Résumé des erreurs instrumentales
Si l’on voulait faire servir les instruments à réflexion à des mesures de grande précision, il y aurait à examiner le moyen d'évaluer toutes les erreurs instrumentales et d'en déduire les corrections des angles.
Parmi ces erreurs nous considérerons d’abord celles qui pro viennent :
1° De ce que les miroirs ne sont pas perpendiculaires au limbe.
2° De ce que l’axe optique n’est pas parallèle au limbe.
On se rend aisément compte sans développements particuliers que ces erreurs résultent de ce que le plan des objets à viser am une légère inclinaison sur le plan du limbe sur lequel se projettent les angles vrais; et que, par conséquent, l'erreur est du même ordre que la différence entre un angle et sa projection, c’est-à-dire du deuxième ordre par rapport à l’inclinaison des deux plans [voir Chapitre [, formule (51)]. Comme il est aisé de faire les recufi= cations assez parfaites pour que ces inclinaisons soient très petites, leur effet sera donc généralement négligeable. Il faut remarquer que dans les instruments à réflexion la position de l’axe optique né s’apprécie qu'à vue; on s'efforce de produire les contacts vers le | milieu du carré qui forme le réticule, ou vers le milieu du champ, quand on emploie la pinnule ou la lunette de Galilée; de là de légères erreurs qu’on ne peut guère éviter, mais dont l'importance est secondaire, et contre lesquelles le meilleur et unique remède est l'habitude de l'observation. Nous admettrons donc que lon« ait opéré avec un instrument suffisamment rectifié et nous ne pré senterons pas le calcul de ces erreurs, non plus que de celle qu provient de ce qu’on a observé à une certaine distance de laxem optique. ;
L'erreur de collimation n’est pas à proprement parler une erreur, mais une constante instrumentale qu'il faut déterminer chaque fois qu’on se met en observation, et qui n’a même pas de sens quand on emploie la méthode de la répéution.
Il faut seulement noter que si l’on observe des objets rappro= prochés, l'erreur de parallaxe intervient : mais si l’on prend lam
précaution de déterminer la collimation sur l’objet le plus rapproché et de viser directement cet objet pour la mesure d'angle, sa parallaxe n’a pas d'influence sur les angles observés.
Nous avons vu la manière d'étudier le prismatisme du grand miroir et de corriger les angles de l'effet qui en résulte : cette erreur est généralement de peu d'importance, mais comme elle peut se présenter el que l’on ne peut l’éliminer que par une méthode d'observation pénible, le retournement du grand miroir, il est nécessaire de savoir s’en affranchir par le calcul.