‹ Cours d'économie industrielle 183839 par m. Blanqui aĩnéChapitre 82 sur 118 · ACTIF · texte numérisé non relu

ACTIF

Caisse, espèces et billets. .

3,874,634 fr

Portefeuille

Eo quelle valeur ?

Foods publics A

De quel pays? Aqu

taux ?

id. id.

Comptes courants

Avec qui ?

Avances sur hypothèques

Dans quel ordre i

sur quels biens ?

Creances diverses « .

Sur qui ?

Prêts sur fonds publics. .

Quels fonds ?

Caisse au secrétariat....

Versements sur actions .

OO

De quelle société?

Immeubles...

Mobilier

Frais généraux à repartir

Go

— de l’année...

partie de ce capital a été souscrit avec une prime énorme de 45 et 5o p. o/o sur la place de Paris , c’est-à-dire fourni avec des fonds français. Tel qui a payé i,45o francs une action de 1,000 francs de la Banque de Belgique, l’a vue tomber en quelques jours à 56o francs, subissant ainsi une perte énorme de 900 francs par action. Nul ne sait comment cette liquidation se terminera , puisque jusqu’à ce jour c’est avec des fonds avancés par le gouvernement que la Banque de Belgique a payé ses premières dettes criardes ; mais il est certain que si ce pays faisait la guerre, l’espoir qui reste à ses créanciers reposerait sur une base bien fragile.

Un moment la Banque a cru pouvoir sortir du mauvais pas où elle s’était engagée; ce fut à l’occasion du projet de chemin de fer de Paris à Bruxelles, dont

ruur.

Capital. 30,000,000 fr. oo c.

Fonds de réserve 161,498 a6

Billets de banque en émission 7,a5o,ooo 00

Caisse d'épargnes 1,015,398 '58

Obligations 4 7 p- 0/0 1,548, 000 00

Comptes courants 16, 354, 333 85

Intérêt de la Banque de 1837.. 833 a6

Dividende id. id. i,a5i 5o

Intérêt» des sociétés id. 1,964 90

Dividende id. id. 4>°83 48

Certificats du chemin de fer de Cologne ... . 4>9M 11

Profils et pertes .... 6 47,9 1 8 66

( Dncnmcntt fournit par M. B/anqni.)

M. Cockerill (avec lequel elle faisait de grandes affaires et qu’elle a entraîné dans sa chute) demandait la concession. Sans doute M. Cockerill voulait faire le chemin, niais la Banque espérait jouer sur les actions. Elle comptait les vendre à primes (on a parlé de 5o millions !) pour réaliser des bénéfices et faire sa balance avant la débâcle des preneurs. Aussi , à combien de sacrifices ne s’est-elle pas résignée pour atteindre cet heureux moment! que de sollicitations et de démarches pour conserver des dépôts dont on demandait le remboursement, et pour lesquels elle offrait vainement 5 , 6 et jusqu’à 7 p. 0/0 d’intérêt. Heureusement pour nous, malheureusement pour elle, l’événement a déjoué ses calculs; nos chambres ont eu la sagesse de refuser la concession de cette ligne importante, sans quoi nous aurions eu une nouvelle page à ajouter à l’kistoire de l’agiotage moderne, et les souscripteurs du nouveau chemin auraient payé de leurs deniers les mécomptes et les fautes de la Banque de Belgique.

Ce fait, pour le dire en passant , est un nouvel argument en faveur du système d’exécution des chemins de fer par l’État, dont je suis plus que jamais partisan , surtout depuis que j’ai vu ce qui a été fait de cette manière en Belgique.

*Ce régime abusif durera-t-il longtemps? Les honnêtes gens qui gagnent leur vie à la sueur de leur front ne se lasseront-ils pas d’être dupes des corporations qui s’enrichissent sans travailler? Les peuples ne voient-ils pas qu’après leur avoir pris leur argent, on veut encore prendre leur honneur?

« Prêtez, souscrivez, leur dit-on, et puis, quand il • s’agit de produits et de rentes, prenez bien garde, ajoute-t-on , soyez tranquilles , soyez sages , sinon ▼ous n’aurez rien. »

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