laiiwt'>, ii/j. cit
l'assurance 507
bétail. Dans ren.semble, le domaine de l'assurance à primes fixes est de beaucoup prédominant. Les Compagnies ([ui pratiquent ce mode dassurances représentent une puissance capitaliste considérable. C'est principalement à leur initiative que Ton doit attribuer la vulgarisation, dans notre pays, de l'assurance contre la pluï)art des risques relatifs à la fortune.
îM)i. On pourrait être tenté de penser que la mutualité, confondant sur l:i tête des mî^mes personnes la double qualité d'assureur et d'assuré, constitue la forme coopérative de l'assurance. En prati([ue, il y a lieu cependant de distinguer l'assurance mutuelle et l'assurance coopérative ^ Cette dernière est prati((uée, sinon par de grandes Compagnies capitalistes, du moins par des sociétés à primes fixes, dont les assurés sont les actionnaires, et qui, moyennant le paiement régulier de cotisations invariables, garantissent en tout état de cause la réparation intégrale du dommage résultant du risque prévu. L'assurance coopérative se rattache parfois, comme une opération accessoire, au programme des sociétés coopératives de consommation-.
ÎJ02. Les iiislilutions d assurance duos à I initiative privée: 1° l'assurance contre la maladie; les sociétés de secours mutuels 3. — Parmi les risciues divers qui menacent les personnes, et aux conséquences desquels l'assurance a pour objet de parer, il en est un, plus particulièrement, qui parait relever de la mutualité : c'est le risque de maladie. Nous avons signalé déjà * l'existence d'un assez grand nombre de caisses de secours fondées en vue de ce risque et des risques voisins d'invalidité et de vieillesse, par les associations professionnelles. En Angleterre notamment, les trade-unions dépensent chaque année, à ces divers titres, une trentaine de millions de francs. A côté des institutions (piinspire principalement le sentiment de solidarité ouvrière ou patronale, l'assurance contre la maladie est, dans
1. V. Gidi\ Cours d'écuriumie poliliqur, .S"^ édition, 191:}, p. 892, en nolf. Sur lu distinction d«^ la miit\ialit.é ol de la coopération, v. Auguste Deschanips, l.r.s caraclèrt's jiiritliiiin's fondunu-nlanx ilc In mulnnlilé. dans la Revue critique (le législation et de jurisprudence, 1911.