CONCLUSION
T ai fait un relevé de tous les établissements d’instruction publique en France ; j’ai vu des écoles de danse, de piano, de musique, de déclamation , d’équitation , de trompettes; des cours de langues asiatiques qui n’ont, de temps immémorial, qu’un seul auditeur; et je n’ai pas trouvé d’école d’administra- , tion, bien qu’il y ait quelque cent mille employés ^en France; pas d’école de commerce, bien qu’il y ait des millions de commerçants; pas d’école d’agriculture, bien qu’il y ait des millions d’agriculteurs, et seulement deux écoles d’industries pour des millions d’industriels; et pour suppléer à cette insuffisance, il a fallu que des entreprises particu-
lières, encore trop peu nombreuses , se montassent avec leurs ressources restreintes , pour établir deux écoles agronomiques, une école centrale pour les arts et manufactures , et quelques écoles de commerce qui, toutes réunies, ne comptent pas cinq cents élèves ! Vraiment, en présence de ces chiffres et lorsque je me rappelle ce que l’Angleterre fait pour ses enfants, je ne puis m’étonner de la supériorité que , dans toutes les choses positives, ce pays a sur le nôtre.