Lovasse ur, Rappurt cité
2. V. Colson, Statistique des irûnsports, 1912 et Annuaire siaiistiqw, 1919-1920.
472. 3' Ri'lativt'niiMit à lorçianiL'ialion de-; transportï;. — Les
])ro<i:rô,s réalisés sous ce rapport clans les divers modes de loconiotion ont eu pour point de départ l'établissement de lignes régulières à itinéraires fixes et à durées déterminées de parcours. Dès la fin de l'ancien régime, des services publics de diligences et de messageries avaient fait lobjet de contrats d'affermage et même, pendant quelques années, d'une exploitation en régie. Plus tard, après la création des malles-poste, et en dehors des petites entreprises de transport sur routes, dont le nombre atteignait plusieurs milliers, les communications entre Paris et les autres grandes villes de France étaient assurées d'une manière régulière par les diligences de diverses Compagnies, notamment des anciennes Messageries Royales, devenues Messageries Nationales. Pour les marchandises, dimportantes entreprises privées avaient, d "autre part, organisé des services de roulage accéléré.
Dans la batellerie fluviale, en France, la concentration ijaraît, jusciu'ici, s'être fort peu manifestée. La plupart des bateaux qui circulent sur les rivières et canaux appartiennent aux bateliers qui les dirigent. C'est tout au plus si 20 % d'entre eux sont la propriété d'entreprises collectives. On peut observer cependant, depuis quelques années, une tendance à la conclusion d'ententes entre Compagnies de navigation, sur le&^ points du moins oii des services réguliers paraissent susceptibles d'être organisés ^
Dans les transports par chemins de fer, la concentration s'est, au contraire, accentuée très rapidement. En Allemagne, en Belgique, en Russie, en Suisse, en Italie, dans d'autres pays encore, les administrations de chemins de fer sont devenues des services public^. En France, oîi fonctionne le système des Concessions, les Compagnies étaient, à l'origine, assez nombreuses. On en comptait plus de 30 en 1852. Les efforts du Gouvernement amenèrent leur fusion et la constitution de six grands réseaux. Par la suite, il est vrai, de nouvelles concessions furent accordées à des ('ompagnies secondaires, dont les lignes devaient être, ])(nir la i)lupart, ultérieurement rachetées et devenir, à partir de 1.S78, le réseau de l'Etat. En 1908, ce réseau lui-mêiiu^ a vu j)lus (|ue. doubler son importance, par suite du rachat du réseau antérieurement exploité par la Compaguie^
Ir V. ColRon. Cours d' Ecmiumii' /l'ililiqur, livre \ 1.
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de rOuest. Actuellement, sur 10.000 kilomètres de chemins de ter d'intérêt j^énéral en exploitation dans notre pays, les trois quarts sont entre les mains de cinq Compagnies concessionnaires. En Angleterre et aux Etats-Unis, pays de libre initiative en matière de cliemins de t'er^, des ententes et des fusions sont fréquemment intervenues entre Compagnies concurrentes. Bans le second de ces pays notamment, l'opposition des pouvoirs publics n'a pu empêcher la constitution, sous le contrôle de certains des « rois « de l'industrie et de la finance, de groupements ou « systèmes « comprenant parfois plus de 30.000 kilomètres de lignes.
Les conditions de rarmement maritime ont, elles-mêmes, singulièrement changé^. Autrefois, de nombreux négociantsarmateurs équipaient chacun quelques navires de faible tonnage, en vue de transporter des marchandises leur appartenant, de les vendre au loin et de ramener ensuite au point de départ, une cargaison exotique. Aujourd'hui, de puissantes Compagnies, possédant des flottes de paquebots et de cargoboats dont la valeur est considérable, se bornent à etïectuer pour autrui des transports maritimes, en dehors de toute oi)ération de pur trafic pouvant être pour elles-mêmes l'origine d'un profit complémentaire. Le départ des navires n'est plus, comme autrefois, subordonné aux vents favorables et à la réalisation dun chargement complet, leur retour au port d'attache n'a plus une date incertaine; des services réguliers ont été organisés, fixant par avance et en tout état de cause les départs, les arrêts, la durée du voyage et la date des retours. Cette transformation profonde ne remonte pas encore à cent ans. C'est eu xVngletorre, vers 1820, que les premières Compagnies de navigation maritime ont fait leur apparition. Elles se sont répandues et déveloiipées à partir du milieu du XIX^ siècle. Les deux grandes Compagnies anglaises, la Peninsular and Oriental et la Cunard remontent, l'une à 1837, l'autre à 1839. La White Star Line, qui fit construire les deux vapeurs géants, rOlympic et le Titanic, a été fondée en 1870. En Allemagne, deux très puissantes Compagnies, la Hambnrg Amcril.a, dont le tonnage avant la guerre dépassait 1.300.000 tonnes et le Norddeutscher Lloi/d de Brème ont été constituées, lune en