LIV. III, GHAP< VIII
posent [tas nécessairement la propriété du sol; le capitaliste peut les élever sur un terrain loué.
luesjonds mobiliers des prêteurs varient à l'infini ; cependant, lorsqu'on les considère en niasse , on voit qu'ils se réduisent principalement à deUx articles: I® les moyens de transport ^ tels que les vaisseaux, barques et autres bâtimens de navigation, les voitures de toute espèce ,, les bêtes de somme et de trait, leur attirail, etc.; et a® les meubles meublons et tout ce qui tient à V habillement et à la parure. Dans les grandes villes, les faiseurs de meubles et d'instrumens de musique, ainsi que les marchands qui en font le commerce, louent souvent leurs marchandises au jour et au mois; les aubergistes qui tiennent des chambres garnies, en font de même. Les entrepreneurs des convois louent Tattirail qui sert aux funé* railles; enfin, dans bien des endroits, c'est un métier que de louer des habits de masque.
Quand les capitaux fixes sont prêtés dans la vue d'en retirer une rente, on ne dit pas qu'ils se prêtent, mais qu'ils se louent; ainsi la rente qu'ils portent se nomme lojer. Une maison, une voiture, des meu-* blés , des chevaux , ou des habits qu'on loue , produi-^ sent un loyer (^a). Le loyer est soui^ent compris dans la rente foncière , savoir lorsque le capital qui le produit se trouve fixé dans les améliorations et les constructions d'un fonds de terre. Comme, dans ce cas, la tetre est le principal objet qu'on loue, le loyer est
{à) Le loyer d'an Bavire ou bâtiment dé transport s'ap-* pelle .^^
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regardé comme femnt partie de \a rente foncière: Au contraire, quand le capitalfixe est» l'objet prin^ clpal , )a rente foncière est comprise datisles loyers. On rie parler pas de la. rente foncière que rapporte une maison d'habitation, mais du loyer qu'elle donne, parce que c'est 1^ maison' qu'oiï> loue, et non^ pas Ib terrain sur lequel elle est bâtie.
Vil existe une différence remarqtiable entre les) ca» pitauTt circulans et les capitaux fixes des prêteur»^ Les premiers sont indestructibles, n'étant que dbsj 'Dateurs prêtées; lés autres pérUsenC tôt ou tard?, et il est rare qu'ils retournent au prêteur sans être plus ou moins dégradés. Un capital» prêté en numéraire, ou en marchandises évaluées en numéraire, se con^ serve toujours et donne toujours une rente , à moinsque le numéraire lui-même ne change de valeur. Aii< contraire, une maison, quoique peut-être le plus du^ rable des objets qui composent le capital fixe, n^a qu'une durée limitée; le temps et Tusage, en» la (dégradant, diminuent sa rente; enfin> tôt ou tard elle cesse tout-à-fait d'en rapporter, lorsqu'elle* cesse de pofuvoir être- louée. Cette différence dans la nature des capitaux prêtable^ en entraîne une autre dans leurs rentes, comme vous allez le vol^ dans 1^ cba* pitres suivans ( i ).
(i) BrL Sto^h., dans ce chapitre at dans les deux suivans ,, a vouilu donner une idée de ce qu'il appelle le reyenu primitif du capitaliste ; eC il ne parle que du revenu qu*il tire de soir c«pir«l prêté.. Mais le iirofit qu'un capicnliftle tire de son capital lorsqu'il le fait valoir lui-même , est , si j'ai bien'CQlQ[))ii*is,'
Liv. rn, CHA.9. tx, 335