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LES RAPPORTS CONTlt AC'n"i;LS Df TRWAIl. KT Dl flAPIT AI. J43
coles. Lps syndicats mixtes, ainsi (|ii<' leur nom liiidicuic, gi'^Ji^jx'nt à la t'ois des patrons et des ouvriers, (^uanl aux syndicats agricoles, ils se distinjj^uent ])ar certaines ])arf icularilés. Dune ])art, ils se })roposent d'améliorer la situation économicjuo de leurs membres, au point de vue des conditions de production, l)ien plutôt que d'organiser les rai)ports naissant du coritrat de travail entre employeurs et salaiiés de l'afiriculture. D'autj'e part, et en cela ils se rapprochent des syndicats mixtes, ils léunissent des personnes ayant des situations social's assez difterentes, propriétaires et exploitants, fermiers, métayers. Le lien entre leurs mem')res paraît être simi)lement l'intérêt direct porté à l'agriculture.
Sous ces formes diverses, l'association professioniudle s'est très rapidement développée en France, depuis 1.S84. En 1890, on comptait di'jà 2.750 syndicats se répartissant en 1.004 syndicats patronaux, 1.006 syndicats ouvriers, 97 syndicats mixtes, 048 syndicats agricoles, et grou])ant 4!^1.4.3-> adhérents.
Au 1er janvier 1914 i, le nombre total des syndicats i)rofessionnels est de 16.71.'^, groupant 2.510.283 adhérents. Ils se lépartissent de la manière suivante :
Syndicats patronaux, 4.907, avec 40.3.143 adhérents;
Syndicats ouvriers, 4.840, avec 1.026.302 adhérents;
Syndicats mixtes, 2.33, avec 51.111 adhérents:
Syndicats agricoles, 6.667, avec 1.029.727 adhérents.
Les syndicats professionnels ont constitué entre eux 485 Unions, qui se répartissent ainsi :
177 unions patronales, com]n'enant 4.092 syndicats et 290.218 uu^nibres;
201 unions ouviières, comprenant 4..)80syiulicats et 839.331 membres;
9 unions mixtes, avec 67 syndicats et 9.566 membres;
98 unions agricoles, avec 7.501 syndicats et 1.180.737 nu'mbres ^
L'une des ces Unions agricoles, celle dite l'nion centrale des syndicats des agriculteurs do France, groupe 2.650 syndicats et 600.000 membres.