QUINZIÈME LEÇON
SéaBM do 15 jiBtter itSS.
AGRICULTURE (Saite). SYSTÈME PE QUESNAY.
6«]fitAniv : R<fmBi4e la lefoii piécëéMite : l^afrâeiHnre «il hMrarée il prospère toni la République. Sa décadesee dAie de l^BvpIre ei de rexploitaiioB par les bsclatbs.— Elle se relève avee les suis cmnAi- Ais, les Tuams et les GOLem-YA&Tuniis. — Elle est florlssaile «rec le n&KAfis par Je bail empbytéotiqoei el sUlioaAalre sinon rélrofrade a? ee ceux de coorle durée.
Teal ce qu^ou a fait pour eucourager l'africultore a été iDutile.— Lee droits proteeleors sur les lunes» les luziAinL et les ounrAox, ao sont que des palliatifs impuissants. — Si la contrebande pouvait s*exereer sur les produiu agricoles elle i auverait rsgrienituro, conmo elle n snufé rindostrié des cuAiis et celle desMoicTiBs.
Le goUTernement doll à ragricoliore quatre choses : un code mial, U mifOBiiB Bs LA LicuLATioif HYTOTHicAnE, des Eouns et de l'nsnve- TioN TECHHiQtE.— Lcs cîtoyeos doif ent h Tagriculture d^benorer see irsTaux aiHeum que dans les li?res. — On a lort de se retirer, d'avoir deaintendans et des fermiers, il faut faire faloir soi-ménae.— Lu pro» priétaires des prof inces le lancent dans les affaires industrielles, dans les sociélés en commandites, dont ils ne connaissent pas le ressort et le mécanisme. — Pour Tooloir s*enrichir tout d*un coup ils s'exposent k se ruiner.— lis répélenl la faute commise à Tépoque du système. —Sous beaucoup de rapports la situation est la même.— Gomme b cette époque on roTiendra h ^agriculture et noua Terrons reparaître les systèmes agricoles, reproduisant ceux doQuesnay, de Ricardo et de SismondL— Examen du ststème dz Quesmatou des écohomistes (Extrait du 1* toI. de rHisToiiE ES fâcoseinB roLhiQVS.
Messieurs ,
Vou$ avez vu quelle avait été aux différents âges la constitution de l'agriculture^ A une certaine époque elle dut sa prospérité et $e$ richesses à k
(294) haute estime dont on entourait ses travaux^ au prix que Ton attachait à T honneur de lui appartenir* Ce serait aujourd'hui un grand progrés de revenir au degré où nous avons vu Tagrieulture s'élever à cette époque, à laquelle nous avons donné le nom d'époque romaine; à transporter sur cette branche «de la production, les capitaux et Tintelligence qui la^ vivifiaient alors , et que nous dépensons aujourd'hui d'une manière souvent stérile , dans des entreprises moins honoraires et dont le succès nlmporte pas autant à la gloire et à la force du pays.
Après cette période florissante de j^agriculture, sous la République , nous l'avons vu déchoir rapidement aussitôt que les citoyens , les proprié^ taires, abandonnèrent le soin de son exploitation à des intendants et à des esclaves pour se livrer tout entiers aux intrigues qui remplissaient le sénat et le palais des Césars , ainsi qu'à la mollesse et aux plaisirs corrupteurs des villes , où ils formèrent une classe à' hommes de loisirs, 'mieux qualifiés d'hommes paresseux.
Au régime destructeur dès intendants et des es-claçes succéda, au grand avantage de l'agriculture, celui des serfs censitaires ^ puis celui des vilains et des conditionales. Les colons-partiaires vinrent ensuite, et grâce à l'activité et au zèle qu'ils apportèrent dans leurs travaux, et qui avaient l'intérêt pour base, ils firent faire de nouveaux pas à l'agriculture, qu'ils sortirent un peu de la décadence où elle était tombée à l'époque de l'Empire. • Devenu insuffisant à scm tour, le métayage ftit
umi^^ iM k fetm^igfi* Mm^ 4*^vm^; m
La plu^ l^uie ^pre^oi» dii^ produit ogncpl^, c'ie$t, ToiM^f]^ dit, rprgfàfMMtîaa((jUo3iaquf)lfipa ^ r^pprocbç If p}u$ de l'ç^pkHtltîoA par le proprié^ Uijre^ q'^^ h»U par ^mpbîit^e^^u moyen duqu4 La l^pr^is app^rti^t ^p quelque SQFte au ferqider^ puisque la jouissance lui en est asisurée pon seules meatpiçpdant sa via mais encore pendant celle de ses fils; il peut alors |[U)nstruira^ planter^ avec la certitude d'user et de recueillir : la ;sécurité d'un long avenir est pour lui la liberté de tout entreprendre , parce qu'il peut mener touffes ses opérations à fin»
Placé dans des conditions semblables, le fermier peut consentir son bail à un prix élev^ parce qu'il a pour lui toutes les chances d '^ug* jnepter les revepms de la terre qu'il exploite ; c'est ce qui existe en Angleterre, ei^ Allemagne , en Pelgique, en Lombardie; et daus chacun de ce$ pays, l'agriculture est prospère. Les méthodes ancien-r ne^ ou mauvaises; y ont été remplacées par d'autre? plus perfectionnées; on n'y a reculé devant aucune réforme , parce qu'om pouvait en attendre les résultats.
Il n'en a pas été de même en Fraqce où l'on a préféré les baux à courts termes^ où même , dans un grand nombre de localités et principalemen|; dans la midi , on en est encore au système des colonS'partiaires. Presque partout aussi , excepté dans les déparlements frontières du Nord ejl de TEst^ qui ont suivi les exemples de l'Allemagne et
( 2^ ) où TagriduttUre ef^t ibrisaante /. le^ tt^sraùx fricotes sont mal dirigés , ht terre rend des moissons chëtives et nourrit des cultivateurs misérables , TiTant de châtaignes et île pommes de terre , de pain d'avoine ou de sarrasin ^ à dédut de blé; et buvant de Teau parce qu'ils ne peuvent av<nr ni vin , ni cidire , ni bierre : cinq allions db nos