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I. V. t. I, n<" 319 et sniv

86 Di iMio-Mi; l'Ai'.Tii:. — (Hapitri: v

87 ne saurait être coté tant (luil se troiiveia un aclietoui- cousentimt à payer S8^car on ne comprendrait pas (piune opi'ration pût être traitée à ce nouveau cours alois (pie la niarcliaudise ou le titre trouve encore preneur à un prix ]ilus élevé. IjC coui-s coté en V)Ourse représente donc bien le prix (pii l'éaiise léualité de l'offre et de la demande sur le marché an moment où il est inscrit.

Ce nest [)as seulement lunification du prix sur le marché local on réaional. qui est assurée par le fonctionnement des bourses, c'est l'unilication <lu })rix sur le nuirché national, international, universel mênu' quelquefois. Les bourses sont, en effet, en communications constantes les unes avec les autres. Grâce au télégra])he. au téléphone, les écarts entre les cours cotés pour la même marchandise sur des marchés difféi'cnts sont pres- (pie instantanément connus, et la spéculation tra\aihe sans retard à les faire disparaître. En matière de bourse comme en matière de banque' interviennent certaines opérations d"ai'bitra;:e. consistant à acheter là oii les cours sont bas pour revendre au même moment là oîi les cours sont élevés, on inversement, (liâce à ces opérations, un ni\ellemeut raj)ide s'éla- Itlit. ne laissant i)lus subsister entre les cours de la même marchandise sur des nuirchés différents (|ue les <*carts tenant à des causes économi^iues i)ermanent('s. ])ar exemple aux frais (piimposerait iu)iinaleinent le trans{»()rt eff<'ctif dvs. pi'oduits d'un pays à un autre.

."»2o. DiM'érciilcs (•alcj|(M-ic> (r<»|M''i'a(ion> de hoursc : \v ninrfhé au c(»in|Haiil cl lo marché à Icrinc-. — .Mal.i;i('' leui' t lès ji'i'aude \aii('-t('' ai)|)arente. les o|)érati(uis (pii se traitent dans les bouJ'ses ]>eu\<'nt être l'ament'es à deux t.\pes essentiels, (pii sont le marclii'- au c<unptant et le niaicln' à tei'nu'. I.e inaiclH' au comptant iniplitiue une e\(''ciition imnK'diate. ou (\\\ moins très prochaine. Les titres on les nnii'chandiscs de\ idiit être li\i(''s, et le prix paye*, dan^ nn délai de (|uel(|ues jouis an plus. Le nnircIh' à teiMue. au conliaire. sn|)poNanl nn acconl imnu'diat (Iv^^. opéi'ateurs sui' les conditions de roi>(''ra1ion. (piantit(' \(Mm!iu' et piix d'achat, en relaide l'exi-cnt i(Hi jusipià uiU' é[)0(|ue i)lus (Ml nutins ('■lojiiiK'e (|ue l'on ajtpelle la ■ li(|uidation ». Les ti-

■.i. \. 'l'hiillcr, 'I ritilr rlniii'iilnirr ilr ili-iiil cuninirrriiil.

i.i: (,(i.\iMi:iu I-; iNrKiui:uM 87

très (Ml iiiaicliiiinliscs iw seront livi'i's par le vendeur, et le prix payi' par raeiieteiir. (\u'à la lin du mois, ou peut-être même h hi fin du mois suivant.

Lorsqu'il s"a<iit (TopcMations i)ortant sur des marchandises, on dV'.siiiiu' })artois le mai'ehé à ternie sous le nom de « marché à livrer 'i. Le lésiislateur lui-même ne s'est pas abstenu de c(^t.t(' dénomination (Loi du L'S nuirs 1885). Il vaut mieux cepeuflant employer, pour les nuirchandises comme pour les valeurs, l'expression de mai'ché à terme, en réservant celle de marché à livrer [)()ur dc'siiiiici' les o[)érations conclues hors bourse et par lesquelles un juoducteur ou nu commerçant en gros s'assure la livraison, à une date plus ou moins éloignée, d'un stock de nuirchandises conformes à un échantillon déterminé, qui i)eut n'être pas un des échantillons-types admis en bourse. ')'2i). On est généralement porté à penser que le marché au comi)tant et le marché à terme ont des destinations essentiellement différentes. La tonction économique du premier consisterait à assurer l'approvisionnement, s'il s'agit de marchandises, ou à permettre le placement de capitaux, s'il s'agit de valeurs mobilières. Le marché à ternu'. à l'inverse, constituerait essentiellement une opt'i'ation de s})éculation.

11 en sera ainsi certainenuMit dans la plui)art des cas; il peut se l'aire cependant que l'idée de spéculation ne soit pas étrangère au marché au comptant, alors ((u'au contraire le marché à terme eu sera exeni[)t. Ainsi, l'aclmt au c()m})tant de valeurs mobilièies en vue d'une revente à des cours plus élevés constitue une (q)ératiou de spt'culat ion. Il en est de même de toute uiu^ catégorie importante de contrats ayant pour objet des marchandises, et connus sous le nom de « ventes en disponible ». Ces ventes (pii, poui* les opérations au com[)tant, correspondent aux marchés à livrer })our les oi)érations à terme, pernu'ttent aux industriels et commerçants de s'approvisionner de marchandises destinées à êti'c revendues telles, ou après transformation. I']lles constituent donc des marchés de spéculation.

()l)sei'vons toutefois (pie, dans le cas oii la spéculation revêt la l'orme des o[)éiations au comptant, son développement ren- <'ontre assez vite un obstacle dans la nécessité même de l'exécution immédiate. VA\o se tromc naturellement contenue dans les limites fixées par les disponibilités en capitaux et en marchandises. Toute autre est la situation, lorsqu'on a recours au marché à ternu'. Le vendeui', a\ant un délai prolongé pour exé-

cuter le contrat, pourra vendre des marchandises qu'il ne possède pas, soit qu'il compte se les procurer avant l'échéance, soit qu'il espère, par une contre -opéra tion\ se substituer une autre personne pour l'exécution de son premier marché. L'acheteur, de son côté, pourra ne pas avoir entre mains, a» moment du contrat, la somme nécessaire pour prendre livraison de la marchandise. Le volume des opérations auxquelles celle-ci donnera lieu se trouvera donc, par le fait du terme, considérablement accru.

Mais, si le marché à terme implique la plupart du temps chef l'opérateur l'intention de réaliser un bénéfice par suite de la différence des cours lors de deux opérations successives d'achat et de vente, il peut se faire qu'il s'inspire de motifs très différents. Ce sera par exemple le cas d'un capitahste qui, prévoyant une prochaine rentrée de fonds, veut profiter d'une baisse des cours pour effectuer un placement en valeurs mobilières.

De ce que les opérations au comptant peuvent s'inspirer d'une pensée de spéculation, alors qu'à l'inverse les opérations à terme peuvent ne pas impliquer nécessairement ce mobile, résultent diverses conséquences. Tout d'abord le marché du comptant et le marché du terme, à la Bourse, au lieu de rester complètement étrangers l'un à l'autre comme on paraît le supposer parfois, se pénètrent et réagissent fortement l'un sur l'autre. Suivant les pays et les législations, la spéculation s'exerce tantôt sous la forme des opérations au comptant, tantôt sous la forme des opérations à terme. Il peut même se faire qu'une opération au comptant devienne un marché de spéculation sans l'avoir été à l'origine, si par exemple un capitaliste qui achetait des titres pour les garder en portefeuille se décide à les revendre pour réaliser le bénéfice résultant de la hausse des cours. Et à l'inverse, un marché à terme conclu dans une intention de spéculation pourrait devenir une opération de placement, si par exemple l'acheteur renonçait à revendre les titres et les conservait après en avoir pris livraison au jour de la liquidation. On conçoit dès lors qu'il soit très difficile au législateur de traiter d'une manière différente ces deux catégories d'opérations. Kn proscrivant les marchés à terme, ou en multipliant autour deux les obstacles, comme l'a fait, en 1890,

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