‹ Cours d'économie politiqueChapitre 181 sur 280 · V. plu- ii;iiii, 11"- \:iZr\. i:. I · texte numérisé non relu

V. plu- ii;iiii, 11"- \:iZr\. i:. I

■i. \'. (li.lc cl. Ui-L, '//). (•/■/.

l.A Rl'.P VRTITrON DES RRVRNIJS 335

et l'autre cas, il est bien vrai que le rôle de la bau(|ue se borne à servir d'intermédiaire entre les porteurs d'ellets de cornnierce et les porteurs de billets ou de bons de circulation, les uns ne pouvant obtenir les capitaux dont ils ont immédiatement besoin que si les autres consentent à conserver les billets ou les bons émis par la Banque. Mais à cela se borne l'analogie des deux situations. Actuellement en effet, la banque démission s'engage à rembourser en monnaie métallique le montant des billets en circulation, à mesure qu'ils lui seront présentés. Visà-vis des porteurs de ces billets, elle substitue ainsi à l'engagement et à la solvabilité des industriels ou commerçants dont elle a escompté les lettres de change son propre engagement, sa propre solvalnlité. Et c'est pourquoi elle doit posséder un capital propre; c'est aussi pourquoi ses billets sont acceptés sans difficulté par le public et se maintiennent en circulation. Au cas même où, par suite des circonstances, l'Etat serait amené à conférer aux billets le cours forcé, c'est-à-dire à supprimer leur convertibilité eu espèces \ ils ne pourront continuer à circuler sans trop forte dépréciation que si la confiance se maintient dans la reprise éventuelle des paiements en monnaie métallique, si les garanties d'un retour au principe de convertibilité paraissent suffisantes. C'est toujours au fond la monnaie métallique qui sert de base à la circulation fiduciaire "-.

Toute différente est la situation dans l'hypothèse de la Banque d'échange. Cette banque n"a pas de capital' propre, susceptible de servir de garantie aux bons de circulation quelle émet. Ces bons sont inconvertibles en monnaie métallique; ceux qui les acceptent ne peuvent donc espérer en recouvrer la valeur sous la forme de capital monétaire, investi d'un pouvoir général d'acquisition. Ils peuvent seulement, grâce à eux, se procurer les diverses natures de capitaux produites par les clients de la banque, qui sont tenus de les recevoir, et c'est seulement dans les rapports de ces clients de la banque que les bons de circulation paraissent appelés à circuler. Leur rôle monétaire sera donc beaucoup plus restreint (|ue celui des billets de banque ordinaires, d'autant i)lus (.[xw leur valeur réelle ne sera pas comme celle des billets de banque, garantie effectivement par la solvabilité de la banque. Dans ces conditions, '1 est peu probable

Page 1