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CHAPITRE VIIL

Idée générale de la rente du capital.

hk renie du capital Xi^^t autxe chose que le prix qu'on paie pour l'usage d'un capital {a), Yous savee., Messeigneurs , que les capitaux ae distinguent >w jêa^es" et circulons : diacun de ces genres de capitaux donne lieu à un genre p^^rticulier de rente. Comme la |>roportiio«i entre le capital fixe et lé csfpital circulant •varie suivant les différens métiers(è), et qu'il ne s'a- ,gtt ici que de capitaux destinés à être prêtés , il importe avant tant de connaîtzie le rappoUt dans lequel ces deux genres de capitaux se trouvjent chez le «prêteur.

(a) Ce mot est pris ici dans le sens étendu où il comprend 4:oas les capitaux individuels, ipéme ceux qui sont employés improduGtiyement; comparez page 217*

(b) Voyez page a42.

LIY. IIJ^ CHAiR. VIII. 33l

Le capital^a;^ du prêtaor se compo&e de toutes les richesses qu'il prête sous la condition qu'on les lui rende identiquement; son capital circulant con- ^iste dans les iiicbesses dont il cède la propriété idenitique, se réservant seulement la restitution de leur valeur. Les maisons, les meubles, les chevaux qu'un capitaliste loue, constituent sont capiJtal £xe, puisjqu'il ne se dessaisit pas de ces choses et que le loca- .taire les lui rend identiquement; au contraire, les anarchandises qu'il vend à crédit, l'ai^^ent qu'il prête, forment son capital circulant, parce qu'il se dessaisit de ces choses et qu'il n'en jrecouvre que la valeur.

Le capital du prêteur diffère encore de celui du producteur sous un autre point de vue. Les capitaux de ce, dernier donnent toujours un revenu primitif; ceux du prêteur n'en donnent que lorsqu'ils sont employés par des travailleurs industriels. Les chevaux de labour et de charroi d'uacultivateur, qui sont une partie .de son capital fixe, donnent toujours un revenu primitif, étant toujours employés à la production; mais quant aux chevaux de voiture ou de selle d'un loueur de chevaux , c'est l'usage qu'en font ceux qui les louent, qui détermine s'ils donneront un revenu primitif ou un revenu secondaire*

Les richesses qui composent le capital circidctnt du prêteur peuvent se ranger sous deux classes, les marchandises .et le numéraire^ Un grand nombre de prêts se font en marchandises^ Le marchand, par exemple 9 aime souvent mieux s'adresser au manufacturier, qui peut lui pr^teir la marchandise sur laquelle il commerce, que de s'adresser au proprié-

33a PREMIÈRE PARTIE.

taire de numéraire, qui ne peut lui prêter que l'argent avec lequel il 'pourra acheter la marchandise. Toutes les ventes qui se font à crédit sont des prêts faits en marchandises, sous la condition que l'emprunteur en restituera la valeur en numéraire; et ce n'est que cette condition qui fait regarder ces emprunts comme des aichats.

Quand le capital est prêté sous forme de numéraire , la rente qu'il porte s'appelle un intérêt. Comme la plupart des capitaux circulans se prêtent sous cette forme, ou que du moins leur restitution se fait sous cette forme, le mot Sl intérêt est presque toujours pris pour celui de rente, lorsqu'il s'agit de ce genre de capitaux. Ainsi la rente d'une quantité de marchandises prêtées ou vendues à crédit s'appelle un intérêt, tout comme la rente d'une somme d'argent prêtée.

Les richesses qui composent le capital fixe du prêteur peuvent également se ranger sous deux classes, celle des immeubles et celle à^^ fonds mobiliers. La première comprend deux sortes de richesses, trèsdistinctes par leur nature et leurs effets, savoir: 1° les constructions y telles que les maisons d'habita- , tion, ateliers, boutiques, magasins, usines, etc.; et a® les améliorations du sol, telles que les défrichemens, les saignées de dessèchement, les canaux d'arrosement, les clôtures, les plantations, les ouvertu* res des mines et arrangemens préparatoires qui en facilitent l'exploitation, etc. Pour pouYoir prêter un pareil capital fixe, il faut être à la fois propriétairefoncier et capitaliste; mais les constructions ne $up^

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