LIV. IV, CHAP. Vl\U
Dans l'Europe occidentale , En
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Sous CHarlemagne i
De laoï-à i3oo. . a
De i3oi à i4oo a
De 1401 à i5oo a
De i5oi à i545. .«.•.... a
1® Depuis l'année 1 546 :
De i546 à 1600 7
De 1601 à 1700 7
De 1701 à 1800 6
Un coup d'oeil sur ce tableau suffit pour vous convaincre que, depuis deux raille ans à peu près, et même dans plusieurs pays fort, différens par rapport à leur fertilité et à l'état de leur culture, le prix du blé n'a éprouvé qu'un seul changement important. Or comme l'époque de ce changement est en même temps celle de l'irruption des richesses métalliques du Nouveau-Monde, nous sommes suffisamment autorisés à regarder cet événement comme la cause d'une hausse si subite et si inouïe. En d'autres termes, le prix reel du froment est resté à peu près le même , mais son prix numérique a triplé et même quadruplé.
Le même principe est encore applicable à toutes les autres plantes céréales qui constituent la principale nourriture du peuple dans les pays agricoles, telles que le seigle, le riz , le maïs. En comparant le prix moyen de chacun de ces produits dans des périodes de longue durée, on trouve que ce prix s'est toujours maintenu à peu près au même taux, à moins que le numéraire n'ait augmenté ou. diminué de va-
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leur. Or, ces variations dans !a valeur du numéraire sont faciles à constater, parce que leur effet sur le prix numérique des marchandises est universel, le numéraire servant à les acheter toutes. Si la valeut* de l'argent avait varié relativement à la valeur du blé seul, on pourrait croire que c'est la valeur du blé qui a varié, et: que celle de l'argent est restée fixe; mais on trouvé que le prix de l'argent a varié relativement à presque toutes les denrées, dont les. prix sont restés à peu près les mêmes, comparés entre eux.
Tout ceci ne veut pas dire que lu valeur du blé soit absolument invariable : nous venotis de voir que l'inégalité des récoltes la fait extrêmement varier d'une année à l'autre; et lors même qu'on la compare dî^ns des périodes de longue durée , on trouve qu'elle est quelquefois sujette à des variations. .Mais alors on reconnaît aussi les causes qui la font varier.. Telles étaient, par exemple, au moyen âgé {anarchie féodale et le défaut de sûreté pour le cultivateur et le commerçant; telles sont encore aujourd'hui les guer* res, les révolutions, les faux systèmes d'administration.
En Comparant le pri^ du froment en Angleterre dans les deiix moitiés du dix-huitième siècle, on trouve que le prix moyen du tchetvert était de 5 roubles 82 cop. dans la première, et de 8 roubles i^ cop. dans la dernière. Cette hausse paraît être plutôt réelle que nominale , car on sait que la population de TAngleterre, fondée en partie sur les manufactures et le commerce, s'est accrue dans une proportion plus