‹ Cours d'économie politique;Chapitre 39 sur 173 · LIV. I, GHAP. VI. l · texte numérisé non relu

LIV. I, GHAP. VI. l

même côté. Ainsi la division du travail , en réduisant la tâche de chaque ouvrier à une opération fort simple, a donné naissance à la plupart des outils et des machines qui facilitent et abrègent le travail. IL n'y a personne accoutumé à visiter les manufactures, à qui on n'ait fait voir une machine ingénieuse, imaginée par quelque pauvre ouvrier, pour abréger et faciliter sa besogne particulière.

Dans les premières machines à vapeur qu'on établit, c'était l'occupation d'une personne d'ouvrir le robinet d'eau froide q[ui sert à condenser la vapeur, lorsque le piston est suffisamment soulevé. Cet emploi était confié à un jeune garçon. Un jour, un de ces jeunes gens, qui avait envie de jouer avec ses^marades, s'aperçut qu'il suffirait ppur que le robinet s'ouvrît et se fermât, d'attacher au manche qu'on lui avait donné à gouverner, une ficelle qui répondît au bas du piston.. Dès lors le piston, par son mouvement, remplit les fonctions d'une personne , et l'un des plus utiles perfectionnemens de cette belle machine futdâ à un enfant qui ne cherchait qu'à s'épargner de la peine {a).

Le moulin à filer le coton, qui meut aooo fuseaux, est pareillement l'invention d'un simple ouvrier employé à la filature de cette matière. Il parvint à filer plusieurs fils à la fois : Arkwright^ alors perruquier, attrapa quelque chose de cette découverte, et travailla insensiblement à lui donner un degré de perfection qu'il n'atteignit qu'en 1780. Il fit

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(a) Smith , vol. I, p. i5.

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^\Qt^ constiruirç &e$ grand$ môuUng^avec les fonds (|^ç s^$ çs^i^i^lui $^vaiçnt fait gagner , et obtint une p^tei^e ou un privilège qu'il ne put conserver, la prew^re invention n'étàiit pas de lui (a) (i ).

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(a) Baerty Tableau delà Grande-Bretagne^ t. I^ p. 107. (1) Ces fbits,' rapportés par JBaerty ne sont pas entièrement exacts. Ce qni constitue essenliettement la découverte d'jifj^wrigkff c'est l'emploi ck deux paires de cylindres qui j^^cent h méiqe ii^èc^e de oo^on k quelques lignes de distance; les deux paires touruant ^y^c une vitesse inégale» la première paire tire la mêcne avec plus de vitesse que la seconde ne la, cède: c'est ce qui l'allonge et Faffine. Or jirf- Pifrigki conserva la patente, eu privilège, de ce procédé, et \%j^\ à un grasd nombre de manufiicturieris la permission ^ f'€|)çi. servir 9 ^>oyi;pn^t ipiQ gainée pftr brodie ou fust aQ« Ç'f sf. ]^ p^pcluit dq cq^Q vex^(e qui lui valut une fprixvaM à% vingt-rquatre millioi^ de francs ,. dit-on.

Une machine à filer ne coptieut jaii(iais plus de aoo à 3oq broches ou fuseaux, qui tordent la mèche à mesure qu'elle <»taf&D4e) mais des moteurs hydrauliques, on des machines 4y^ciUf , meUent en mouvement quelquefois des eentaines ^e /ces maclm^ik dans la mèimn^ ipanuCactuv?. IJn^ gri^nd^ personne et un enfant suffisent pour soigner chaque machine, c'^t-à-dire 3oo fuseaux , qui , suivant le prpcédé ancien du petit rouet, auraient employé 3oo personnes.

Un anglais, M. Owen , à calculé que le coton actùdlement lafiriqué dans la Grande - Bretagne exigerait 16 millions d'p^vriçrs si V^. était oUig4 de sie servie des anciens pro* cédé%; c'es^'à-dire ui^ tiers plu^t 4^ pe;rson^es quis n'^o seivferment l'Angleterie et; I'ëcos^q. Il a calculé en outre que s'il fallait fabriquer à £01%^ de. bras, ejt sans l'aide des machines, tout ce qui maintenant est fabriqué dans son pays , il fau-' drait employer le travail de quatre cent millions d'hommes.

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