‹ Cours d'économie politique;Chapitre 38 sur 173 · LIV. I, CHAP. VI. l · texte numérisé non relu

LIV. I, CHAP. VI. l

qtit aUfâ été accoutumé à eh faire, mai* (JUi n'en aura pas fait son unique métier, aura {)eiiië à en fournir datis un jour [plus de 800 ou d'un millier. Or Smith affirme aVoîr vu des jeunet gens audêssowi de vittgt ans, n'a;fânt jamais exercé d'autre . tnétiér t{ue Celui de faire des dous, qui pouvaient fournir chacuti pluà de aSôo clous par jour. Toutefois lat façon d'un clou h'est paè une des opérations les piuà simples. La même persiomïe fait aller \e^ sôufSets', atdse 011 raccommode le feu, chaufFb le fer, et forge chaque partie du clou. En fùtgé'aïit là tête, il faut qif^le changé d'outHs.

Plus k ditisioU du travail eèt poussée Toni, pltjs te réàifltat eàt étonnant. II ^ à peU de denrées pluis ^tupteà et plus chétives qu'une épingle : cependant il existe des fabriques où le travail de l'épingliér est distribué étitf fe dix-huit ouvriers. L'un passe le laitôh à la filière, un autre le cou^e, un troisième aiguise les poihtes; la ièté ^èule exige deux ou trois ôpératiotid distinctes, exécutées par autant de péréoune^ diflféï-éftteè ;■ c'est même utte occupation distiucfé et àc^atéip dé fiquef le* papiet et d'y phcet îès épîhgîés. Smith a tw^iïè «itoiifàctUré de ce geiirc, û^seï mal fmMtée, et Wi tfiji ouVritef ^ s'eûï^ travaillaient :

^é{feiuiâttiit ilé? faîbrt^aSdnt éHàtjue jour 48,000 épingles. SI cfcftcîùh "de 6es^ ouVAets avait travailla s'ètil et exécuté seul cés^ différente j opétatiohà, ïl n*è* jurait p^Ut^ttrë ték^miné qiié bio dané Un jour- et k^^i^ b»v¥iërs^ U'éti Mhietii fett (fié ^Ôôa'u HeU

r64 PREMIÈRE PARTIE.

Ce prodigieux efFet de I9 division du travail peut être attribué à trois causes.

1° Les facultés mécaniques de l'hoinme se perfectionnent singulièrement dans les occupations simples et souvent répétées. Quand le travail manuel d'un homme est réduit à.quelqu'opération très-simple, et qu'il fait de cette opération la seule occupation de sa vie, il y acquiert nécessairement une très -grande dextérité. La rapidité avec laquelle s'exécutent certaines opérations dans les fabriques, passe tout ce ^ qu^on pourrait imaginer.

iÈ? Dans les occupations simples on évite le temps perdu à passer d'une occupation à une. autre , et cette perte est souvent beaucoup plus grande qu'on ne serait porté à le croire. Ordinairement tout travailleur muse un peu en quittant une besogne pour en commencer une^utre; il lui faut du temps pour se mettre en train; il lui faut donner à ce qu'il fait une plus grande dose d'attention. Les travaux combinés exigent quelquefois de grands déplacemens, comme de passer d'un atelier dans un autre, ou du bord d'une rivière dans l'intérieur d'une maison. Enfin n'y a-t-il pas même du temps perdu à changer fréquemment de position et d^outils ? Quand l'occupation est trèssimple, l'puvriér ne passe jamais d'une besogne à une autre; il quitte rarement sa position; il se sert presque toujours des mêmes outils.

3^ Les. hommes trouvent bi^i mieux les moyens d'atteindre un certain but, lorsque ce but. est proche et que leur attention est tournée constamment du

Page 1