‹ Cours d'économie politiqueChapitre 4 sur 280 · Oualifl. op. cit · texte numérisé non relu

Oualifl. op. cit

467. Les proo^rès de l'outillaire affecté aux transports n'ont pas été moins remarquables. Sur les routes, avant lavènement des chemins de fer, les diligences et malles-poste, pour les voyageurs, les voitures du roulage accéléré, pour les marchandises, avaient, grâce à la multiplication des relais, obtenu de la traction animale tout ce quon était en droit d'en attendre. Sur les voies ferrées, une série de perfectionnements mécaniques ont successivement élevé la puissance des moteurs, la capacité des véhicules destinés aux marchandises et le confortable des voitures à l'usage des personnes. Plus récemment, les ]>rogrès de Tautomobilisme sont venus restituer aux routes, pour le transport des voyageurs tout au moins, un regain d'activité. Le remorquage et le touage, utilisant la vapeur et la force électrique, ont, sur les rivières et canaux, remplacé dans un grand nombre de cas la traction à la corde par lliomme ou les animaux, en même temps que s'accroissaient les dimensions des bateaux et péniches. La navigation maritime enfin a été profondément transformée dans son matériel par la substitution du fer et de l'acier au bois pour la construction des navires, et par l'utilisation de la vapeur remplaçant progressivement la voile comme force motrice'.

4(»8. A ces améliorations apportées aux conditions techniques de locomotion et de viabilité ont correspondu des changements notables dans l'organisation même des transports. Dès la fin du xviii^ siècle, l'Etat était intervenu pour régler, au point de vue des itinéraires, des tarifs et des dates de départ, les services de locomotion sur routes relatifs aux correspondances postales et aux voyageurs. Son activité s'est étendue de nos jours aux transports par chemins de fer et, dans certains cas, à la navigation maritime, ainsi qu'aux différents modes de transmission de la pensée. D'autre part, l'industrie des transports, en se dévelo])pant, n'a ])u échapi)er à la loi de concentration ^ Dès le premier tiers du xix^ siècle, d'importantes entreprises de Messageries s'étaient constituées pour le transport des voyageurs. L'exploitation drs chemins de fer,

1. li suffit <li; mentionner ici les progrès réalisés rian^ l;i navigation aérienne f)ar la dirigealtilité dos hnllons cl par l'aviation, et dans la transmission df la jinnsée, par la téléeraphio sans fil. Ces nouveaux modes de transport sont encore trop rérenls pi)ui' «pie l'on puisse ap|)récier exaotenient Irur importance éeonomique. /

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