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Instrument des passages dans le premier vertical

C’est à proprement parler un instrument d’observatoire : il est» surtout utile pour la détermination très exacte des distances polaires. En voyage il n’est pas d'usage courant : pourtant si lon dispose d’un cercle méridien muni d’une forte lunette et d’un niveau très sensible, mais dont le cercle vertical est gradué avec peu de précision, on peut l'installer dans le premier vertical et le faire servir à la détermination exacte de la colatitude, L'installation s'opère d’après les mêmes principes que celle du cercle méridien. Si l’on a préalablement déterminé le méridien à l’aide de ce dernier appareil, on y installe une mire, puis on substitue au cercle méri dien un altazimut centré, en ayant soin que le triangle formé par les vis du pied ait même centre que le triangle correspondant de la lunette méridienne. On établit alors une mire ou un collimateur à 90° du méridien, en se servant de la graduation pour faire tourner la lunette exactement de 90°; puis on remet en place la lunett méridienne, et après nivellement on l’oriente dans cette nouvelle direction,

vant des Tables de la Connaissance des Temps qui suppriment tout calcul. N

astres dans le premier vertical est très lent, on peut déterminer par un moyen quelconque l’état du chronomètre et calculer

l'heure du chronomètre à laquelle une étoile donnée passe au

laire. Il faut connaître approximativement la colatitude. L’angle horaire et la distance zénithale sont donnés par les rela tions faciles à apercevoir

sin à cos P — cotà tang À, cost = —— cos P — S sin

on fera choix d’une étoile ayant une distance zénithale assez grande, afin d'éviter l'intervention de grandes erreurs d’inclinaison.

Nous ne donnerons pas ici les formules de correction des observations dans leur généralité : elles s'établiraient sans difficulté ; mais comme l’usage de cet appareil est restreint à la mesure de la différence à— X, on trouvera à l’article des colatitudes les formules nécessaires et la manière de conduire les observations.

L'inclinaison se mesure comme celle de la lunette méridienne : l'erreur d’azimut se déduit des observations. L’erreur de collimation sera déterminée par une des méthodes physiques déjà indiquées : astronomiquement, elle peut aussi être conclue des observations en comparant entre eux les résultats d'observations faites dans les deux positions de la lunette.

Mais généralement cette donnée et la distance angulaire des fils seront déjà connues par les observations méridiennes.

Un théodolite centré et même un altazimut excentrique peuvent être installés dans le premier vertical : mais dans le dernier cas il est nécessaire que le limbe horizontal soit gradué avec une grande perfection, et les corrections d’inclinaison exigent des observations très minuticuses et très soignées : dans ces conditions, il n’y a pas grande utilité à s’astreindre à l'observation dans le premier vertical.

D'ailleurs, l'instrument des passages au premier vertical, très utile sous les hautes latitudes, perd beaucoup de son intérêt quand on se rapproche de l'équateur. Le nombre des étoiles observables diminue en effet avec la latitude : à l'équateur il n’y en a en toute rigueur aucune. Le passage s’effectue avec une lenteur croissante, ce qui est une condition de précision, mais les occasions d'observer deviennent trop rares, et les intervalles trop

longs permettent aux anomalies du chronomètre de devenir sensibles.

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