IIV. III, CHA.P. XIV. 4o
que se font les sources de revenu qui se trouvent dans le sein de la société : elle comprend encore les sources appartenant à d'autres nations, en tant qu'elles peuvent entrer en concurrence avec celles du pays. En conséquence, le salaire superflu d'un travail quelconque pourrait toujours être un prix de monopole, si la concurrence était restreinte aux seuls habitans du pays , quand même elle serait entièrement libre pour ceux-ci. Tel travail suppose des connaissances et une routine qui sont rares dans le pays ; ainsi en admettant même tous les travailleurs du pays à la concurrence, leur salaire peut encore être très-haut, si l'on en exclut les travailleurs étrangers qui possèdent ces connaissances et cette routine , et qui voudraient venir s'établir dans le pays. D^ même le profit net d'un certain genre d'entreprises pourrait toujours être un prix de monopole, i^uand même la concur^rence serait entièrement libre pour toâs les entrepreneurs du pays, si elle ne l'était pas également pour toijs les étrangers. Telle marchandise ne donne un profit net que parce que les marchandises étrangères de la même espèce sont prohibées dans le pays, qu qu'elles y paient des droits qui les y rendent aussi chères que celles du pays. Dans ces cas, comme dans tous les pareils, le revenu net de la société n'est nullement augmenté par le revenu superflu que gagnent les habitans du pays; au contraire, il en eist indi-. rectement diminué, comme nous le verrons dans le livre vifi.