‹ Cours d'économie politiqueChapitre 10 sur 18 · SI · texte numérisé non relu

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Total fr. 1,«»,645,000

Dans le même intervalle^ l'exportation de l'or vers l'Asie n'a été que de 135,320,000 francs.

Cet accroissement du débouché asiatique a soutenu la valeur de l'argent pendant que la substitution de l'or à l'argent, dans la circulation monétaire des principaux marchés du monde civilisé, empêchait la chute de la valeur de l'or. £n admettant que la production de l'argent continue à demeurer sta^ iiannaire, ce métal devra, selon toute apparence, hausser dès que les exporta* lions vers l'Asie ne pourront plus être alimentées parles approvisionnements monétaires que la substitution de l'or à l'argent a rendus disponibles. Ainsi, d'un coté, il y aura de plus en plus, à moins d'un changement dans l'état actuel de la production des deux métaux, tendance à la baisse pour l'or, tendance à la hausse pour l'argent. D'où cette conclusion que les deux métaux sont exposés, quoique en sens inverse, à perdre de plus en plus aussi la qualité essentielle de l'étalon monétaire^ savoir la stabilité de la valeur.

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n'en parut point affectée et que la monnaie d'or continua d'être rare.

Du moment, au contraire, où Tor a pris la place de l'argent dans la circulation , l'étalon a commencé à s'affaiblir. Un franc d'argent, étalon monétaire, consiste en 5 grammes d'argent monnayé à 9/10^ de an, et il équivaut, en supposant que Tor vaille 15 1/2 fois l'argent , à 0,32 gr. d'or monnayé à 9/10^ de fin. Mais dès que Tor ne vaut plus 15 1/2 fois l'argent, 0,52 gr. d'or ne valent plus 5 gr. d'argent, et l'étalon monétaire se trouve affaibli du montant de la baisse. Car les débiteurs peuvent s'acquitter indifféremment avec des francs d'or de 0,32 gr. ou avec des francs d'argent de 5 gr. En s'acquittant avec des francs d'or de 0,32 gr., comme ils y sont autorisés légalement, ils infligent à leurs créanciers une perle égale au montant de la dépréciation que l'or a subie. Dans l'état actuel des choses, cette perte est peu importante, car la baisse de Tor est assez faible; mais supposons qu'elle devienpe plus forte, que l'or ne vaille plus que 14 fois, 12 fois ou même 10 fois l'argent, la perte des créanciers qui auront stipulé sous le régime des francs d'argent et que l'on remboursera avec des francs d'or, pourra s'élever fort haut. Ce sera exactement comme si, en laissant par négligence ou autrement le mètre se raccourcir de 10 à 15 centiniètres, on autorisait ceux qui se sont engagés à fournir tant de mètres d'étoffe, ancienne mesure, à un certain prix, à s'acquitter de leurs livraisons avec le même nombre de mètres raccourcis.

Il s'agit maintenant de savoir comment cette substitution de l'or à l'argent, entraînant l'affaiblissement de l'étalon, pouvait être empêchée ou arrêtée? Sous l'ancien régime, on remédiait de deux manières à ce mal qui se faisait, à ce qu'il semble,

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fréquemment sentir, car Henry Poullain la signale au nombre des principales causes du désordre des monnaies. Tantôt on refondait la monnaie d'or, en augmentant le poids des nouvelles espèces, dans la proportion de la dépréciation; tantôt, — quand on voulait éviter les frais d'une refonte, — on abaissait dans la même proportion, la valeur monétaire des espèces d*or existantes. Ces deux remèdes pourraient encore être appliqués dans les circonstances actuelles; mais ils présenteraient, Fun et Tautre, des inconvénients sérieux. Si Ton adoptait le procédé de la refonte, à une époque où Tor est en voie de dépréciation, sans que personne puisse prédire à quel point cette dépréciation s'arrêtera, on s'exposerait à devoir, chaque fois que la valeur de l'or s'abaisse, renouveler cette opération coûteuse. Si l'on recourait à l'abaissement de la valeur monétaire, soit en autorisant les créanciers à ne plus recevoir les espèces d'or qu'au cours variable du commerce, soit en tarifant ces espèces aux environs du cours, et en modifiant cette tarification à chaque nouvelle baisse du métal, on éviterait les frais de la refonte, mais en rendant la monnaie d'or beaucoup moins propre à servir de médium circiUans. Car elle n'aurait plus qu une coupure irrégulière, et, de plus, ses détenteurs seraient exposés à subir une moins value à chaque abaissement du cours ou du tarif.

Il y avait un troisième remède, à notre avis bien préférable à ceox-là, et qui consistait à importer en France le régime de l'étalonnage anglais, en réduisant la monnaie d'or à l'état de < billon. »

Ainsi que nous l'avons vu (5^ leçon), en Angleterre l'or sert d'étalon monétaire, et la monnaie d'argent n'est en réalité qu'un billon supérieur, fabriqué avec une étoffe métallique

d'une valeur inférieure à sa valeur monétaire. Comme rémission en est proportionnée exactement aux besoins de la circnlation, la monnaie d'argent n*a point de fluctuations propres: sa valeur est toujours gouvernée par celle de la monnaie étalon. Rien n'aurait été plus facile, en France , que d'appliquer ce régime à la monnaie d'or. Il aurait suffi pour cela d'en arrêter la fabrication au moment où elle commençait à empiéter sur le domaine naturel de l'argent, et, mieux encore, de la rendre toujours échangeable à vue contre de la monnaie d'argeoli comme fait la Suisse pour le billon. Cela fait, l'or métal aurait eu beau se déprécier, la valeur de la monnaie d'or n'aurait point varié, de même que le cuivre, le bronze ou le nickel ont beau subir des fluctuations, la valeur des monnaies de billon fabriquées avec ces métaux demeure invariable (1).

(1) On trouvera l'exposé de ce système dans le icwwd de* ÉctmomUtet,

mai 1854; il a été reproduit dans les Quesiious tPécouomie poliiique d

d£ droit public. T. 1«^ p. 281. De la déprédation de Vor. M. Michel

Chevalier en a fait la critique suivante dans son ouvrage sur la Baim

probable de Vor,

« M. Gustave de Molinari a recommandé un mécanisme monétaire destiné à maintenir en France la double circulation de l'argent et de l'or, tout en reconnaissant à l'argent seul la qualité d'étalon. Four assurer à l'or, dus toute la latitude possible, la qualité d'auxiliaire que la loi de l'an XI a attribuée à ce métal et pour empêcher en même temps qu'il n'y ait chance de la lui voir outre-passer, M. de Molinari voudrait qu'il y eût des pièces d'or ne contenant qu'une quantité de métal sensiblement inférieure à celle qui co^ respond à la valeur de l'or par rapport à l'argent. Ce serait, suivant loi, billonner l'or, tout comme, en Angleterre, on billonne Targent. Dans ce système, le gouvernement français se réserverait seul le droit d'émettre de la monnaie d'or, comme le gouvernement anglais se réserve seul le droit d'émettre

On aurait eu ainsi un système monétaire rationnel, à base d'ar^nt, comme TÂngleterre a un système monétaire rationnel à base d'or.

Au point où en sont venues les choses, il est un peu tard pour recourir à ce remède. Car il faudrait se résigner k faire les frais de l'échange de la monnaie d'or, émise en quantité surabondante, contre de la monnaie étalon. Il y a donc appa-

de la nKHinaie d'argent ; et comme la circulation de la France commence à et» saturée d'or, il faudrait aoBsi qu'il en arrêtât, provisoirement du moins, la &bdcation. En outre, pour donner aux détenteurs de la monnaie d'or une gazantie contre l'excès des émissions, pour assurer en quelque sorte la valeur de cette monnaie auxiliaire, fabriquée avec un métal aujourd'hui sujet à dépréciation, il faudrait que la monnaie auxiliaire d'or fût toujours remboursable en argent comme sont les billets de banque. Ces conditions remplies, la valeur de la monnaie d'or deviendrait aussi stable que celle de la monnaie d'ai^nt sur laquelle elle se trouverait ûnLée, et comme l'or est d'un usage plus commode que l'argent, dans la plupart des transactions on s'en servirait de préférence. L'or actuellement dans la circulation n'en serait donc point retiré pour être échangé contre de l'argent, pas plus que ne le sont les billets de banque, et le régime monétaire de la France unirait la sécurité du système hollandais ou belge, qui' repose svs l'argent, à la commodité du système anglais, qTii repose sur Tor. «

Les objections que M. Michel Chevalier oppose à ce système portent : 1* va le danger de la contne&çon ; 2^ sur les frais résultant de la nécessité de conserver dans les caisses publiques un capital en argent pour garantir la ciieolation de l'or.

• Si c'est une violente tentation que de battre monnaie avec du papier, en imitant des titres généralement admis du public, tels que les véritables billets de banque, la spéculation malhonnête d'émettre des pièces d'or, passant pour 35 &ancs et n'en valant que 15, serait encore lucrative. Il serait ntème plus facile de fabriquer de ces jetons que de contrefaire les billets de baaque. L'imitation naturelle de oes derniers titres est déjà malaisée et pour-

s^ COURS d'économie politique.

renée qae la France sera conduite à ratifier le fait accompli, en adoptant légalement Tétalon d'or et en affaiblissant la monnaie d'argent indispensable au service des menus échanges; ceci afin de pouvoir la conserver dans la circulation. Elle billonnera l'argent, comme a fait l'Angleterre, autrement dit, elle adoptera purement et simplement le système. anglais. C'est ainsi qu'après avoir fait un si grand étalage des avantages pré-

rait être reudae très difficile. Au contraire, La reproduction de pièces d'or dont l'empreinte aurait été plus ou moins déformée par la circulation est d'une extrême fÎEicilité. Ce ne serait qu'un jeu pour des fabricants de boutOBS de livrée, montés comme sont aujourd'hui les ateliers de cette industrie dass certaines villes comme Birmingham.

' Le danger d'une panique qui porterait une masse de peuple à venir demander le remboorsement de ces jetons d'or, contre leur montant nominal en argent, serait presque aussi fort qu'avec de petits billets de banqae, dans l'hypothèse où je me suis placé d'un grand écart entre la valeur nominale et la valeur réelle.

« Il est vrai qu'on se soustrairait à ces deux périls en s'imposant la règle de n'avoir entre la valeur nominale et la valeur réelle qu'un écart de 5 p. c. à 10 au plus. Mais alors la combinaison deviendrait onéreuse à cause de la somme qu'il faudrait toujours garder en pièces d'argent pour opérer le remboursement à volonté. Supposons une émission d'un milliard de francs en billon d'or : si l'écart est de 7 1/2 p. c, ce sera une économie de 75 millions dans le capital requis pour former l'instrument des échanges; mais si les caisses publiques destinées à garantir le remboursement à volonté absorbent à cet efibt une réserve de 100 millions en pièces d'argent, Topération aboutit à une perte. » De la baisse probable de for, Sect. YII, chap. V. D*un procédé recommandé pour mainienir la circulation parallèle de forgent et de VoTm

Aux objections que nous oppose le savant auteur de la Monnaie, nous ne ferons que de courtes réponses, car le remède proposé par nous en 1854 serait maintenant d'une application plus difficile et plus coûteuse. Noos

tCDdos de TappIicatioD du système métrique à rétalonnage de la moDuaie, elle l'abandonnera sans retour. Son étalon monétaire ne sera plbs, en effet, en droit comme il n'est déjà plus en Tait, 5 gr. d*argent monnayé à 9/l(y" de fin ; mais la somme aussi peu décimale que possible de 0,32 gr. d'or monnayé à 9/l(y' de fin.

Ce qui a empêché selon toute apparence de remédier, en

croyons toatefois que soa adoption serait encore préférable, au double point de vue da juste et de Tutile, à la substitution légale de l'étalon d'or à l'étalon d'argent, entraînant comme une conséquence nécessaire l'affidblissement et le billonnage de l'argent.

Si à l'époque où l'or affluait dans la circulation française, répondronsnous à M. Michel Chevalier, le gouvernement s'était réservé, d'une part, le droit d'en régler l'émission, en le déclarant, d'une autre part, toujours échangeable contre l'argent et vice-versd, la différence entre la valeur intrinsèque de la pièce d'or de 20 fr. et sa valeur monétaire eût été trop faible poar provoquer la contrefaçon. En admettant l'éventualité d'une baisse considérable de Tor, la différence se serait accrue sans doute; mais jamais elle n'aurait procuré aux contrefacteurs des bénéfices comparables à ceux que rapporte la contrefaçon des billets de banque. La contrefaçon de l'or eût été plus facile, à la vérité ; mais celle du billon de cuivre est plus facile encore sans être moins lucrative, et on ne voit pas cependant qu'elle s'effectue sur une échelle quelque peu étendue.

Quant au capital de garantie, il serait insignifiant si les émissions de la monnaie d'or étaient convenablement réglées, en d'autres termes, si l'émission de cette monnaie était toujours proportionnée aux besoins du marché monétaire.

Seul, du reste, ce remède à la défectuosité de l'étalonnage français pouvail empêcher la substitution de l'étalon d'or à l'étalon d'argent, sans coûter — du moins à l'époque où il fut proposé — aucun sacrifice au trésor, et en permettant à l'or de prendre, au grand avantage des consommateurs, sa place naturelle dans la circulation.

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temps opportun, au vice de Tétalonnage du système français, c'est ranlagonisme des opinions sur le choix du métal étalon. En général, les économistes, M. Michel Chevalier eta tète, défendent l'étalon d'argent, tandis que l'étalon d'or a pour loi les banquiers et les hommes d'affaires. Hais, quelque opinion qu'on ait sur ce point, on doit reconnaître que le système actnet est vicieux. Que l'on tienne pour l'étalon d'ai^ent ou pour l'étalon d'or, on ne peut admettre comme rationnel et satisfaisant un système sous l'empire duquel la monnaie étalon peut être chassée de la circulation, chaque fois que l'étoffe de la monnaie auxiliaire vient à se déprécier, un système dans lequel l'étalon est essentiellement variable et précaire, alors que sa qualité essentielle est la stabilité. Nous n'ignorons pas que cette défectuosité même a été vantée comme une qualité et élevée à la hauteur d'un système par les partisans du régime dit du doiMe étcUon. Mais se rend*on bien compte de ce qu'est, en réalité, ce régime? Il est permis d'en douter. . En admettant même que deux étalons existent, en droit, que l'or soit investi de cette qualité aussi bien que l'argent, que le franc soit un poids d'or monnayé de 0,32 gr. aussi bien qu'un poids d'argent de 5 gr. et que l'on puisse, en conséquence, s'acquitter toujours, indifféremment, avec l'un ou l'autre de ces deux francs, en fait il ne peut jamais exister qu'un seul étalon. Deux situations peuvent ici se présenter. En premier lieu, la monnaie d'or peut être exactement proportionnée , daas sa valeur, avec celle d'argent, de telle façon qu'une pièce de 20 francs d'or vaille 4 pièces de 5 francs d'argent, ni plus ni moins. Dans ce cas, l'étalon est un quoique composé de deux métaux. En second lieu , la proportion peut cesser d'exister, la pièce de 20 francs d'or peut valoir plus ou moins que 4 pièces de 5 fr.

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d'argent. Dans ce cas, l'étalon est encore un, car la monnaie métallique la plus chère disparait invariablement de la circalation : rétalon sera Targent si Tor hausse de prix ou si Targent baisse, ce sera For si Vaigent hausse ou si For baisse. Que résultel-il de là? Cest qu'avec ce système, si système il y a, on a toujours pour étalon le métal dont la valeur est le plus dépréciée.

Si les métaux étalons n'étaient exposés qu'à un risque de hausse, on pourrait ainsi, sans aucun doute, affaiblir sensiblement ce risque. A moins, chose peu probable, que la hausse des deux métaux ne fût égale et simultanée, le métal le plus stable resterait étalon, tandis que le métal en hausse cesserait de l'être. Mais, au temps où nous sommes, les métaux monétaires sont bien plutôt exposés à un risque de baisse , et il en résulte que si rétalon est double, le risque de dépréciation sera double aussi, car chaque fois qu'une baisse surviendra, soit dans la valeur de l'or soit dans la valeur de l'argent, elle entraînera un affaiblissement de l'étalon. Ce régime qui a pu avoir son utilité aux époques où les métaux monétaires étaient à la hausse n'est donc pins qu'un anachronisme nuisible aux époques où ils sont à la baisse, puisqu'au lieu de ralentir la chute de l'étalon il l'accélère par l'accumulation d'un double risque de dépréciation.

Dans cette situation, il faut ou renoncer aux étalons métalliques, ou adopter pour étalon le métal dont la valeur présente le plus de chances de stabilité. Le choix de cet étalon a divisé et divise encore les économistes ; mais, comme nous l'avons déjà remarqué, ce choix n'est point, à proprement parler, du ressort de l'économie politique.

L'économie politique ne fournit, en effet, aucun moyen de tirer l'horoscope de la valeur d'un produit quelconque, car une fouie de circonstances étrangères à son domaine agissent sur la

valeur des choses. Nous ne pouvons pas plus savoir quelle ^ra, dans dix ans ou dans vingt ans, la valeur de Tor ou de Targent que celle du blé, du coton ou de fer. Supposons, par exemple, que les gisements aurifères s'épuisent et que de riches mines d'argent viennent à être découvertes, ou simplement que les mines du Mexique et du Pérou viennent à être mises en pleine exploitation, les probabilités de baisse augmenteront pour l'argent, tandis qu'elles diminueront pour l'or. Dans l'état actuel des choses, notre opinion est favorable à l'argent : nous inclinons à croire avec M. Michel Chevalier que les probabilités de stabilité sont plus grandes pour l'aident que pour l'or. Mais cette opinion, que l'événement peut démentir puisqu'il s'agit de simples probabilités, n'engage en rien la science économique, qui n'a pu nous fournir qu'une faible portion des éléments sur lesquels elle se fonde.

En résumé, le rôle de la science dans les questions monétaires consiste : 1® à reconnaître le besoin auxquel pourvoit l'instrument des échanges et à analyser les fonctions qu'il remplit, soit comme mesure des valeurs soit comme médium drculans ; 2® à constater, en conséquence de cette analyse, les qualités particulières que doivent posséder l'étalon des valeurs elle médium circulatis; S"" à signaler les inconvénients et les maux que l'insuffisance de ces qualités indispensables , telles que la stabilité de la valeur de l'étalon, le défaut d'unité dans les différentes parties de l'instrument monétaire, occasionnent dans la circulation ; enfin 4® à provoquer la recherche des moyens de perfectionner l'instrument monétaire, lorsqu'il est reconnu défectueux ou insuffisant.

Qu'il y ait lieu de provoquer aujourd'hui un progrès de cette nature, cela nous parait indubitable. En effet, nous pouvons,

CD Dous appuyant sur les données que nous fournissent Téconomie politique, d'une part, la statistique, de l'autre, constater :

En premier lieu, qu*à mesure que la masse des échanges s augmente et, en particulier, des échanges à termcy on éprouve à un plus haut degré le besoin de posséder un étalon des valeurs aussi stable que possible ;

En second lieu, que Tor et Fargent ont subi et subissent tous les jours des fluctuations de* valeur qui les rendent , en présence du besoin croissant de stabilité de Tétalon, de moins en moins propres à servir de mesure commune des valeurs.

D*où cette conclusion nécessaire qu'on sera tôt ou tard amené à abandonner les étalons métalliques pour en adopter de plus parfaits.

A quoi nous ajouterons que ce progrès serait, selon toute apparence, déjà réalisé si le monnayage, au lieu de demeurer un monopole gouvernemental, avait été abandonné à Tindustrie privée et soumis à la loi de la concurrence.

COOU D*iGOMOIIIB FOLITiQVI, T. IL 15

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