NogiiroiM Moyt\ I., 'S rrijimes douonicr>i
A-eriiement américain à réaard des importations ét^anor'^res,d'amener la conclusion de ("onvcntions commerciale*.
50^. Le retour à la protection (l<iiiainère en France; la loi (lu 11 janvier 1892. — En présence de la ponssée protectionniste qui. tout autour délie, entraînait des relèvements successifs dans les taux de la tarification douanière, la France dut, à son tour, recourir à des mesures protectrices. Elle y était amenée par les doléances de son agriculture et de son industrie. Sous 1 "action des causes multiples que nous avons précédemment signalées, les producteurs de céréales avaient vu s'abaisser considérablement les prix de leurs produits et se trouvaient par suit<^ obligés, dans certaines régions, de transformer en prairies pour l'élevage une partie des terres de labonr. On eut recours à la. protection. Xous avons vu que, lors de l'élaboration du tarif de 1881, il avait été décidé de maintenir les céréales en dehors de& Conventions qui seraient ultérieurement conclues. Profitant de la liberté qui lui était ainsi laissée, le Parlement, par deux lois successives, en 1885 et en 1887, éta()lit au tarif général un droit de 3 francs, puis de 5 francs, par quintal, T» Timportation des blés. La loi dt 1887 réservait d'ailleurs au (iouvernement,. pour le cas éventuel oîi, par l'effet de la taxe nouvelle, le prix du pain viencb'ait à s'élever d'une manière excessive, le droit d'en suspendra provisoirement l'application. Les droits à l'importation du bétail étranger firent également, en 1885 et 1887, l'objet de relèvements au tarif général. De son côté, l'industrie demandait à être protégée: mais, pour la plupart des produits qui l'intéressaient, nous étions liés par les traités conclus en 1882, pour une durée de dix années. En 1887 cependant. l'Italie, qui venait de relever très sensiblement les taxes de son tarif général, usa de la faculté «jnelle s'était réservée de dénoncer prématurément la Convention conclue avec la France. Les négociations engagées en vue du renouvellement de cette Convention n'ayant pu aboutir, il en résulta, pendant quelques années, une lutte de tarifs assez vive entre les deux pays. Les autres traités fuient dénoncés à leur expiration, en iS!);. e' la Franc<' entreprit, dans le sens d'un rc^tour plus effectif à la pr)li{i(|ue de jubtection, la refonte de son .légime douanier.
'tU'i. Elle fut réalisée par la loi du 11 janvi;'r l.'^92 (jui. au système des tarifs conventionnels', substitua dans notre pays le système du double tarif, maximum et minimum -. Le nouveau