LIV» IV, CHAP. VI
3° Les monopoles créés par les institutions arbh traires du goui^ernemer^t ont le même effet que ceux de là seconde espèce. Lçs monopoleurs, en 4;e];iant le marché constamment dégarni, et.en n^.rempU^nt jamais la demande, vendent leurs marchandises fprt au-des^qs du prix nécessaire; et, soit que leyr& he-r. néfiees consistent en rentes, salaires ou profits, ils 1^ font monter beauconp au delà, du taux commuai^ ,p\](: moyen» Comme le prix néoessaire est leplus bas que les, marçli^n^^se^ puissent ayoir, le prix d^ inonpppje est toujours l,e plu^ haut qu'on ipuisse en retirer^» ;:.
I^es privilèges exclusifs des corgorations^ les stjï^ijit^. d'apprem tissage et toutes les lois qui, dans les emplois du travail e^ des capitaux, restreignent l^conçur-i rence à un plus petit nombre de personnes que cet qui y pourrait entrer sans cela, ont la mênie tendance que les monopoles, 'quoique k uaipoiodre degré. Ce ^nt des espèces de monopoles étendus sur plus de n^on^e, et ils peuvent souvent , pendai^t des .j^i^cles et; ^9ps des professions entières^ tenir Iç prix courant de quelques marchandises au-dessus du prix nécessaij'i^^ et maintenir quelque peu au-dessus du tau^ moyen., tant les salaires que les rentes et les profits.
Tels sont les effets des monopoles. Nous avons vu que ceuX| de la première ;espèce n'élèvent point le pri]^ courant, mais qu'ils empêchent seulement qu'il ne puisse descendre au niveau du prix nécessaire qui est le secret 4u monopoleur; d'ailleurs ses effets sont rarement de longue durée. Ceux de la seconde et de la troisième espèce agissent positivement sur la hausse du prix courant, en l'élevant au-dessus du prix né- ^
cessàire^ et ils peuvent durer, les uns toujours, les autres aussi long-temps que les règlemens de police qui y ont donné lieu. Il y a cependant cette différence entre ces deux espèces de monopoles , que les uns sont le résultat dé la nature des choses, tandis que les autres ne doivent Jeur existence qu*à cette manie réglementaire qûî gâte tout en voulant tout améliorer.
• Quoique le prix courant d*urie marchandise puisse contiftiûei^ long-temps à rester au-dessus du prix nécessairc'jîl est difficile qu*î! puisse continuer long-temps à i^estér au-dessous.* K^uèl que soit l'élément de ce prix'qtii est payé au-dessous du taux moyen , les persctoiiès^quî y 6ht intérêt seritirofat bientôt le doihmage qu'elles éproûvietît; et^àiissitÔt ellésf retireront, ou tant de fonds de terre^, ou tant de travail , ou tant de capitaux dé ce geiire d^émplôi, que la quantité offerte de cette marchandise ne sera bientôt plus que éuïBsanté pour répohdre à la demande. Aîrisi son prix courant remontera bientôt au prix nécessaire ; aq moins serà-cè le cas partout ou règne une entier^ Kbetté.
A la vérité, les niêmes statuts d'apprentissage et autres lois de corporations, qui, tant qu'un métier particulier prospère,' mettent le travailleur à même de hausser ses salaires et ses profits un peu au-dessus de leur taux moyen, ^obligent aussi quelquefois, quand ce métier vient à déchoir, a les laisser aller bien au-dessous de ce taux. Si, dans ce premier cas, ces règlemensexcluent de sa profession toits lés gens qui excèdent le noipbre prescrit, d?ins Tâutre, ils