‹ Cours d'économie industrielle 183839 par m. Blanqui aĩnéChapitre 36 sur 118 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

En voyant comment aucune disposition de nos tarifs n’a pu trouver grâce devant ma critique, on pourrait être conduit à me demander si je veux conclure à l’abolition complété du système des douanes , et de ses dépendances fiscales et protectrices.

Je répondrai à cette question par des chiffres.

Les douanes rapportent au trésor environ cent 38-39. ’ 1 a

millions , qui coûtent fort cher à percevoir , qui grèvent le commerce et l’industrie ( par suite des formalités, pertes de temps, abus, etc., dont j’ai parlé) de plus <le trois fois cettesomme; entin elles occupent à des fonctions, que j’appellerai destructives, une véritable armée qui ne compte pas moins de 20,000 hommes.

Or, je le demande :

Qu’est-ce pour le irésor qu’un revenu de cent millions, acheté au prix de la déconsidération de l’administration, de la violation des lois, du mépris de la morale, et qu’il serait si facile de remplacer par une addition à l’impôt sur les boissons?

--Qu'est-ce pour l’industrie qu’une protection de cent millions pour une production de plusieurs milliards ; protection achetée au prix de mille vexations, de mille entraves; au prix de l’immobilisation de 20 mille bras qui lui nuisent au lieu de lui être utiles, et qui travaillent à sa ruine quand ils pourraient contribuer à sa prospérité ?

Ces considérations sommaires que je dépose dans votre esprit, j’ai pu les émettre ici ; elles ne trouveraient pas, je le sais, leur place dans une autre enceinte; mais il convient d’observer que je ne suis pas ici pour faire de l’administration pratique, du gouvernement, mais de la science; et que dès lors mon devoir est de regarder, jusque dans l’avenir le plus reculé, quels peuvent être les résultats des réformes les plus extrêmes : c’est ce devoir que je devais et que je viens de remplir; je laisse à chacun à déduire les conséquences des prémisses que j’ai posées.

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