Flexion des lunettes
Les lunettes sont généralement fixées aux cercles divisés ou aux
alidades par leur milieu. Le corps de la lunette est fait en métal et possède une certaine élasticité : les extrémités libres fléchissent
sous l'influence de leurs propres poids, et l’axe géométrique, devrait être une droite, prend une forme courbe. En considérant le centre de gravité de chacune des extrémités libres, on voit sa peine que le moment fléchisseur des poids constants est propor= tionnel au sinus de la distance zénithale à laquelle correspond. direction de la lunette.
Si les deux flexions sont égales, le réticule et le centre optique de l'objectif sont déplacés de quantités égales, l'axe optique parallèle à sa direction primitive et l'effet de la flexion sur mesures de distances zénithales est nul. Si cette égalité n’ext pas, l'erreur qui en résulte sur la distance zénithale est proporti nelle à la différence des deux flexions, qui ont sin£ en factew
coudées.
Pour déterminer la constante de la flexion, on dispose deux col limateurs horizontaux opposés, des deux côtés de la lunette, d manière à pouvoir pointer successivement les réticules des de collimateurs avec la lunette à essayer, Les deux collimateurs sont pointés d’abord l’un sur lautre, e
lieu, de la variation de niveau entre les deux pointés, doit êtr égale à 180°. Si elle est plus grande et égale à 180° + 2e, la cor rection de flexion sera, pour une distance zénithale de 90°, égal à — €; et pour une distance €, elle sera — <sin£; si l’on a obserx une double distance zénithale inférieure à 180° de 22, la correction des observations sera + 2" sin£. ;
Il y a intérêt à étudier cette erreur systématique : on est souven tenté de lui attribuer plus d'importance qu'elle n’en a réellement et de mettre sur le compte d’une erreur de flexion des erre constantes, telles que celles qui proviennent du jeu des pièces, où d’autres erreurs systématiques, telles que celles qui peuvent être
attribuées à une connaissance imparfaite de la réfraction. Les artistes s’attachent à équilibrer les lunettes d’une manière assez parfaite pour qu’il n’y ait pas de flexion sensible, surtout avec les instruments portatifs ; mais une différence de mise au point, l’addition d’un oculaire à prisme peuvent déranger l'équilibre primitivement obtenu.