‹ Cours d'économie industrielle, 1836-1838Chapitre 59 sur 105 · BU PETIT CO^HËIK^CU · texte numérisé non relu

BU PETIT CO^HËIK^CU

Si, bornant à ce qui précède un premier examen de l'organisation Je notre haut commerce , nous touchons un instant à la petite industrie commerciale^ nous verrons que, bien que quinze ou vingt fois plus importanle que le grand commerce , elle est loin encore cependant d'avoir adeint le degré où elle doit arriver un jour. Le petit commerce a pour mission , nous l'avons vu, de mettre h la portée de tous les consommateurs nationaux les objets sortis de nos fabriques ou de celles de Tëtranger. L'entremise du détaillant , qui met une once de café à la disposition de lartlsan » qui demeure dans un faubourg , n'est pas moins utile que celle de l'armateur qui a rapporté ce café da Bourbon ou de la Miirtinique ; comme lui il a économisé le temps de lacheteur , il a donné au produit qui dormait dans le magasin du négociant en gros , une façon qui l'a rendu consommable.

TRAiVSPORtS.

Aussi bien pour le marchand que pour Je néffociant armateur , les tAARgpoRn sont une question capitale ; si notre PtiET maritime est trop élevé , notre ROULAGE n'est. pas moins coûteux. Nmca- . NAtnc, nos RiviiRBS, nos flboyes, sont chargés de droits éom*mes et contradictoires; Veau ne mule pM pour ioài le momie.

De» travaux de caiiaUsatioti qui ont absorbé dot millions, ne servent souvent à rien> parce qn'ih conduisent à d^s impasses; une partie du canal esi presque gratuite , quand celle qui précède ou qui suit eiige des péages trop élevés. Ailleurs e*esi r uni té de c(mstruction qui n'a pas été observée ; les bateaux d'une certaine dimension naviguent ici y ils ne peuvent passer plus loin, les écluses sont trop petites ou trc^ étroites. U y a peu dé temps encore, les droits étaient payés , non sur le chargeaient des bateaux , mais sur leur volume ; eet état de (dtoses a été heureusement changé, mais il est encore bien d'autres réformes à faire.

Vous citerai"^je un fait à Tappui de ces doléan* ces? Voyez la navigation de TYonne, et écoutez les plaintes du commerce des charbons ; voyez encore la navigation de TOise ; ces deux rivières aboutissent cependant à Paiis : qu'est-ce donc ailleurs?

C'est à ces causes, vous le savez, qu'est dû en partie l'excessif renchérissement du fer et celui de la houille ; c'est ainsi que ce dernier combustible , qui ne vaut que 1 0 à 1 2 fr. la voie sur le carreau de la mine à St-É tienne, se vend 60 à 70 fr. rendu à Paris.

Tout ce que Ton pourra faire pour améliorer les transports , servira donc utilement notre commerce. Je vous ai déjà indiqué quelques-uns des avantages qui résulteront pour lui de l'établissement d'un vaste réseau de chemins de fjer; je consacrerai notre première leçon à vous les exposer d'une manière plus approfondie. Nous étudierons

( 108 ) aussi plus lard les rapports de notre commerce , avec le maintien du système colonial^ bien déplorable suivant moi ; car il nous fait tout sacrifier à la conservation de trois ou quatre petites îles sans importance^ si on les compare au marché du monde que la liberté du commerce pourrait nous ouvrir y et qui offrirait à nos marins une école non moins utile que celle qu'ils trouvent aujourd'hui dans la traversée des Antilles.

Un chitire vous donnera une idée de ce que nous avons à faire sous ce rapport. Chaque année le commerce de la Baltique occupe 3 ou 4,000 navires anglais; c'est à peine si 80 à 100 vaisseaux français passent le Sund pendant le même temps.

Ad. B. (des V.)

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