‹ Cours d'économie politique;Chapitre 28 sur 173 · LIV. I, CHAP. II · texte numérisé non relu

LIV. I, CHAP. II

les provinces de rAllemagtîe qtii soiit sous la tnême latitude. — Chaque climat offre certaines productions qui lui sont propres. Souvent il faut un tel concours die circonstances pour faire riaître un produit, qu'il ne réussit que dans un canton tf^ès-borné; tétnoin les épiceries et la plupart des vins renommés.

Vous n'ignorez pas àaris doute, Messeigneurs, qUé telle est Fadmirable distribution de la chaleur sur le globe, que dans Fôcéah aérien on rencontre des touchées plui^ froides à mesure qu'on s'élève , tandis que dans la proforideilr des mers la température diminue à meisùre qu'on s'élôighe dé la surface des eaujc. Dans lés deux élément , une même latitudîé géographique réunit, pour ainsi dire, tous les climats. A dés distatices inégales de la profondeur de l'Océan, mais dans le mêttieplàn vertical, on trouve des côù* chès d'air et des couches d'eau de là même température. Il en résulte que sous les tropiques, sur la pente des Cordillères et dans l'abîmé de l'Océan, les plantes dé là Lapohie et les aiiiniaux marihs voisins dti pôle , trouvent le degré de chaleur nécessaire au développement de leurs organes. ï)'après cela, vous concevez bien que dans un pays étendu et très-montueux y situé sous la zone torride ^ la v^ariété des pro^^ ductîoits indigènes doit être immense, et qufil existé à ^'éiné une planté sur le reste du globré qui ne sfdit susceptible d*y être cultivée. Tel est, par exemple, le Mexique {a).

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(a) Essai poiîtique sur le royaume de la Nouvelle-Ëspagne y par Alexandre de Humboldt. Paris ^ 181 1. 2 vol. 4* tom. 11^

Vous voyez que la physionomie d'un pays, Ta*» groupement des montagnes, l'étendue des plateaux, l'élëvation qui en détermine la température, tout enfin ce qui constitue la construction du globe, a les^ rapports les plus essentiels avec les progrès de h population et le bien*être des habitans. C'est cett< construction qui influe lur l'état de l'agriculture variée selon la différence des climats, sur la faciliu du commerce intérieur, sur les communications plw ou moins favorisées par la nature du. terrain. Soui ce rapport, de grandes vues géologiques deviennent] susceptibles d'intéresser l'homme d'état, lorsqu'il' calcule la force et les richesses territoriales- des nations (a).

Si le climat d'un pays se détermine autant et plus par son élévation que par sa latitude géographique, il est encore influencé par la culture du sol. La cul-

p. 35 1 a' — La capitale de ce beau pays , dit le même voyageur, est environnée de quatre plateaux, dont le premier a i34o toises d'élévation , le second 1168 , le troisièâié 1O09, et le quatrième, 5o4- Ces quatre bassins diffèrent autant par le climat que par leur élévation au-dessus du niveau de l'océan ; chacun d'eux offre iine culture différente. Le premier et le moins levé est propre à la culture de la canne à sucre ; le second à celle du coton ; le troisième à la culture du blé d'Europe ; et le quatrième à des plantations d'agave , que l'on peut considérer comme les vignobles des Indiens. [Ibid. tom. I, p. 35. )

Dans les provinces mexicaines , situées dans la zone torride, une espace de a3,ooo lieues carrées jouit d'un climat plutôt froid que tempéré. ( Ibid, tom. I, p. 37. )

[d) Ibid. tom. I, p. 32.

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