‹ Cours d'économie industrielle, 1836-1838Chapitre 55 sur 105 · VINGT-UNIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

VINGT-UNIÈME LEÇON

unifier iMi.

léTtDES StJR LX)RGANttATÎON DO C0«ME11CE EN nkWE.

SoMMÂi&s : Importance du cofDineree, sa solidarilé arec IMndiutrie et Pa-

gricaltare.

mj GR4»D OOMMSRCB, OD OOMIIERGB »*£XP0arAT10ir. 11 w|

moins iaiportant qw le petit commeece.^ Set débouchés soat moins as*

snrés.— le commerce français n^ pas progressé commpd celui des atiirei

poltMM^ Conditions nécessaires à la prospérité do grand commerce : oéboucbés,

BETOUIlS, FRET, PliCBMENt, CAVITiUX, COHVATSeAIlCg W MâtCKÉ.

CONCLUSION. Certaines réformes dépendent des commerçants eiiXHBé' mes; le gouvernement seul peut opérer les autres, droits de peéemp- VMv, snaordif, tàmm murutEf»

COLONIES. La perte de plusieurs de nos anciennes colonies, la conser- Tttioa de quelques autre», sont la ttfiee tâe k Tutiie ée B^DHàVk M êe NAiif ES.— P«iir •• réf itérer» ces filles doirtal m fiir« isiiMtriettea, H abandonner le commerce de spéculation.

BV PETIT COMMERCE. Le petit eomtee^gaat n^M pas isoitte irtilis fM le conmierçant armateur; seryices «faHl rend. Importance de ce que Poa appelle le petit commeuce.

D«e màinvoKys. Leur bM prix est ttèoe«s«ir« * la pMfpéHIè Ai p«lll commerce. — Les gejuhns os fbe quHl i^a|^it d^étabiir doifest y coitriboer puissamment. «

MfissiitUBâ ,

Jusqu'ici, nous n'avons encore fait porlet nos études et dirigé nos investigations que sur deux branches, fort importantes sans doute, mais non pas uniques, de la production des richesses : sur I'agriccltore et sur Tindustrie; c'est à peine si nous avons parlé du coiUmerce dçnt l'utilité est

(^2) pourtant si grande^ et sans lequel les produits créés par les deux premiers agents économiques seraient le plus souvent demeurés sans placements, encombrant les magasins et les granges des fabricants et des cultivateurs ; ou plutôt ne gênant personne, car ils n'auraient jamais existé.

On a prétendu que le commerce ne créait pas de valeurs; je démontrerai facilement le contraire; mais alors même qu'il ne servirait que d'intermé-

* diaire gratuit, ce qui n'est pas admissible, son concours serait encore si pi*écieux, que nous ne pourrions lui refuser notre attention et quelques heures de recherches, pour bien constater les conditions «dans lesquelles ce concours est le plus efficace, et pour lui et pour ceux auxquels il le

, prête.

Nos études précédentes nous ont fait reconnaître comme étant le caractère essentiel de l'organisation de rindustrie , le partage de celle-ci en

GRANDE et PETITE, CU INDUSTRIE MANUFACTURIÈRE et en INDUSTRIE DOMESTIQUE,

La grande industrie, vous ai-je dit, ne peut vivre sans les débouchés extérieurs^ et cependant elle se les ferme, en exigeant pour elle^ à l'importation des marchandises étrangères dans son pays, des prohibitions et des tarifs élevés, dont la suppression, s'il fallait l'en croire, serait pour elle le signal d'une ruine complète et sans adoucissement.

La grande industrie^ ai-je ajouté, présente aux intérêts qui y sont engagés, ,une sécurité bien moins réelle que celle que l'on trouve communément dans la [Jetite industrie. Bien plus que celle-

ci^ elle est exposée aux crises et à toutes leurs- sui-* tes funestes. Ignoniot presque toujours Tétat.du marché aux lieux d'achats, de matière et de vente des produits, elle craint, tantôt la rareté et le ren«ohérissement des unes, et taùtôt leur abondance et leur avilissement , quand ses approvisionnements sont faits ; pour les autres, elle redoute toujours les encombrements, le défaut de débouchés, la concurrence ; et alors même qu'ils sont vendus, elle craint encore pour la solvabilité de débiteurs éloignés qu'elle ne connaît pas le plus souvent , qu'elle ne peut surveiller, et qui échappent parfois à ses poursuites, grâces aux détours et à l'ambiguité d'une législation étrangère, dont elle ignore toutes les dispositions, et les refuges qu'elle offre à la mauvaise foi.

Passant ensuite, de la condition des grands ma^ Bufactùriers, qui, opérant avec des capitaux considérables, trouvent encore dans une bonne veine l'occasion de faire rapidement une fortune qui le» indemnise de tous les risques qu'ils ont courus; passant, dis je, du sort des grands industriels à celui des nombreux ouvriers qu'ils emploient , je vous l'ai montré bien plus précaire et plus misérable que celui même des cultivateurs et des travailleurs ocQupés par l'industriedomestique. Poureux : plus de besoins et moins de salaires, ou du moins un salaire réduit au-dessous du nécessaire par le prix élevé de tous les objets de consommation, et ces droits d'octroi qui les augmentent encore. Pour eux : outre la misère matérielle et l'épuisement physique par l'abâtardissement des races, par le

•tifavaU ^eesfîf exigé rfe^enfents (fany un âge trop teiidve; peur eux enewe : la misère et î^épniseaent »©p»l, parle mélange des sexes, la puîssânce eomiptf ic« ^i rëstitte du eontael de la pauvreté •t èe ïœ, etqm fait de h Sèmme vme mine, bien ÎB^^rate' saaa d9ute> Hftai^ dont ks raines et ehétife pTOdmit& sont du. moins un at^gement à mie misère pèi& grand». Qut aiera eeète vérité cruettey ifàe poiti? W Miviriers des fabriques, ignorants et éjpaîs^: — " la FROsrmrTiovf , Fh^p^t al et te i^Rrseif , 90Aè trap souvent des supptéaieiiits de salaires;^

S^ii, diByB«s.e«tte eomparaisoii: de I'inbostrie bombs^ TU^B et de l'uvBHSTiiis BiAN0FACT?fjR4ÈRE, j'ai di»niië à celL^roile titre* es c-b^aiibb^ ee n'est pas, cro^fefi-te \mB.^ cpm je l& kû re^NMMÔ^e^^ je ne »'en suis servi que comme moyen de désigna^n, et je Wa«i«MÉ9( liu^ennUî de» jwétenjtmi» que se sent p«^ fondées., La vépî^k^ et $mù& grande- ind»»*' tne^ est eeUe dont les ppoduit9 sont S^s plus impertflNS^ qi»« ecci^ l^ ptois de bras, paie te phis cb^safatres, et êrée le {^usidepickesees.

ToiitM ess. eoadfetÎMSy ee a eal pas l^inctee^ mafmfaclMffBère qui bs^ remplie, maie bie» TinduiH ti»»d0me^êqiie; ce^là seute est k véritable, h g^Mbde' ioduetrâ nationale, et eenune tes orgianes BiMea da eorp» secîial. -*-« Les profits^ que Tune Béalîae n£ sont pas toujéui^ «me pmui^e de hr ri^* diease dut pays, cas ils» ne profitent qu'à quelques indi^wbèuft;. tawlM que lea gatns< obtenus par Vmi^ iM» ajeuêent à L'aÎBenee de toi». La prewéi^ vit sut dane les langes dm la preteeDîon^ et

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