‹ Cours d'économie politiqueChapitre 36 sur 280 · I. 1. Il»" 17-J l'I -iii · texte numérisé non relu

I. 1. Il»" 17-J l'I -iii

^Îj4 deuxième partie. CHAPITRE V

était représentée principalement par la corporation des « merciers », qui tenaient commerce des marchandises les plus diverses.

De bonne heure, le monopole corporatif subit d'autre part une restriction importante, du fait des foires qui tendirent à se multiplier. Vastes marchés, tenus à des dates périodiques au carrefour des grandes voies commerciales, elles réunissaient pour un temps plus ou moins prolongé, souvent plusieurs semaines, un grand nombre de marchands de tous pays. Les pouvoirs publics les favorisaient et faisaient fléchir dans leur intérêt les règles qui, par leur excessive rigueur, paralysaient le commerce ordinaire. Elles étaient dans une large mesure dispensées des péages et des taxes fiscales; à leur approche et pendant leur durée des mesures étaient prises pour assurer la sécurité des marchands. Elles avaient leur police particulière, et les affaires qui s'y traitaient étaient soumises à l'application de règles spéciales. Par elles, le marché se trouvait élargi, car il s'y vendait des denrées de toute origine, comme de toute nature, depuis les tissus, les pelleteries et les armes, jusqu'aux drogueries et aux épices. Dès le xiii^ siècle, les foires de Champagne jouissaient d'une grande célébrité. Plus tard, ce furent les foires de Lyon et de Eeaucaire. Grâce aux voies fluviales principalement, les courants commerciaux se déplaçaient, remontant de foire en foire, et favorisant, en même temps que l'approvisionnement intérieur, le développement du commerce international. A la suite des Croisades, puis des guerres d'Italie, le goût du luxe s'était répandu dans notre pays. La France exportait principalement des produits agricoles et des tissus. Elle importait des soieries et des dentelles, des cuirs, des armes, des métaux et des épices. Ce commerce avec l'extérieur était entre les mains de quelques hommes aventureux, à la fois armateurs, industriels, banquiers et marchands, dont le type nous est, au xv^ siècle, fourni par Jacques Cœur', argenlicr du roi Charles VU, qui possédait des navires et des mines, exi)loitait une manufacture de soieries et avait fondé des comptoirs commerciaux non seiilcineiit en Fi'ance, mais <l:ms loul le Levant.

nori. IMi XVI^ siè«li' :'i hi lin du \\ III*'. — Dans cette période,

.sous riutlucuce du in«'icautilisiiu', riuduslrie manufacturière

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