‹ Cours d'économie politiqueChapitre 254 sur 280 · l. 1. a"« 13U ol · texte numérisé non relu

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se trouverait, par suite des circonstances, inférieur au montant des indemnités dues. D'oii nécessité absolue, pour cette Compagnie, de posséder personnellement des capitaux importants et d'accumuler des réserves en prévision du cas où les sinistres, au cours dune i)ériode plus ou moins prolongée, viendraient à dépasser les prévisions. D'où aussi, comme contre-partie du risque de perte, la chance pour la Compagnie d'assurances à primes fixes de réaliser des bénéfices en exigeant de chaque assuré une ijrime supérieure au chiffre strictement nécessaire pour couvrir le risque prolmble, tandis que l'assurance mutuelle ne visant à aucun autre bénéfice que la sécurité procurée aux mutualistes, rapprochera le plus possible, théoriquement du moins, le total des cotisations qu'elle exigera du total des indemnités à allouer. Si donc, au point de vue de la garantie du risque, le système des primes fixes peut paraître plus avantageux pour les assurés, à raison de la réparation intégrale qui leur est promise en tout état de canse et de l'accumulation des capitaux affectés à la sûreté de cette obligation, il semble qu'au ^oiiit de vue de l'économie dans le coût de l'assurance, ce soit la mutualité qui doive de beaucoup l'emporter.

En fait, chacun de ces modes d'assurance a son chani]) d'application ])rivilégié \ A rassui'ance mutuelle convienneut les ris([ues menaçant dune manière uniforme un petit nombre d'individus qui se connaissent et qui peuvent, au point de vue de l'éventualité des sinistres, exercer les uns sur les autres un contrôle effectif. A l'assurance à primes fixes correspondent principalement les risques susceptil)les de s'étendre à la fois à un grand nombre de personnes et de les frapper d'une manière très inégale. Il serait sinon imi)Ossible, du moins la phipart du temps très difficile, de couvrir de seml)lables ris(|uespar l'association directe des intéressés. Seules, l'obligation légale et l'intervention des pouvoirs publics pourraient peut-être assurer la constitution de mutualités assez puissantes pour assumer d'aussi lourdes responsabilités.

En France, en dehors du ris(|ue ilincciHlic. pour h'(|U('l assurances mutuelles et compagnies à primes fixes sont en concurrence, la mutualité n'a guère ])ris d'extension que pour certains risques personnels, tels (pu' le risque de maladie et pour les ris(pi('s agricoles. ])our celui notamment <le la mortalité du

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