DE L'ASSOCIATION. - SYSTEHE DE FOURRIER
SoMUAiRE. Origine du système de Fourrier. — Les vices de la société le frappes! dès Penfaoce et lui inspirent un profond raéprii pour elle. — Sa théoiie des Qdathe movvkmemts. — ATantages du Iratail et de la consommation en commun : F,\ : d'un vil'age.^Du tr&vail attb ayant. •> rian matériel du Phalanstère. -^ Fourrier ne dt'mandail pas régaliié do Mens , mais une production de richesses telle que le plus humble et le moins rétribué ait encore une somme sufQiante de bien-élre. — Du partage des bénéfices de la production entre le Capital, le t&avail et le Talent. — La part du ttavall malK^riel fatigant doit être pins forte que Celle du travail attrayant. — C*e>t ce qui exisle déjà pour quelques industries : exemple è ce sujet. — Pour avoir trop dédaigné la société, Fourrier a été méconnu par elle — Uut du système de Fourrior formulé par'M. y. Considérant — Les réformes tentées par Fourrier ne pourent réussir quVn y piéparan^ la génération noufelle : l'enfanee. — Les collèges sont un phalanstère en petit; tous y trouvent le nécessaire, mais les inégalités y sub^islont c-inime conséquence nécessaire et légitime de la dilféreace des mérites. — Quelqoei-ooes des idées de Four> rier «ont aujourd'hui appliquées. - Ouvrages à consulter pour l'élode de son système.
Messieurs,
C'est après avoir étudié les différents ressorfs de notre organisation agricole et indusirielle, que nous avons été conduits a rechercher dans l'associa tion le remède à certains maux dont nous avons reconnu Texistencè.
Déjà nous avons examiné, dans une précédente
( 238 ) leçon , les bases du système Saint-Simonien ; nous emploierons celle-ci à l'exposition des doctrines de Fourrier. Si les moyens proposés par les deux écoles sont opposés, le but qu'elles ont poursuivi est le même. Comme tous les économistes , elles ont reconnu cette déplorable inégalité qui préside au partage des profits du travail entre les producteurs , et elles ont cherché une organisation dans laquelle ces inégalités disparussent. Si je vous entretiens de leurs travaux, ce n'est pas, comme vous le pensez sans doute , par prosélytisme , mais afin de constater tout ce qui a été fait pour la solution du grand problème que nous avons proposé , Taccroissementde la consommation par l'amélioration du bien-être des travailleurs. Ainsi donc , j'insiste sur ce point, dans cette leçon comme dans les précédentes : je ne prêche pas, j'expose.
Fourrier, considérant de bonne heure l'état de ' la société, fut frappé des mille injustices qui, chaque jour, atteignent les faibles ; il fut scandalisé des fraudes et des mensonges qu'il voyait commettre dans le commerce et dans Tindustrie ; des artifices qu'il aperçut jusque dans les relations de la famille. Admirant ensuite quel ordre admirable présidait, dans ia nature, au retour des saisons, à la marche des astres, à la végétation des pkntes , à la croissance dos animaux, aux formations minérales, il se dit que Dieu n'avait pu vouloir que la société , composée d'hommes à son image, fut pla* cée seule en dehors de celte marche régulière , et seule abandonnée à toutes les déplorables conséquences de Tanarchie qui la*gouvemait.
Convaincu qu'un défaut d'organisation qu'il était possible de corriger éfait ia seule cause de cette triste exception, il chercha les éléments d'une organisation meilleure , et croyant les avoir trouvés , il publia y pour les faire connaître , plusieurs ouvrages dont le premier fut la TuipRiE dë^quaxrb