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impositions 4 «t ^, et qu'il en reste àulaint iaiu propriétaire comme rente foncière dépouillée de toutes charges quelconques. Young, qui a voyagé en France^ et qui y a étudié l'état de t'agricuiturc , évalue le taux moyen du produit brut de ce pays à 44 f^** P^^ arpent.
Réduisez les données sur l'Angleterre aux mesures et aux monnaies de France, et vous trouverez qu'ua arpent de terre en France donne un produit total inférieur à celui d'un arpent en Angleterre; mais que les frais de culture étant moindres dans le pre«mier pays, la rente y serait supérieure à celle du second, si les impositions n'en enlevaient pas une portion relativement plus forte (a). Je dois cepenr ' dant vous observer que les calculs de Young et de Lavoisier ont été faits dans les années 1787 et 17^9, et que la révolution et ses suites peuvent avoir changé ce rapport.
Si, dans un pays quelconque, la nourriture végé»tale la plus ordinaire du peuple était tirée de quelque
(a) Comme 1 1 acres d'Angleterre font i3 arpens de France, et que i shilling fait 1 fr. do cent, il «'ensuit qa'un a^^ent de terre donne
Un produit total de. ...*....
En déduisant les frais de culture.
On voit que la rente foncière est.
Sur laquelle l'état prélève. . . . .
Reste la rente dépouillée de toutes charges
En FraQO«.
En Angleterre'
fr. cent.
fr. ceijt.
II 5o .
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plante dont le terrain le plus commun , avec la même culture , pût produire une plus grande quantité que les terres les plus fertiles ne produisent de blé^ alors la rente du propriétaire serait nécessairement beaucoup plus considérable. C'est le cas dans plusieurs^^j à riz. Une rizière prodqit une plus grande quantité de npurriture que lé champ de blé le plus fertile de la même étendue; par conséquent, dans les pays à riz où ce végétal est la nourriture ordinaire et favorite du peuple, il doit appartenir au propriétaire, dans ce plus grand excédant, une portion plus forte que celle qui 1 ui revient dans les pays à blés. Dans la Caroline, la culture du riz est regardée comme plus profitable que celle du blé, quoique les rizières n'y donnent qu'une récolte par année (a), et quoique le peuple n'y fasse point du riz sa nourriture végétale la plus commune. A la Louisiane , on compte qu'un arpent de terre produit communément e;i froment 8 barils , et en riz i8.
Cependant, même dans les pays à riz, la rente des terres qui produisent le riz ne peut^pas régler la rente des autres terres cultivées, puisque celles-ci ne peuvent pas se transformer en rizières. Un champ de riz est une vraie fondrière dans toutes les saisons de l'année, et dans une saison c'est une fondrière couverte d'eau. Un pareil champ n'est propre ni au
(a) Dans les pays plas chauds de l'Asie, une rizière produit ordinaivementdeux récoltes par an; Tlndostan oomprend des contrées où l'on en fait trois et même quatre^
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blé, ni au pâturage, lii à aucune autre ptoduction végétale bien utile aux hommes ; et les terres propres aux autres cultures ne le' sont nullement à celle du riz.
D'après les recherches les plus soigneuses, un arpent de pommes de terre produit autant de nourriture que trgis arpens et demi de blé (a). Avec cela un arpent de pommes de terre coûte moins à cultiver qu'un arpent de blé , Tannée des jachères qui ' précède en général les semailles , étant plus qu'une compensation du travail à la hôue et des autres façons extraordinaires qu'on donne aux pommes de terre. Si cette racine devenait jamais dans quelque partie de l'Europe , comme le riz dans certains pays à riz, la nourriture végétale la plus commune du peuple, il en résulterait qi^e la- même quantité de terres cultivées ferait subsister une bien plus grande quantité de monde, et que. la culture des terres fournirait un excédant bien plus considérable au delà du prix né-
(â) Dans cette comparaison on ne fait entrer que la sabstance nourrissante qu'on peut tirer de chacun de ces deux ▼égétaux ; car, par rapport au poids, un arpent de pommes de terre produit six fois plus de nourriture qu'un arpent ' de blé.
Les pommes de terre , la plus utile de toutes les acquisi-< lions que nous devons au Nouveau-Monde, furent introduites, en Europe en 1578 par Francis Drake^ et pendant un siècle entier leur culture ne s'étendit pas au delà de l'Irlande. Il y a à peine 80 ans qu'elles s'introduisirent dans les potagers de l'Angleterre ; mais leur culture en plein champ , comme sup--. \ plément au grain, ne date que depuis 40 ans environ.
cessajfre eu ptbduit. La population augmenterait , et les rentes fofncièire& s'élèveraient beaucoup au-'dessus de ce quï'blles sont aujourd'hui (i ).
La terre propre à produire des pommés de terre est propre à presque tous les autres végétaux utiles : d^h6> ssi elles occupaient autant de tierres cultivées à |}roportion que le blé en occupe actuellement, elles règieraietit, comme lui, la rente de la plupart des ié*rèS/
SUWàUi; le témoignage d^ Smilfa , les porteifkÎ!^ à ■Londres , et ces malheureulses qui y vivent de ^M$tttutîon, c*ést-à-diî*è lei homtnes les plus Robustes e^ les plus belles femmes du royaUtoe, viennent pour la ))lUfpâtt dies dernières classes du peuple d'Irlande, qui
.(x) L'auteur pouvait donner comme, un fait constaté j ce qu'jil ne donne que comme une présomption. Depuis que les pommes de terre sont devenues la nourriture principale du peuple d'Irlahde , la population de ce royaume à quadruplé.
f^ilUam Petty^ en 1660, l'évaluait à . i ,100,000 âmes.
Elle n'était encore au temps de Swift que de. . . . , ;. 1,500,000
£t les plus bibles évaluations excèdent âctueUement. '. 4,000,000
La quantité de produits alimentaires que l'on recueille , ^ dans ce cas surmonté les circanjstances les plus défavorables. L'Srlande catholique dévorée par de grands propriétaires protestans enrichis de confiscations', par uti clergé pratestant richement doté, par des employés civils, judiciaires, fiscaux, IMTotestans , est soumise au plus détestable régime qu'une nation puisse avoir ; et néanmoins sa population est croissante! J.^B. S.