‹ Cours d'économie industrielle 183839 par m. Blanqui aĩnéChapitre 97 sur 118 · IC · texte numérisé non relu

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Ensemble à la fin de la 3?® année :

I Rentes rachetées

avec le fonds de l’amortissement

92,600,000 fr.

l’intérét capitalise'des rentes

rachetées, précédemment et

conservées

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Total.

En ajoutant une année pour les dépenses d’administration, les faux frais et les achats au-dessus du pair , la dette de 5 milliards ou >5n

et vendus dans le courant du mois, on solde les comptes en payant des différences , c’est-à-dire que si la rente a baissé, l’acheteur ( taureau, dans l’argot de la Bourse de Londres) tient compte au vendeur (ours) de la différence entre le prix d’achat et le taux au jour de la liquidation; si au contraire la rente a monté, c’est l 'ours qui est débiteur du taur reau ; mais celui-ci a toujours la facilité de retarder la liquidation au moyen d’un léger droit payé au vendeur pour reporter l’opération au mois sui

millions de rente est rachetée au bout de 38 ans par le moyen de l'intérêt composé, tandis qu'elle ne l'eût été qu'au bout de 100 ans par l'amortissement simple.

On a fait observer , avec raison , que le prix de la rente augmenterait d'autant plus que les achats de la Caisse d’amortissement seraient plus considérables, et que les derniers porteurs de rentes lui feraient la loi. Plusieurs moyens existent pour priser de pareils obstacles. Pour les rentes déjà constituées et soumises à l'action de l'amortissement, la loi peut fixer le taux auquel le* porteurs seront obligés de consentir au rachat. Pour les emprunts à venir, s’il doit en être fait, l'amortissement doit être attaché ;» chaque coupon , de manière à ce que le remboursement intégral ait lieu par annuité, et qup chaque année la part des intérêts étant moins forte, celle de l'amorti.*sèment du capital le devienne davantage jusqu'à l'extinction complète du capital et des intérêts.

Les Saint-Siraoniens, dont les écrits font autorité dans la matière, ont repoussé avec quelques économistes anglais toute «spèce d'amor tissement et demandé que la dotation qui lui est affectée soit supprimée et vienne en diminution des charges des contribuables, ou soit employée à d'autres services publics; je serais de leur avis, si de nouveaux emprunts devaient constamment rendre illusoire l'action de l’amortissement, et dans ce cas je dirais comme eux, qu’il vaut mieux appliquer directement les revenus de l'amortissement aux besoins qui forcent à augmenter les dettes et diminuer d'autant la somme empruntée; mais je soutiens toujours qu'en temps propice, un pays se doit à lui-même de payer ses dettes, et plus tôt il le fait, plus tôt aussi il soulage les contribuables.

(Note du Rédacteur.)

vant. Les joueurs consommés qui ne se laissent influencer par aucune opinion jouent ordinairement des deux mains, c’est-à-dire qu’ils sont en même temps à la hausse et à la baisse, de telle sorte que leurs pertes sont toujours couvertes par leurs bénéfices qui, dans ce cas, ne sont jamais bien considérables. Ceux qui, plus confiants, s’abandonnent à une veine , réalisent quelquefois de grands profits, mais plus souvent de fortes pertes qu’ils ne peuvent toujours acquitterais prennent alors, toujours dans le style argot de la Bourse de Londres , le nom de Canards boiteux.

Les opérations fictives qui s’effectuent ainsi chaque année à la Bourse de Paris sont vraiment colossales. On s’en fera, du reste, une idée en songeant que les agents de change, qui certifient ces opérations, ne perçoivent qu’un 8 p. o/o pour leur entremise, et que cependant le seul intérêt du capital engagé dans leurs charges représente près de 3 millions de francs.

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