‹ Cours d'économie politiqueChapitre 52 sur 280 · V. plus loin, no · texte numérisé non relu

V. plus loin, no

i)i;t .\ii:mi. i-mîtii.

III \lTn:i.

le plus litMK'i'iilciiKMil i>i;i1i(jii<''. I )'(»i(liii:iii<'. les |)arlics ])i-(*f("'i«'iit recourir A l'cxéculiou diltéicuticllc. dans la(|iU'Il('. en (U'iioi's de toute livraison <'tt'eeti\-e et d<' tout paienuMil du pi'ix convenu, le niarclu' se rèiile ])ar la icniise à l'opc-i-ateur ou le versement ertectué pnv lui dune sini{)le diflerence en ar<:ent. Ce rè<iii'nuMit dit'téi'eutiel sera le ivsultat d'une conti'e-opc'ration effectuée par cliacuu des çoni lact aut s. Pai' exemple, lacheteui' escomj»tait la hausse des cours en \ ne d'une l'cxcute ult(''rieure. C'était un sjx'culateur à la hausse, un haussier . Dans rinter\idle eiiti'c le contiat et l'éclK^aiH-e. ou au plus tai'd à cette dernière date, il revendra les titres ou les mai'chandises qu'il avait aclielc's à leinie. I! n'auia i)as à en i»i'<Midre livraison. ])uis- (ju'il les a revendus. Il n'aui'a ]>as non plus à toucher le prix «lu ])ar son acheteur. [)uis(|uil doit hû-niénie })ayei' son pi'opre \endeur. Ses deux contrais se rèi;l(>ront \H)ur lui en tuic rennse on un ])aiemenl dune ceilaine somme (l'araent. re})résentant la dinV'rence eiitic les cours d'achat et de i'eveul<'. Il touchei'a celte difféicnce. s'il a re^'endu plus cher (jn'il n'a\ait aclieti'-; il devra la [javer. s'il a revendu à perte. Pour le suiplus. il y aura en comjxMisation. De son côté, le vendeur à ternie cseoni})lait la baisse des coui's. avec l'intention de lacheter et do réaliser ainsi un bénéfice. C'était un spéculateur à la baisse, un ' baissier •. An lieu «l'exc'cuter effectivement son maiché à l'échéatu-e. il aura jui. dans l'intervalle, se libé-icr par niH> contre- (>])ération. IjCs opt'rations dv bourse ayant i)()ur oI)jet des choses essentiell<Mnenl f(»nuibles. il n'a ui'a plus à livrer les marchandises ou les tilfcs (in'i! axait }>rimiti\ cmeiit M'iidns à terme. puis(|u'il en aura i-achel('- une (piant ité- 1'( | in \a lente. 11 n'a ma })as non plus à toucher son prix de vente. i)uis(iu'il d(»it lui-même un pi'ix d'achat. Compensation faite, tout se ramèm-i'a jtour lui, comme jjour l'achetenr. à la ic'ception ou an paiemeni d'une diffi'i'ence <'n aryen'. sui\ant <|ue sa double opc'i'aliou aura, ou iH)n. (''t('' aranla.ii«Mise.

On pouirail ol)jecler. il est \ lai que. dans ciiacune de ses opéiations successives, le \endeur ou l'acheteur à lernu' aura comme cuiilicpai t i<' une peisoniK- diffc'renle. Ancum* eom[)ensation ne (ic\ rail d(uic. semblc-t -il, s'opi'i'ci' de l'un des mai'cht's à l'aiilic. (ommciit compi'endr<'. en d'aulres tiMines. (juc l'aehcieiii- M»it jilit '•!■(■• de paxcr s(ui prix parce (junne personne. autic que M)ii \endcur. se li-on\cra elle-ménu' (h'bit l'ice enxcrs lui d'un piix un peu plus ou nu ]>eu moins (•leNi- .' Ici appâtait

I i; (OMMKiu.i-: iM KiuiajR 'M

riiupoi'lîiiHM' (In rôle joiK'. dans la li(|iii(latioii du niarclK' à terme, i>ail('.s iiilcniK'diaircs d<' Ijoui'sc. Dans les bourses de valeurs, parexcniple. la loi impose aux opiM-afeurs \e niiuistèic des ajicuts de chauffe. C'(^ sera l'aii-enl de eliauji-e de raclieteui' (pii sei'a eliai'gé de rece\()ii' le prix dû pai- celui-ci eu vue de le li"aiisniet1i<' à raji'eni de cliaii<:(' du \'eiideui\ le(|ue] lui renietti'a les titres à l'éclu'ance. Si c'esi pai' sou iutenui'diaire (pie Tacheleur a revendu la ni(''iue (|uanlit('' de titres, ce sei'a lui encore (|ui de\ni recevoir le prix ])ay('' paile sec(»nd acheteur, afin de le reiuettie au pr(Muier. C'est donc entre ses mains (jue sopéréra la compensation, et. comm(» le [uix l'ixi' pour le premier marcli(' n'est pas exi^iiblci au jour du contrat, mais seulement au jom' de la li(|uidation. il nauia ])lus. à celte ('po(|Ue. (|u'à verser à son client ime dirr(''rence ou à la recevoii' de lui. De même, ce sera l'aaent de change du vendeur qui. recevant les titres rachetés par celui- ^i, en assurera la transmission au premier acheteur, compensant entre ses mains les deux ])ri\ de \enle et de rachat, et réglant son compte avec son client i)ai' la remise ou la réception d'une simple différence. Tl suffira, dans l'un et lautre cas. (^ue ragent de -change exige de l'oix-rateui'. lois de la conclusion du premier marché, le \'ersem(Mil dune somme relativement peu éhnée. mais suffisante pour couvrir l'écait possible des cours lors des deux opérations successi\-es. Si ces deux opérations avaient été effectuées par le ministère dagents de change différents, la compensation s'opérerait d'abord eut re eux, avant de produire effet par rapport au client. Les usages de bourse, en vue de faciliter ces compensations entre les intermédiaires, instituent à épo((ues fixes, au milieu et à la fin du mois pai; exemple, une li(!uidation générale de tous les cMigagements à terme.

'ÙV2. Dans les bourses de marchandises, la liciuidation des mai'chés à terme s'o})ère princii)alement au moyen de » filières ", ou par l'intermédiaire de » Caisses de li<iuidati()n ^ >■.

On désigne sous le nom de filière un titre constatant le dép<")t de la marchandise vendue dans un magasin agréé par la bourse. et portant offre de livraison de cette marchandise coîiire paie-

I. \ . Mir lc> riLTli'iiiciit- (i;ii- liliiTi-^ et >ui- lo f:u->f^ de liiiiiiihi! ion. J)i-|ii- In . /.<x ciiissrs ilr li'fnifliilinii ilrs uficrntinits à Irrnir sur mnrchiiiiili.sfs. Ilirso I'.<ii7: Lrddc, 1)11 rciilniinit fliffrnniifl ilrs ntiirchés à lermi' dttn.s 1rs Ixnirsrs de ■conimrrcr. l'.Mi»: {{cpuiix. La liuiirsi- <h>s niiinhatulisfs ilr Paris. :f' l'iiilion. 191": .Ma\ l'uiiiunui, l.iirs;iiiis;ili(Hi îles inarciios .1 Icriiio sur marciiHiniiscs; If iôlt> OL't>ii()nii(|U(' ri M)i'i;il lie» caisso di- li(|iii(latioii. daii-- la Itrvitc cnitinjuiijue itilcrnatii'iialr. r.U,.

\r2. DEUXIÈME PARTIE. CHAPITRE V

ment du prix convenu. La filière est susceptible d'une série d'endossements, dont chacun est censé équivaloir à la remise effective de la marchandise déposée. Le vendeur à terme endosse le titre à son acheteur; celui-ci, au cas où avant réchéance il aurait revendu la marchandise, l'endosse à son tour à son propre acquéreur, et ainsi de suite jusqu'au dernier acheteur, au nom duquel est arrêtée la filière, et qui seul am-a à prendre livraison. C'est un agent de la bourse qui assure la circulation de la filière, en se chargeant de la présenter à tous les opérateurs successifs pour recevoir leurs endossements, et en réglant, suivant les cours d'achat et de revente, leurs différences pécuniaire<5 en plus ou en moins. Seul, le dernier acheteur aura à payer entre les mains du filiériste son prix d'acquisition, et recevra, pour en requérir l'exécution du magasin général, le bon à livrer signé par le premier vendeur. Toutes les opérations intermédiaires auront été l'objet d'un simple règlement différentiel. Parfois même, d'un commun accord entre le premier vendeur et le dernier acheteur, on pourra éviter la livraison effective en réglant leurs rapports par le paiement ou la réception d'une différence en argent. La liquidation est encore simplifiée dans certaines bourses, oii la filière, au lieu d'être présentée au domicile des opérateurs successifs, doit être endossée par ceux-ci à la Bourse même, le jour de la liquidation.

Dans un petit nombre de bourses, notamment à Anvers, à Koubaix, au Havre, on a recours, pour faciliter la liquidation des marchés à terme, à l'intermédiaire d'une ingénieuse institution, dite Caisse de liquidation. Cette caisse, dont le fonctionnement rappelle celui du Clearing-house pour la compensation des chèques S centralise toutes les opérations à terme conclues à la bourse. Elle se substitue à la fois à l'acheteur et au vendeur, en devenant la contre-partie de chacun d'eux. Cette double opération étant traitée au même cours, qui est celui du marché réellement conclu, ne peut naturellement entraîner pour la Caisse ni profit, ni perte. A l'échéance, elle liquidera son propre marché avec les deux parties en recevant de l'une, pour la remettre à l'autre, la différence pécuniaire résultant de l'écart survenu dans les cours de la marchandise traitée; ou plus simplement, les deux opérateurs étant ses clients, elle créditera de C8tt<} différence le compte de l'un et en débitera le comp-

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