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■{. \ . i-ii jiliis ilo (tii\ Tîitri^ précùdcmiiHMil cités : Ouiilid et .Nogaro, L'évvinlt'iii 'lit commrrre. ilu rrfitil rt des Irtmsptirls. 1911; Daiiirl Bcllof, I/évolititon '/<• rintJtisIrir, l'.Ml; I /an m-, l.a loonnuUon à travers riiislDirr. l'JOO.
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mercp, les mêmes personnes, marchands en caravane ou navigateurs, remplissant à la fois la double fonction d'assurer le déplacement des marchandises et d"en réaliser le troc ou la vente. Quant aux voies de transport, les ijremières furent sans doute la mer et les fleuves, ces chemins qui marchent. Pendant de longs siècles, si l'on fait abstraction des remarquables travaux exécutés par les Romains, les routes n"ont été presque partout que des pistes ou des sentiers battus, plus ou moins mal entretenus et servant principalement, sinon exclusivement, aux communications locales et régionales. C'est seulement à partir du xi\e siècle pour la navigation nuiritime, du xvi^ et du xvii^ pour la na\igati()n intérieure et les transports par voie terrestre, <|ue se sont manifestés des progrès importants dans les conditions de la locomotion. Ces progrès ont eu trait soit à l'état des voies de communication, soit à routillage, véhicules ou moteurs, soit à l'organisation même des transports ^ Plaçons-noas successivement à ce triple i)uint de vue. ^{Ui. En ce qui concerne tout d'abord la viabilité, son amélioration a résulté, pour les routes terrestres, des i3rocédés plus perfectionnés de construction et d'empierrement, ainsi C[ue de la coordination plus complète des réseaux. Des travaux de régularisation et d'approfondissement ont, d'autre part, assuré la navigabilité des fleuves et rivières, tandis qu'à côté de ces voies naturelles, pour les corriger ou opérer leur jonction, tout un système de canaux avec bassins et écluses était établi. La navigation maritime elle-même a bénéficié de voies nouvelles par le percement des isthmes, et a pu modifier, grâce à la connaissance plus exacte des courants et des vents, les itinéraires qui étaient antérieurement pratiqués. Des ports de commerce ont été créés ou aménagés, dont un certain nombre dans les estuaires ou sur le cours inférieur des fleuves, et munis, à grands frais, d'installations répondant aux conditions modernes de la navigation. Enfin, les progrès de la métallurgie et l'application des forces mécaniques aux transports ont, au cours du xix*^ siècle, amené le rapide et très considérable développenuMit des voies ferrées, tandis que, grâce aux lignes télégraphiques et téléplioniques, 1 électricité supprimait les distances, en permettant la transmission presque instantanée de la pensée.