‹ Cours d'économie politiqueChapitre 182 sur 280 · ii · texte numérisé non relu

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que la a Banque déchange » puisseféaliser le crédit gratuit d'une manière étendue et durable. On peut même se demander ce que deviendrait cette institution au cas de crise générale, qui amènerait, avec l'arrêt des affaires et la ruine d'un certain nombre de producteurs, un affaiblissement de la confiance inspirée par les « bons de circulation ». Il est aisé de répondre, il est vrai, qu'une semblable éventualité ne serait pas à craindre si la Banque d'échange étendait ses bons offices à tous les producteurs, puisque, par la suppression de l'intérêt, le travail obtiendrait une rémunération égale à la valeur produite et verrait, par suite, son pouvoir de consommation s'élever en proportion du dévelopi)ement de la production ^ Mais comment amener tous les producteurs à devenir les clients de la banque d'échange, sinon par la contrainte, par l'intervention de l'Etat, ce que ne voulait pas Proudhon? Le moyen d'ailleurs n'atteindrait pas son but, car la confiance ne se commande pas.

Après la révolution de 1848, Proudhon lui-même tenta de réaliser son système en ciéant une Banque du peuple, qui devait prêter à un taux d'intérêt susceptible de s'abaisser jusqu'à 1/4 %. L'institution ne put fonctionner, faute d'avoir réuni le capital de premier établissement.

745. De I inégalité dans le taux de l'intérêt. — Le taux de l'intérêt dépend, dans chaque cas, d'un ensemble de circonstances : abondance des capitaux disponibles, productivité de leur emploi, sécurité et durée des placements, toutes circonstances susceptibles d'influer sur l'offre et la demande du capital.

On a contesté l'influence exercée sur le taux de l'intérêt par l'abondance des capitaux disponibles. Elle apparaît cependant avec évidence dans les prêts consentis par les banques. Le taux de l'escompte est, en rapports étroits avec rimpoitance des disponibilités en espèces, et l'éh'nation de ce taux constituelemoyen le plus efficace de maintenir l'encaisse à un niveau suffisant-. L'abondance et la rareté sont d'ailleurs des notions toutes relatives et impliquant un i';i])port constant «^itre (piantités et besoins. Les capitaux pourront être abondants d'une manière absolue, et cependant n'amener aucune baisse du taux moyen de l'intérêt si à cette abondance correspond un développement sen-

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