DU GRANDE COMMERCE) OU COMMERCE D'EXPOR- TATION
SA^Moat feuilrâpaadêbîe»loDgiM»etditt€ailM étoJfeupiMr r«coBoaitre que te gommbkck, lui ai^^ sepapiage en grandes et]»eCites< expfoîtolioBê;^tte )eiï premiers e&t besotB, eoHme la graade incliidtriei êft eo&tÎQuaii t à lui dèAiiep ce* litre, de tarif» proleee * teurs; que leurs opérations, dont rensenble œ »'éiè^, suiT»Dlnos4tat9ckedoiiaR#»,<f«i'à 500,900,000 ée fr. aâMié&iBOf«Bine^ 9)9B(inoi«^ s4i«s, ■K>ki9 à F»* bcéde^cfises^ 4e» giierre»y dee représaiites éc— o n^iy?», qiM* le»affîiiFe6 d» p«lit et^mmitrtey qui »e w»g9.ipsia s^tisIdiFe aos kesm^f di& hi eomomms^ tion iAt#îe«iV0, do»! fifl^^MtaoGe »'#8t pas flMÎa«» dve* cb '2 à8 miHiard^de frases. Coimc k» ^^FMtde âwhMlii»y l» graxkd e^MUMepce oo^ sevi mn piin» qu'à enrichir quetqpueft mdii^diis^ et sa p^ospéviié tkart, dbfli^ b étal aeliielf 4i^ Bwkie, à ko^ MMMn»iioid d'^alMi» déploraMefls e« à c«tte d mi s^oiflnBicr t^^NNatBGttaioiBiaËbaèiMK poiui touleftl|Bftp«rtiMw
Je ne demanderai pas plus le sacrifia» dMgfaiii conpi#rfe«cgaf^ jfe i>*ai prop^fi^ ^^m ^ W^ naip- Êlfituççs, dp QPJPD. et de laiw^ de ijps usines ifcr, etc.j^ i^^s a|j;ès avoir dUessé en» <iupl(|ue sorte le rççeiwaafteiit; de^ individus, iatér^ssés aiu. mAiAtie» intégral du système actuel, jjb reQbeï:çhJerai s'il. n*esl;p^d^s riutéré^ giflerai de sortir, jg^des moyens appropriés aux çirconstanoiss^de la H^Jf^
(96) route dans laquelle oo s'est engagé. — Je ccmsidére l'état de 'liberté absolue^ tant pour le commerce que pour l'industrie^ comme le but auquel on doit arriver, non pas immédiatement, mais tôt ou tard. Les monopoles, les prohibitions étaient des moyens transitoires admissibles peut-être à une époque où la guerre nous forçait de tout produire-chez nous; aujourd'hui, ils ne sont plus que xles anomalies, des.anachronismes, qui doivent disparaître chaque jotir, pour cesser complètement, d'ici à une époque que l'on ne peut préciser, mais qui ne peut être fort éloignée.
Si , relativement à lui-même , le grand commerce a fait quelques progrès dans ces dernières années , il est , comparativement à celui des autres nations, dans un état d'infériorité réel ; car il ne s'est accru que comme 1, lorsque celui des autres puissances augmentait comme 4 ou {6.
Quelles sont les causes de cette infériorité? comment peut-on les détruire? — c'est ce que nous allons nous efforcer de découvrir.
Commençons d'abord par établir ce qui es£ né- , cessaire pour assurer le succès du commerce ; il nous sera plus facile de reconnaître ensuite ce qui lui manque.
Il faut au COMMERCE D^EXPORTATION :
I^Bes DÉBOUCHÉS importants rendus avantageux . au moyen de traités de commerce qui l'admettent dans les pays où il se présente sur le pied de la nation la plus favorisée ;
2® Des RETOURS certains offrant des bénéfices ;
3* Ua VRET économique;
(97) 4«De8 PRODUITS qui puissent lutter partout, pour la qualité et le prix, avec ceux de toutes les auf res provenances ;
5® Des CAPITAUX assez considérables et à un intérêt assez bas pour pouvoir attendre sans frais énormes le résultat d'une opération qui dure souvent plusieurs années;
6® Une CONNAISSANCE EXACTE dc la NATUBE et de la QUOTITE DES BESOINS , ainsi que de tous les usages et COUTUMES de commerce, de finances et de DOUANES des pays de destination.
Maintenant que nous savons ce qui est nécessaire, voyons ce qui existe.
DES DÉBOtCllÉS.
Loin que notre commerce jouisse de la facplté de diriger ses navires sur tous les ports étrangers, et qu'il y trouve un accueil aussi favorable et des droits aussi modérés que ceux auxquels sont soumis les expéditeurs des nations les plus favorisées, il arrive fréquemment qu'en représailles des ri-' gueurs de notre propre tarif, nos produits sont complètement repoussés ou du moins grevés de droits plus considérables que ceux qui pèsent sur les marchandises anglaises ou belges, par exemple.
Il arrive aussi que les droits de tonnage, d'ancrage , pilotage, etc., sont plus élevés pour nos navires que pour ceux de quelques autres puissances, et cela encore par réciprocité à l'égard de certaines dispositions dc nos lois de douanes..
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La inênie cause qui a fermé à nos produits un grand nombre de places du marché extérieur , contribue encore à diminuer nos expéditions par rincerlîlude des retours.
Comment, en effet, exporter des vins pour le Brésil, par exemple, si les produits du Brésil, avec lesquels les négociants de ce pays pourraient solder les achats faits par eux à nos armateurs, ne peuvent enti'er en France?
Ainsi, nous ne nous sommes pas bornés-à nmts filtre fermer îOfHciellement cerraitts marchés, par mesure de représailles; nous avon5 été jusqu'à prendre nous-mêmes le soin d'en fermer quelques autres qui avaient eu le bon esprit de ne pas se venger de Terreur que nous commettions à leur égard; par une erreur semblable , nous ne pouvons rien y vendre, parce que nous ne pouvons rien y acheter*
L'un des besoins les plus impérieux du commerce d'exportation consiste dans un ensemble de . voies de transports rapides et économiques. Or, tout le monde sait, car un ministre, M. Thiers, Ta officiellement déclaré à la tribune il y a deux ans, que lelat de notre navigation maritime est déplorable, rt notre fret est le plus élevé de tous.
Ce n'est pas pourtant que nos matelots soient inférieui-s en adresse, en courage et en expérience, à ceux de T Angleterre au de la Hollande; ce n'est
( 99 ) pa$ Qon pltf s que nos iogénieurs de mariDe, que nos constructeurs de nayires de Nantes , du Hàvre^ tnanquent de taleot et de connaissances^ de génie et d'habileté : non certes^ là n'est pas le mal; mais comment voulez-vous que les uns puissent construire des vaisseaux^ et les autres les manœuvrer, avec autant d'économie que les charpentiers et les matelots de Flymouth, de Lirerpool, ou d'Amsterdam, lorsqu'ils sont obHgës, par suite de bob tarife de douanes^ de payer tcnis les matérianK dont ils se servent^ le bois^ le cbasyrs H le nn, à des prix belaucoup plus élevés que leurs cooeurrenls?
L'incertitude des retours, le peu d'importance . des débouchés, sont encoi^e des causes qui influent sur le prix du fret, parce qu'ils diminuent raeti*vite des affaires et les chances de bénéfice, et qtt'im navire qui est obligé de revenir sur son liut est forcé d'ajouter au fret d'aller celui du retour.
On comprend combien c'est une source constante d'inféiîorité pour notre marine et notre grand c<wnmerce, que l'inégalité qui existe entre Ips prix et les qualités de nos produits et ceux de l'Angleterre et de la Belgique, lorsqu'ils ont à les oi&ir concurremment sur le même marché. Cette Içégalité, souvent fort considérable, empêche quelquefois tout placement de produits; quelques-uns Msuliement^ dont le monopole nous est assuré par Ig llipériorité de notre goàt, tels que sont les modes, les brpnzes^ etç.| trouvent tin écoutetaieat fc-
(100 ) cile mais borné ; pour les autres^ leur cherété native est un obstacle constant devant lequel viennent se briser toute Tintelligence et le bon vouloir de nos négocianis.