Méthodes de rectification de M. Gruey
M. Gruey a indiqué une méthode simple et facile pour déter miner cette constante, et faire en même temps d’autres rectifi-
cations des instruments à réflexion. Cette méthode repose sur l'emploi d’un oculaire nadiral.
On place entre l'œil et l’oculaire de la lunette un petit verre à faces parallèles, dont le plan fait un angle de 45° environ avec l’axe opüuque : puis on dispose une bougie de telle manière que sa lumière réfléchie par la face du verre qui est tournée vers la lunette pénètre dans celle-ci et y éclaire les fils. En faisant tourner le grand miroir jusqu’à ce que son plan soit perpendiculaire à la droite qui joint les centres des deux miroirs, les rayons partis de l’oculaire se réfléchiront sur le petit miroir, viendront frapper normalement le grand miroir, qui les réfléchira dans la même direction, et par conséquent ils reviendront par le même chemin après une triple réflexion.
Il est bien évident d’ailleurs que l’angle dont il à fallu faire tourner le grand miroir à partir du point de parallélisme jusqu’à la position pour laquelle l’image directe des fils coïncide avec son image triplement réfléchie, est précisément égal à &, et que par suite la différence des lectures du limbe qui correspondent respeclivement à cette position et au point du parallélisme est égale à 2e.
Ce procédé ne peut malheureusement pas s'appliquer au sextant; il exige que la graduation se prolonge à gauche du zéro d'une quantité suffisante pour permettre la mesure.
Le même oculaire nadiral permet de mettre l’axe optique de la lunette parallèle au plan du limbe. Une fois les miroirs rectifiés et perpendiculaires à ce plan, on met deux des fils du réticule parallèles au limbe : il faut alors que l’image triplement réfléchie de ces fils soit recouverte exactement par leur image directe.
On peut aussi trouver par ce procédé l'intervalle angulaire des deux fils verticaux. Cet intervalle est mesuré par l’arc que parcourt l’alidade quand on superpose un même fil vertical successivement aux deux images réfléchies des fils verticaux.
Enfin on déduit de là une manière de mettre deux des fils parallèles au limbe; il suffit que l’image réfléchie reste parallèle à lPimage directe, en la faisant se déplacer relativement à cette dernière par le mouvement de la vis de l’alidade.
On peut établir soi-même un oculaire de ce genre sans grande difficulté. L’angle exact de 45° n’est pas de rigueur.