‹ Cours d'économie politiqueChapitre 24 sur 280 · plus loin, no · texte numérisé non relu

plus loin, no

'3. V. plus loin, n» 579.

aux chantiers de construction mais les périodes d'activité n'ont pas tardé à être suivies de périodes de crise. Fort heureusement, les entreprises françaises de construction navale n'ont pas borné leurs efforts à l'exécution des commandes de Tarmement commercial; elles ont recherché et obtenu, en concours avec les arsenaux, la clientèle de l'Etat français et de divers Etats étrangers pour la construction des navires de guerre. Cette orientation nouvelle de leur activité, qui, pour certaines d'entre elles, tendait à devenir prédominante, leur avait permis de triompher des difficultés et paraissait devoir être, do plus en plus, une condition essentielle de leur prospérité. En 1912, l'effectif de la marine marchande française, s'est accru de 89.000 tonneaux provenant des chantiers français c ntro 39.000 tonneaux de construction étrangère. La F.>"ance n'occupait cependant avant la guerre, que le cinquième rang au point de vue des constructions destinées à la marine marchande. L'xVngleterre avait, sous ce rapport, une supériorité considérable. Elle était suivie de très loin par les chantiers allemands, qui bénéficiaient de conditions favorables pour le transport des matériaux de construction, et auxquels l'afflux des commandes nationales, au cours des vingt dernières années, avait permis également de se spécialiser. En ne tenant compte que des vapeurs jaugeant plus de 100 tonneaux et des voiliers jaugeant plus de 50 tonneaux, la construction française, en 1910,^ représentait^ 50.0000 tonneaux, contre 1.122.00 aux chantiers anglais, 146.000 aux chantiers allemands, 117.000 aux chantiers des Etats-Unis et 57.000 aux chantiers des Pays-Bas.

-^92 bis. Au cours de la guerre, la x)roduction des criantiers navals français, a sensiblement diminué, dune part à. raison de la mobilisation d'une partie de leur personnel, d'autre part,. à cause du manque de certaines natures de matières premières, notamment des tôles d'acier, (lu'il fallait demander à l'importation. Les ])ouvoirs publics, pour remédier à cet arrêt de la construction navale, durent recourir à la location ou à l'aciiuisition de navires étrangers. La situation <nii en résultait i)our nos chantiers nationaux était d'autant plus grave que, dans la l)lupart des autres Etats belligérants, la construction navale était restée très active; aux Etats-Unis et au Japon, elle avait même réalisé des progrès considéi'ables.

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