‹ Cours d'économie politiqueChapitre 215 sur 280 · V. plus haut, n · texte numérisé non relu

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vue par exemple de lacquisition d'un outillage ou de la location d'un local, il prend généralement le nom de « commandite industrielle ». On en trouve un exemple dans la typographie parisienne, pour limpression de divers jom-naux. La commandite ouvrière ne diffère guère de l'association coopérative de production, sinon en ce qu'elle produit poiu- un employeur qui lui paie un salaire collectif, au lieii de produire pour le pubUc, en vue dun profit aléatoii'e. Aussi lui donne-t-ou parfois le nom suggestif de « coopération de main-d'œuvre ». On a maintes fois observé que les ouvriers, groupés en équipes, ont su simposer une discipline dune telle rigueur, qu'ils l'eussent sans doute difficilement acceptée de la part d'un patron.

808. La préparation au contrat de travail; la question de lapprentissaye. — Il est un autre contrat qui, sans se confondre avec le contrat de travail, lui sert de préliminaii'e et peut même, si les parties lont prévu, se transformer au bout dun certain temps, en un véritable contrat de travail : cest le contrat d'apprentissage. Il avait une grande importance sous l'ancien régime, l'apprentissage constituant la base et ayant pour mission d'assurer l'avenir des coi'ijs de métiers. Les statuts corporatifs le réglementaient avec soin ^ Ils l'entouraient de formalités protectrices et organisaient un contrôle effectif sur l'exécution des obligations qu'il imposait aux deux parties, notamment au maitre. Celui-ci, eu retour dune rémunération que lui payaient les parents de l'apprenti, devait lui enseigner le métier. Pendant toute la durée du contrat, rai)prenti vivait chez ,1e maître, soumis à sa surveillance et à son autorité. L'apprentissage, à l'expiration de la durée fixée par les règlements corporatifs, était sanctionné par un examen professionnel subi devant les autorités du métier. Alors seulement l'apprenti pouvait devenir compagnon et recevoir un salaire, ou travailler à sou compte, en obtenant une charge de maître. Cette organisation stricte de l'apprentissage répondait à un besoin social. Elle avait pour but d'assurer, par la formation d'artisans habiles ot iustriiits, le maintien des traditious itidiistrielles et la bonne fabrication des produits.

Mais les conditions de la production se sont transformées. De nos jours, avec les progrès de la concentration et du machi-

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