‹ Cours d'économie politiqueChapitre 35 sur 280 · I. iio 1.T · texte numérisé non relu

I. iio 1.T

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LE COMMIinCH INTHRIFIR 63'

los produits d'une industrie très spécialisée. ?»Iilet fabriquait des tissus, Lesbos travaillait Tivoire et les métaux précieux. Là ne se bornaient pas d'ailleurs les échanges du nu)nde ^rec; Athènes tirait de Lybie et d'Egypte une gjrande partie de son approvisionnement en blé.

A Kome, du nu)ins pendant la plus orande partie de la République, le commerce ne semble pas avoir pris un très grand développement. Il était abandonné aux esclaves, comme d'ailleurs l'industrie elle-même. Peu à peu toutefois, grâce surtout à rint<»rvention du préteur, les ])rinci\)es du droit sanctionnèrent ses opérations.

Dans notre ancienne France, après les invasions barbares on en était revenu ])res(iue complètement au régime de l'économie domestique. Le domaine rural, la « villa », était organisé de manière à se suffire et devait renfermer tous les artisans dont les produits étaient nécessaires à sa consommation. Le commerce ne disparut cependant pas complètement, l^arfois, la production du domaine laissait un excédent qui était vendu au dehors. Dès cette époque», il s'était créé d'autre part, sur divers points du pays, de grands marchés périodiques, ou « foires », que fréquentaient les marchands étrangers. La plus ancienne de ces foires, celle du Lendit, près de Paris, remonterait, dit-on, jusqu'à Dagol)ert.

304. Du Moyen- Açjp au W'I^ siècle. — A partir du Moyen- Age, les échanges intérieurs se développent sous une double forme : commerce ambulant et commerce sédentaire. Le premier, qui impliquait la recherche de la clientèle, était exercé par des marchands-voyageurs parcourant les campagnes, tantôt isolément, tantôt groupés en convois. Dans les villes, les artisans s'étaient constitués en corporations investies de monopoles S et vendaient directement leurs produits aux consommateurs. Ces corps de métiers exerçaient une surveillance jalouse sur les marchands de l'extérieur, qui n'étaient admis (pià certains jours, et sous des conditions fort restrictives, à apporter leurs pnxluits sur le marché de la ville. Tj'histoire du Moyen-Age offre de multiples exemples de l'hostilité corporative à l'égard du commerce forain. Déjà cependant, au sein même des corporations d'artisans se formait une classe de marchands. Elle

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