‹ Cours d'économie politiqueChapitre 222 sur 280 · I. \ . pliiv IkuiI , II" 7t · texte numérisé non relu

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de la population ouvrière \ leurs tendances sont nettement hostiles au principe de l'obligation en matière d'arbitrage, ce principe étant considéré comme incompatible avec la pratique de la grève. L'expérience australienne démontre péremptoirement que l'arbitrage obligatoire, pour pouvoir être pratiqué utilement, exige de la part des travailleurs la volonté de s'y soumettre et d'en subir les résultats. En d'autres termes, le succès de l'arbitrage obligatoire suppose de la part de ceux auxquels il doit s'appliquer un état d'esprit qui assurerait le succès de l'arbitrage facultatif lui-même.

Au Canada, la loi a rendu obligatoire non l'arbitrage, mais la conciliation. Aucune grève ou lock-out ne peut, sous des peines sévères, être déclaré sans que le diiïerend ait été préalablement soumis à un Conseil de conciliation. Si la tentative de conciliation échoue, les causes du conflit sont, par les soins du gouvernement, portées à la connaissance du public. Alors seulement ce conflit peut suivre son cours, et on a constaté que, fréquemment, la pression de l'opinion avait pour résultat d'en abréger la durée "-.

an. En France même, certaines tendances se manifestent en faveur de la conciliation et de l'arbitrage obligatoires. On l)eut citer en ce sens un projet de loi déposé en 1910, à la suite d'une grève des chemins de fer, et tendant à organiser la conciliation et l'arbitrage, avec un caractère obligatoire, dans les conflits entre les Compagnies et leur personnel. La sentence arbitrale devait s'imposer aux deux parties. Elle pouvait, le cas échéant, être mise à exécution d'otîice contre l'employeur, par les soins des pouvoirs publics. Quant aux ouvriers et employés, au cas où ils refuseraient de s'y soumettre, la sanction consistait dans le congédiement immédiat. La grève était interdite dans les transports par chemins de fer et des pénalités rigoureuses, amendes et emprisonnement, menaçaient les chefs de syndicats qui l'am-aient provoquée. Ce i)rojet, dont les dispositions s'inspiraient uianifestenKuit de l'expérience aiistralasieime, n'a reçu jusqu'ici aucune suite, les Compagnies ne s'y

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