‹ Cours d'économie politiqueChapitre 18 sur 280 · l'eschaud, op cit · texte numérisé non relu

l'eschaud, op cit

4. Nous avons vu (jne les expériences d'cxi)loiLalion p:'.r ri'.lal pratMpiées dans di\ers pays, notaininenl aux l'".tats-L iu<, au cours de la j^uerre ont pleinement justifié celte ap|iréciation. \". t. I. 2" édition. n° 27U bis.

ASl. La concurronc»' des choniins de fer el de la navi(|ation intérieure ^ — Le régime de la navioation intérieure, en France, diffère sensiblement de celui des chemins de ter. Au point de vue des conditions de transport, c"est un réuime de concurrence, leî prix étant librement débattus entre les expéditeurs et la ba^tellerie, en dehors de toute tarification officielle. Dans le taux du fret ne figure, d'autre part, aucun élément correspondant au péage-, celui-ci ayant été supprimé sur la presque totalité des voies navigables par la loi du 19 février 1880. Les doux modes de locomotion diffèrent encore en ce qui concerne leur organisation commerciale et financière.. Alors que Texploitation des voies ferrées est confiée à un petit nombre de puissantes Compagnies concessionnaires (|ui exercent, chacune dins toute l'étendue de son réseau, un véritable monopole de fait, le nom1)re des petites et moyennes entriqu'ises de batellerie sur les fleuves et canaux r^te considérable (plusieurs milliers) et la concurrence entre elles est des plus vives.

La lutte n"est dailh'urs i)as moins ardente entre les chemins de fer et la navigation intérieure. Dans certains pays, elle a. abouti au triomplie des voies ferrées, notamment aux Etats- U.iis, où le trafic sur les canaux et rivières n'a pas sensiblement progressé depuis un demi-siècle, alors que le développement des transports ])ar chemins de fer yétait exceptionnellement rapide. Il en a été de même en Angleterre, oîi par une série de contrats passés avec les compagnies de navigation, les chemins de fer ont acquis, dans un grand nombre de cas, soit la propriété des voies navigables intérieures, soit du moins le droit de régler leurs tarifs. Ce système de - liisions >■ a fini ])ar })rovo{|uer, il est vrai, un très fort mouvement d'oi)inion, qui s'est traduit par une série de mesures législatives tendant à assurer le maintien des frets à un taux modéré. ICn .Allemagne, la batellerie a pu résister beaucoup ]>liis efficacenu'iit, grâce surtout aux <r)nditions particailièremeiit favctrables que i)résentent les grandes voies fluviales au jxtiiit de vue de la situation géographi(iue et de la navigabilité. Sur nn certain nombre de ]toints, le ra(^cordement des lignes de cliemins de fer et des lignes de navigatim, a permis l'oi-ganisation de transports mixtes, empruntant

1. \'. (^(iKdii. ('.iiur* d'écmiomir iiiilitiijur. l. III; Caiiw ('■;?. (jiur.s d'érDmimir frililiiiiir, l. I. ii"^ '.if<^> <•( -iiiv. il t. i\. n" IWi ri, suiv.; Hruiiilhct, Précis <rfc<>ni>niii' finliti'jiif. \)\i. t(j„' il -,\ii\. : lilucli. iiiirsliniis ile chfmin de frr, (p|i. 1<> fl -n'w.

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