‹ Cours d'économie industrielle à l'École Turgot [microform]; instructions graduéesChapitre 8 sur 60 · XXVI II · texte numérisé non relu

XXVI II

INTRODUCTION

gue séparation, tant est formée une meme famille de ceux (jui donnèrent le pain de l’àme, qu’on nomme la Science, et de ceux tiui s’en sont nourris.

On l’a bien vu naguères encore aux paroles échangées dans l’ime des réunions de cette Association amicale dont l’Ecole Turgot offrit la première, il y a moins de quinze ans, l’heureux type. — Lien puissant (jui, rattachant de jeunes camarades à d’anciens élèves, fait que ceux-ci facilitent aux derniers venus l’accès des carrières dont on leur applanira ensuite le chemin.

L’on se préoccupe, non sans raison, de ce que deviendra plus tard l’adolescent qui a puisé dans l’institution collégiale ou autre certaines connaissances. A quoi cela lui i pourra-t-il servir? où portera-t-il ses pas ? Quelle main lui

i ouvrira la porte où il veut frapper, supposé qu’il ait fait un

bon choix? Qui guidera, enfin sa marche , le jour où cette porte s’ouvrira devant lui?

Autant de questions , autant de difficultés dont la solution décide « de la vie entière » (1).

A cela répondait l’idée de l’Association qualifiée, à juste titre , « d'amicale. » Lù cha([ue élève se faisant à son tour « le patron » de trop jeunes camarades, rendra à l’École (jui Le mit à même de poursuivre le but amjuel il touche, ce qu’il en a reçu. — C’est ainsi (pie, dans la Famille scolaire, chaque membi'e pourra bénéficier d’une assistance toute fraternelle, outre ((u’elle doitjfius sûrement aboutir. Type perfectionné de l’ancien Patronat, cette façon de « conferréation, » pour parler le langage d’une autre épo- ([Lie, devait tenter les Lycées, les C.olléges et les divers centres d’instruction, d’où la jeunesse sort plus ou moins préparée aux luttes et aux difficultés de la vie. C’est ce<pie nous appi’end la communication faite en 1866 au Président de l’Association, M. Marguerin, alors directeur de l’École, par le ministre de l’Instruction publi(}ue.

De ifi'2 élèves que l’Association comptait à ses débuts , l’on arrivera, en moins de trois ans,^à 1300, tant avait été bien compris l’appel fait à de généreux et sûrs instincts.— Ceux (jiii médisentdela nouvelle génération ne la connaissent pas Vivant loin d’elle et des choses auxquelles il serait facile de lui faire prendre goût,^ils la jugent avec cet esprit prévenu (}ui regarde en soi-même bien plus([ii’à

(1) M. Fr, de Lacombe, officier de TUniversité, ancien principal des collèges du Havre et de Bar-le-Duc. — Lettif'es sur VEdiication domestique. — 1818, 1 vol. in-8®, Dezobry et Magdeleine, éditeurs. — Voir à {'Appendice une fable empruntée au recueil publié en 1852 par cet auteur et qui a également trait à l’Education.

INTRODUCTION. XXIX

l’entqur et à ce qu’on peut obtenir lors(iu’on cède à l’amour du bien et du vrai.

Mais c’est à l’Ecole de faire, on ne saurait assez le redn e ce (lue la Famille ne fait pas ou fait mal. A la iiremiere, de développer les germes, d’une éducation virile sans buiuelle les nations donnent le spectacle d’une éternelle enfance. Ce n’est point là d’ailleurs l’affaire d’un jour. Pour avoir des hommes , suivant (]ue l’a dit un grand écrivain du siècle dernier, « il faut les instruire enfants. »

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