‹ Cours d'économie industrielle à l'École Turgot [microform]; instructions graduéesChapitre 21 sur 60 · TRAVAIL CONCENTRÉ. — SPÉCIALISATION · texte numérisé non relu

TRAVAIL CONCENTRÉ. — SPÉCIALISATION

Que la Spécialité est mère d’invention , loin que l’homme devienne , à ce compte, une simple machine. — Preuves à l’appui ; Grangey, Hargraves , Jacquart. — L’ouvrier anglais qui fait depuis dix ans le même type de roue dentée. — Gomment cela s’explique. — De la mesure qui doit être ici observée. — Travail concentré. — De la Spécialité étendue à tout atelier ou « Spécialisation. »

Les reproches formulés contre la loi de la Division du travail pourraient aussi bien s’appliipier à l’organisation sociale prise en masse, puisque l’esprit étroit « de spé-

lie partie. — LA PRODUCTION ET SES LOIS. 179

cialité » se retrouve au fond de tout métier, de toute profession, de l’Art lui-même. Chacun est, en effet, par état, fatalement voué à la pratique « des mêmes choses. » De là , par la force de l’habitude « l’hébètement » dont parle j Montaigne et auquel l’homme aurait peine à se soustraire

I à moins d’exceller en tout ce qu’il entreprend et qui lui

est plus ou moins nécessaire.

Mais si chacun n’apporte , avec soi , en naissant une réunion de qualités , d’aptitudes variées qui font que l’esprit peut se tourner , avec un égal succès, de divers côtés et qu’il a, en quelque sorte, le don de « l’universalité, » cet esprit dispose, d’autre part, suivant l’heure et suivant le lieu, d’une puissance d’application telle , jointe à une extrême flexibilité, que l’attention se déplace et se porte , presque sans effort, sur des objets autres. L’histoire abonde en révélations qui déposent de la mobilité de l’intelligence et de la facilité avec laquelle riiomme, absorbé en apparence et comme perdu dans le détail infime , s’élève des plus petites choses aux plus heureuses décou- I vertes.

On n’aurait ici , en fait de preuves , que l’embarras du choix , tant la pratique de la spécialisation conclut en sens inverse de ce qu’on paraît croire.

N’est-ce pas notamment de ces sphères du travail manuel que sortirent les inventeurs, les ouvriers d’élite qui s’appellent Hargraves, Arkwriht, Jacquard, Watt, Grangey et une foule d’autres plus ou moins connus par de précieuses découvertes? Le premier, ouvrier charpentier, améliore le filage du coton et substitue par la Spinning- Jenmj l’action mécanique au travail à la main. Le second, pauvre ouvrier mécanicien , révolutionne par un mécanisme plus perfectionné cette même partie du filage, en attendant que l’ouvrier Jacquard anène dans le tissage de la soie des changements auxquels la science elle-même

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refusait de croire. Après avoir ainsi agrandi le cliamp de la piodnclion industrielle, par cela munie que le produit plus abondant et revenant moins cher s’adresse à de plus nombieux consommateurs, c’est encore le travail manuel qui vient apporter à la machine de Newcommen, — un simple serrurier, — des perfectionnements tels, que le nom de James \\att brille de nos jours du plus grand éclat.

N’est-ce pas, enfin, un pauvre garçon de ferme, Grangey qui, penche sur le Sol, dote l’atelier agricole de la

charrue perfectionnée qu’on remarquait, il y a quelque quarante ans, à l’une de nos grandes expositions? C’est ainsi que loin de perdre de son initiative dans une tâche qui devient^ plus facile, précisément parce qu’elle est toujours la même, l’esprit de riiomme acquiert une puissance, et si 1 on peut dire une plénitude que ne sauraient lui laisser des travaux mal ordonnés , confus, empiétant

Tun sur l’autre et qui ne lui permettront ni de bien voir, ni de se recueillir. ’

Assurément, dans ce système, les natures médiocres seront comme rivées à la médiocrité. Ce n’est pas une fonction purement mécanique ou autre qui pourra développer chez des esprits bornés, une intelligence et des aptitudes qui n y sont point en germe. L’ouvrier dont la force physique est le principal avantage restera fatalement confiné dans une tâche qui est bien plus qu’on ne croit mesurée à ses moyens. Mais, outre qu’il se meut plus librement et surtout avec plus d’aisance dans une sphère bien délimitée, circonscrite; que l’effort qu’il lui faut faire est de beaucoup moins grand que si sa tâche était mal mesurée à ses forces, si elle changeait sans cesse de siège et d’aspect, n’est-il pas évident que cetle meme Division du travail donne à l’esprit une liberté relative qu’il n’aurait pas sans cela?

1 endant que 1 ouvrier anglais de Birmingham s’occupe

de la roue dentée dont il manie depuis plus de dix ans le type invariable, son esprit, non-seulement observe les moindres choses qui se produisent à ce propos, mais on ■ peut dire que si la main est occupée et si l’œil en suit les moindres mouvements, l’esprit est bien souvent relativement libre. — Que l’idée d’un perfectionnement traverse le cerveau de l’ouvrier dans un de ces moments plus nombreux qu’on ne le croit. L’esprit s’illumine soudain et s’arrête à ce qui l’a frappé ne fut-ce que quelques secondes. C’est assez. Si l’idée est riche, l’intelligence de l’ouvrier en gardera l’ineffaçable empreinte.

Rentré a la maison, celui-ci, nouvel Margraves ou Jacquart se reprend à considérer de près ce qu’il n’a pu qu entrevoir à l’atelier. Armé de son crayon, calculant, précisant mieux, il envisage sous toutes les faces cette meme inspiration; il se rend compte sur le papier des ditticultés de l’exécution. Il voit enfin comment il sera possible de faire passer dans la pratique ce qui n’est jusques-lâ qu’à l’état de pur concept, de théorie. Et si 1 idée est vraiment bonne , il sortira de cette étude plus ou moins longue, dont le germe est éclos en l’atelier par un travail qualifié d’abrutissant, une application nouvelle dont l’industrie et le monde entier recueilleront plus tard les bénéfices. — Voilà comment la Divisicn du travail atiophie et paralyse le génie de l’inventeur.

telle est 1 histoire de plus d’une grande découverte. Le Travail n est pas seulement une nécessité qui s’impose à chacun, parce que l’homme est soumis à des besoins qu’il ne peut satisfaire qu’au prix d’efforts plus ou moins pénibles, outre qu’ils sont incessants. C’est une nécessité aussi bienfaisante qu’elle est salutaire, on l’a dit, par les qualités qu’il met enjeu et développe, par la force dont a Volonté tend tous les ressorts pour procurer à celui qui travaille ce qui lui manque; parla satisfaction, enfin,

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qui naît d’une vie bien employée et où l’homme ajoute sans cesse à ce qu’il possédait. L’oisiveté, au contraire, est mère d’impuissance et partant de servitude. Le travail accompli avec ordre et méthode , est de sa nature fécond en heureuses initiatives. C’est ce qui explique comment lorsqu’il est « bien divisé , » chacun dispose par des mouvements plus libres de plus de puissance qu’auparavant loin que les facultés de l’homme se dépriment.

Mais pour qu’il en soit ainsi, il faut que la tâche à laquelle on est voué n’ait rien de relativement ingrat. Il faut qu’elle offre des compensations qui font que le 'travail est « rémunérateur » , comparé à ce qui se peut faire ici et là. Si c’est le contraire qui se produit, l’homme manque du stimulant qui naît de l’espoir d’améliorer sa condition, et c’est alors que pareil à l’esclave il n’exécute qu’un travail machinal, outre que le produit est moindre et de qualité

médiocre. C’est alors que le travailleur est menacé de devenir un être abruti. Mais c’est là le fruit particulière-

ment amer d’un travail ingrat, quelque bien ordonné qu’il

soit d’ailleurs.

Il ne faut pas mettre sur le compte d’une Loi faite pour ajouter au bien-être et à la puissance de l’homme ce qui trahit autant d’ignorance que d’aveuglement. Le travail

rémunéré comme il doit l’être.

est* seul véritablement

fécond en ce sens qu’il profite à tout le monde, patrons et

ouvriers.

Comme toute règle, la Division du travail doit garder quelque sage mesure. D’où suit qu’il ne faut point , par exemple sous prétexte d’opérer ici un lotissement, aboutir à des exagérations qui, doublant sans nécessité le personnel, ajouteraient aux frais de production. Ce qu’un ouvrier peut bien faire en fort peu de temps et sans que l’œuvre prise dans son ensemble puisse en souffrir, il doit le faire. De même , dans une filature , il ne faudrait pas

charger un ouvrier d’un détail auquel l’enfant , le simple apprenti , la femme elle-même peuvent aisément veiller et suffire. C’est ainsi que le rôle de rattacheur de fils est confié, dans la filature, à des enfants.

Rien ne montre mieux les excès auxquels on peut ici arriver comme ce qui se passe sous des latitudes, où le prolétariat prit toutes les formes de la domesticité. C’est ce qui se voit notamment dans l’Inde anglaise. Là un gouverneur compte jusqu’à 900 domestiques alors que le dixième de ce nombre serait plus que suffisant pour son service. Cet abus avait frappé Victor Jacquemont, qui, pour se conformer aux usages du pays , avait dû traîner après lui tout un attirail de serviteurs. Aussi lui arrive-til de souffrir plus d’une fois , dans ses voyages, d’un semblable abus. C’est ainsi que tout serviteur met « sa dignité» à se renfermer dans une tâche qui peut à peine l’occuper pendant quelques instants.

« Quand j’ai dit à mon porteur d’eau, raconte l’illustre voyageur de mettre son outre sur un des chars pendant le jour et de marcher près de moi avec un grand carton sous le bras pour sécher des plantes, il m’a dit que ce n’était pas son affaire ; et cela d’un ton très-suffisant. Je n’ai pas hésite à lui donner sur le champ un grand coup de pied au derrière. Sans quoi, une autre m’allait dire que ce n’était pas son emjM de porter mon fusil, un autre mon maiteau, etc., etc. J ai bien soin de ne rien commander qui soit défendu par les lois religieuses. Après cela, j’exige impérieusement, hors de la Spécialité de chacun, tous les services qxCil me peut rendre. »

^ C’e^st là, en efiél, ce qui marque « la limite » à laquelle s arrête la bonne Division du travail. C’est, dp reste en s inspirant de cette pensée que l’atelier en viendra par la « Concentration » des forces, à combattre les exigences d une division de travail parfois onéreux. Ce n’est pas

autrement que dans la clouterie , la machine à tréfiler put débiter avec une extrême rapidité l’article connu sous le nom de pointes de Paris. En imprimerie, il en est de même ; la presse qui marche à la vapeur , non-seulement opère plus vite et sans perte de temps , mais elle débite des feuilles imprimées qui, dans la presse à bras, exigeraient le concours de plusieurs ouvriers. — Dans l’impression des étoffes au rouleau, le travail opère par une Concentration de moyens telle qu’on en est venu, nonseulement à supplanter la main-d’œuvre, mais à pouvoir imprimer à la fois jusqu’à 12 couleurs. Ce problème, qui présente dans la pratique des difficultés d’ajustement dont l’industrie de Mulhouse a su la première triompher, était résolu en faisant successivement passer l’étoffe sous plusieurs cylindres chargés de couleurs et de dessins divers.

On le voit, si la Division du travail est une des nécessités « de la Production v pour pouvoir aller vite en besogne, produire en abondance et par cela même à très-bas prix, outre que le travail sera mieux fait , cette règle est susceptible d’une foule de tempéraments dans la pratique. C’est à l’industriel de savoir reconnaître les restrictions qu’on y peut apporter, de même qu’il lui appartient de voir si le travail concentré ne présente pas plus d’avantage que s’il était bien divisé. — Ici comme toujours, rien d’absolu ; c’est à l’expérience que revient le dernier mot.

Disons , en terminant , que dans un bon agencement du travail tout doit se passer d’une façon « continue » sans que l’esprit ou la main s’interrompe. C’est ainsi qu’au lieu qu’on puisse opérer confusément et sans ordre , il y a dans toute besogne des phases distinctes, successives qui font que l’œuvre est traitée si l’on peut dire « divisément. »

L’horticulteur par exemple qui s’occupe « de repiquer » des plantes potagères ou autres; le facteur de la

poste charge de maculer des timbres; la repasseuse qui, son linge blanchi, doit lui imprimer à l’aide du fer la fermeté désirable; l’ouvrière, enfin qui, dans un atelier de pliage s’occupe de mettre sous bandeun certain nombre d’imprimés, ont bien soin de disposer les choses, à l’avance , de façon à ne pas etre obligés de s’interrompre et de se « détourner » en passant indifféremment de tel détail à telle autre besogne.

Chez l’horticulteur, « cette préparation » consiste à arracher une certaine quantité de plants dont il veut former des lignes^plus ou moins nombreuses. Cela fait, il trace avec sa beclie un léger sillon propre à recevoir le plant. Puis, enfin, il couchera un à un ses plants dans le sillon en les espaçant convenablement. — Les choses ainsi disposées à l’avance , le jardinier reprend sa bêche et il recouvre de terre , sans être forcé « de s’interrompre , » la laitue ou l’oignon qu’il a transplantés. D’où nous le

répétons « des phases » distinctement abordées pour plus d’expédition.

Dans ce système, il est telle plieuse d’imprimés qui déploie pour ce qui est de la mise sous bande une activité toute mécanique. Cela n’aurait jamais lieu, si le pliage proprement dit n’était pas traité « distinctement » et s’il se compliquait d’un autre détail. Et comme l’ouvrière est payée a tant «le mille, » c’est-à-dire en raison de l’ouvrage fait, le salaire sera d’autant plus élevé qu’on fit, dans ce genre de travail, plus de besogne.

Cest toujours, on le voit, l’économie du Temps, des frais par suite, à laquelle on arrive dans le système du travail (c bien divisé, » outre que les choses sont mieux traitées, les produits meilleurs, en plus grand nombre. La plieuse d’imprimés, tout en gagnant ici davantage, fait le bénéfice^ du chef d’atelier, car il opère ainsi sur une masse d affaires autrement etendue que si ses ouvrières

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déployaient moins d’activité intelligente. Faisant davantage, il peut réduire ses prix en conséquence, c’est-à-dire se contenter d’un bénéfice en apparence moindre, mais où il gagnera bien plus qu’auparavant. 11 arrive ici ce qui avait lieu le jour où le perfeclionnement de l’outillage doublant, décuplant la Production des manufacturés en abaissait si notablement le prix, que la Consommation, toujours plus grande, avait ce triple résultat : d’augmenter les profits du fabricant, d’élever le taux général des salaires, et de profiter à la masse puisqu’on satisfaisait à des besoins de plus en plus nombreux.

« Là Division du travail » bien appliquée et contenue dans de justes bornes, c’est le travail mieux « outillé » puisqu’il est mieux agencé.

De la Spécialisation , ou des ateliers spéciaux.

C’est là une nouvelle face de la Division du travail , car il s’agit ici pour l’industriel de se borner à un seul genre de produits en fabricant invariablement « le même » article. Ce n’est plus l’Ouvrier simplement, c’est tout un Atelier qui est comme rivé au même genre de fabrication : fils, tissus, machines et ustensiles, clouterie. — L’Atelier qui file exclusivement telle espèce de fil ou qui confectionne invariablement « le même » tissu , mélangé ou autre , doit par cela même exceller, au bout de quelque temps, dans ce genre de production. Il en est de cela comme de l’Ouvrier faisant toujours « la même » chose. Non-seulement on est bien outillé, mais les ouvriers montreront une habileté, ils déploieront une agilité que l’habitude aura développées au plus haut degré.

C’est ainsi par exemple que le même ouvrier parvient à conduire sans peine dans le tissage 3 métiers au lieu d’un, suivant que cela a lieu généralement. "Cela revient à obte-

nir, non plus 40, mais 80, sinon même 120 mètres d’étoffe dans un temps donne. Et comme l’Entrepreneur débite ainsi un plus grand nombre de manufacturés, il arrive comme toujours, que par l’abaissement des prix, il gagne plus en même temps que l’Ouvrier sera mieux rémunéré que si le travail n’était pas ici habilement «c spécialisé » c’est-à-dire concentré sur un seul et même article.

C’est cette intelligente pratique de « la Spécialisation »,

qui contribuait surtout a 1 extension du marché britannique.

Dans ce système où l’outillage se perfectionne en même temps qu’on fabrique mieux outre qu’on produit davantage, on arrivera par exemple comme filature à obtenir un numéro de fil dont la ténuité et la solidité sont incomparables (1). C’est ce qui explique comment chez nous la Broderie, par exemple, s’approvisionne préférablement en ^ Angleterre des filés qu’elle emploie.

Au contraire, le manufacturier français va éparpillant son travail sur des produits fort variés. Il touche à mille choses et comme on dit a fait de tout un peu. » Il va, de l’article dit « de fantaisie » à tel autre produit d’un bon et solide usage. Il fabrique des filés « gros et moyens » au lieu de fournir un seul et même numéro. De son côté l’atelier de forges confectionnera des outils, des machines de toute sorte et de toute dimension. Il suit de là bien souvent que si l’on gagne à propos de ceci 15 ou 20 OjO, tel autre article donne une perte qui fait disparaître tout

(1) Étant pria pour base un poids déterminé de matière textUe , par exemple un demi-kilogramme de coton, le nombre de 1,000 mètres que donne ce poids constitue ce qu on nomme en fabrique le « numéro » du ni. Si c’est 20,000 mètres cela correspondra au n« 20 ; s’il y a 30,000 mètres , le 01 porte le n» 30 , et ainsi de suite. Les manufacturiers anglais vont beaucoup plus loin que l’atelier français dans cette voie. Le numéro français ne répond pas d'ailleurs exactement au numéro anglais Ainsi notre n» 422 répond au u» 500 chez nos voisins. Us partent , comme unité de mesure, de 767“ 20 au lieu de 1,000, comme en France,

Bi

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profit, tant les frais de production, le pro'duit lui-même tiennent de la place. C’est ce qui arrive notamment lorsque la saison est comme on dit « manquée » et qu’il n’est plus possible d’écouler ce qui n’a qu’un temps.

L’on pense ainsi réduire les chances de perte parce qu’au

leu de mettre , comme il est dit communément , « tous

ses œufs dans un panier, » on se ménage plus d’une

occasion de placement autre. Mais c’est mal calculer en

somme. Si l’on réduit dans ce système, sa perte, vu

qu elle est « divisée, » on réduit par la même raison les

chances du bénéfice si même on ne l'annule. L’esprit se

peid, d ailleurs, a poursuivre des fins aussi multiples

qu elles sont diverses. Pour avoir trop voulu « embrasser »

dans le même temps, « on étreint » mal. Ce n’est pas le

moyen de se créer un grand achalandage par la fidèle

clientèle qui revient aux « mêmes endroits », parce qu’elle

sait y devoir rencontrer, comme auparavant, ce qui lui fait besoin ou envie.

^ Que pour la vente en gros ou au détail , - Épicerie Nouveauté, Quincaillerie, Poterie, Machines, — l’on présente un assortiment de denrées exotiques ou autres, d ustensiles, de manufacturés aussi nombreux que variés rien de plus rationnel. Le Magasin ou la Boutique sont de vrais entrepôts. - Plus l’entrepôt est riche, bien pourvu d aiticles se rapportant plus ou moins les uns aux autres, plus on est sûr de répondre par cela même aux exigences variées de la Consommation. Il en est autrement en fabrique. Là où l’habileté de main, la'bonté de l’outillage décident de la supériorité des produits , le fabricant est dans toute l’acception du mot « un producteur » dont 1 atelier imprime aux articles qui en soi-tent , le caractère qu on recherche. Il atteindra le but désiré, suivant que sa met iode, son outillage, les matières pv.emières dont il se sert seront bien ou mal appropriés au résultat qu’il a en

Mie. Et ce résultat, plus il peut-être clairement entrevu en simplifiant, plus on aura « chance » de l’atteindre.

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