CONCLUSION
La Production est un champ des plus diversifiés outre qu’il est snns bornes. — Là se rencontrent sans cesse pour unir leurs forces s’ajuster heureusement ensemble l’homme de l’Industrie ou « Entrepreneur» et l’Ouvrier dont il utilise plus ou moins « les services. » Tandis que celui-ci
donne son temps et sa peine en retour d’une rémunération « fixe » qui prend le nom de « Salaire, » celui qui le paye, aventure, en vue d’une rémunération ([ui n’est rien moins « qu’assurée » et (ju’on nomme « Profit » tout ce qu’il est, tout ce qu’il a ou dont il dispose.
La condition « du Salarié est donc étroite et bornée, par cela même que sa rémunération « est fixe » et que le mode d’activité auquel il se livre, bien déterminé, ne présente rien de vague et d’incertain, à la ditférence du lot que s’est choisi l’homme qui « Entreprend. » Sans doute, cette condition de riiomme du Salaire ira s’améliorant, en ce sens ([ue sa rémunération « fixe » part de Nécessités autres beaucoup mieux satisfaites au point de vue du Vivre. » En d’autres termes, le Salaire répond à des conditions « de Subsistance » chaque jour meilleures. Mais cela est vrai pour tous et pour chacun ; homme d’industrie et homme des Champs, ami des Sciences et des Arts, Rentiers, Employés de tout ordre ou simples Salariés. Pour tous indistinctement il fait mieux « vivre » aujourd’hui, par exemple, qu’il y a iO ou seulement 20 ans. Aussi, tout « renchérit, » car il y a à l’état « de Demande » plus de gens pouvant acheter les produits, qu’il n’existe de ces derniers à l’état « d’Otfre. »
Mais de là, dans ces phalanges toujours plus profondes du Salariat, à la fortune, il y a loin. Celui qui « s’enrichit » c’est celui-là seulement qui par « des Profits » plus ou moins constants , plus ou moins élevés peut faire la part de l’Épargne. Or, c’est là seulement en général la condition de « l’Entrepreneur. » Le Salarié « vit mieux » ([u’avant, mais c’est tout. Comme chez lui , vu l’absence « de Profits, » l’Épargne est nulle ou peu de chose, sa fortune reste au même point ((u’avant de s’employer. En d’autres termes, et comme on vient de le dire, elle est stationnaire, état d’ailleurs traditionnel qui tient, plus ([u’onne croit, à la nature des choses.
o0“2 COURS d’économie industrielle,
La voie que prit« l’Entrepreneur » conduit le plus grand nombre à la Fortune, et cela n’est que juste, puisque, sans parler du mérite de l’initiative , on a tout « risqué » là où d’autres n’aventuraient rien. Aussi, tout ce que put attendre de sa coopération « le Salarié » ce fut de voir améliorer « sa Subsistance , » — de même qu’on vit mieux autour de lui par cela seul que la Richesse générale augmente. « — La Participation » aux bénéfices dans telle ou telle mesure peut ouvrir à l’homme du Salaire des perspectives quelque peu autres ; mais, comme on l’a pu voir, il ne faut pas s’exagérer les avantages d’un mode d’activité, dans lequel « l’Entrepreneur» se fit et dut retenir, pour « les risques » auxquels il s’expose, la plus large part. « Le fond» des choses persiste donc et « le Salaire » reste une rémunération essentiellement mesurée « à la Subsistance. »
(1) Page xvil de l’Introduction.
Nous croyons utile de mettre sous les yeux du public et des hommes sans prévention quelques spécimens de ces résumés analytiques. Ils sont empruntés à des années différentes. Mais si les sujets , de même que les dates , sont autres, on pourra voir que le caractère et le mode d'exposition sont les memes. Ces travaux fixaient, il y a quelques années, l’attention du département de Flnstruction publique. La première en date qui traite de la Monnaie est due à un élève dont la présence à ce Cours remontait à environ trois mois, suivant qu’il a été observé. C’est celui-là même qui déclare que « l’attention » oortée à cette étude montre, avec le goût qu’elle a fait naître, pombien on la jugea profitable. (Voir page xxvii).