températ de réglage soit de 15° et que les écarts de marche à o° et 30° soi de 2*,25, ce qui correspond à c—o,ot ; on trouve qu’on peu
prendre la moyenne des marches comme correspondant à la tem péralure moyenne à of,1 près si les températures moyennë extrêmes diffèrent de 6°,3, et à 0,05 près si elles diffèrent de 4° Ces conditions ne sont pas. éloignées de celles que nous offre moyenne de nos chronomètres. On peut donc poser en principe qui dans l’ordre d’approximation dont le chronomètre est suscepub
les variations de marche sont sensiblement proportionnelles aux variations de température dans les limites de 4° de température.
L'expérience à montré qu'il est essentiel de ne comparer entre elles que des observations de même nature. Quand on détermine l'heure par des distances zénithales du Soleil, il est toujours préférable de régler un chronomètre exclusivement, soit par des observations du matin, soit par des observations du soir,et de ne pas mêler les deux genres de hauteurs dans un même calcul. Ce mest pas à dire qu'on ne doive pas faire les deux espèces d’observatons, bien au contraire : on se ménage, en opérant ainsi, un moyen de contrôle précieux. En effet, opérant le plus souvent possible matin et soir, on distribuera-tous les états en deux groupes. Le premier groupe, composé exclusivement d'observations du matin, donnera une suite d'états et de marches, à l’aide desquels on cal- Culera une première série de longitudes. On en calculera une autre pour les mêmes points, dans laquelle n’interviendront que les états ét marches déduits d'observations du soir. Si l’on a fait en outre des observations d'étoiles, on groupera les étoiles qu'on aura observées à l'Est du méridien avec les hauteurs du Soleil du malin, et celles observées à l'Ouest avec les hauteurs du soir. La comparaison de ces deux systèmes de résultats doit fournir des marches presque identiques. Les états différeront généralement d’une quanté à peu près constante, et les longitudes doivent être très peu différentes.
Il est bon aussi, malgré le surcroît de travail qui peut en résulter, de traiter dans ce calcul chaque chronomètre séparément : les Mérifications du calcul et de l’observation que l’on rencontre ainsi paient largement la peine qu’on a prise, et cette méthode permet
| une discussion beaucoup plus serrée des résultats.
On n’oubliera pas qu’en principe une détermination de longitude est essentiellement une opération différentielle, et que la valeur absolue des observations importe moins que leur comparabilité. Aussi, pour ne pas perdre le bénéfice de ce mode d'opérer, lors même que dans le port de départ on pourrait régler les montres par des moyens plus précis que ceux qu’on emploiera pour la détermination des états ultérieurs, par exemple par comparaison avec une pendule réglée dans un observatoire où avec un ballon d'heure, où par des observations méridiennes, 1l est encore préférable de ne se
servir de ces données que comme d’un contrôle pour les obser= vations qu'on fera soi-même, avec les mêmes intruments et par les mêmes méthodes qui FR servir ultérieurement.