LIT. 1, CHAP. VJ
Nous ignorons les noms des inventeurs de presque toutes les madhines les plus utiles : cette circonstance seak pmuve déjà que c^étaient des ge„. peu connu, et qffïne se souciaieiit guère de l'être, pourvu que leurs découvertes leur valussent les. avantages pécu^ niaires auxquels ik visaient.
Ce serait cependant alier trop loin que d'attiribner rinvention et le pdrEeetionnement de tous les outils et de toutes les machines à des ouvriers placés pour en faire personnellement usage. Un grand nombre est dû à l'industrie des faiseurs de machines,. depuis
que la construction des machines est devenue l'objet d'une profession particulière^ Il y en a encore; dont l'invention ou le. perfectionnement est du à la méditatToa des savans ou d«8 théoriciens, dont ta profes^ sion est de ^'exécuter aucune industrie, niais de totrt observer, et qui, par cette raison, se trouvent eii état de combiner les effets des objets les plus éloignés et les plus dissemUables.
Maintenant, Messeigneurs , que vous eora^rexieis ecfrnmertt la division du travail infltie sur le perfectionnement de industrie, vous concevrez: aussi sans peine comment elle contribue à rendre les nations riches, ou à leur procurer une abondance de chose? matérielles propres aux besoins et aux commodités . de la vie ( i ). Parmi les peupbdes sauvages, chaque
(i) Je ne préfeends point contester la grande knpor tance qne M. Storch y d'après Adam Smkk , attribue à la - division deSiCrsYaux. Les aLvantuges 4[ne Fkoinnie y trduve pour la aatisj&dliolft de ses- btsoins, sont imoranses. Mais il «siste
l66 PaSMlàRE PARTIE.
individu eàt plus ou moins occupé à un travail industriel : cependant tout le monde y est pauvre. Chez les nations prospères, au contraire, il y a un grand nombre d*oisifs et de personnes qui s'occupent de travaux immatériels , et beaucoup, d'entre eux consomment un produit décuple ou centuple de ce que consomme la plus grande partie des travailleurs industriels : cependant le produit total est si grand
une autre cause plus puissante de la fécondité de la production^ c'est l'art de tirer parti des puissances de la nature , de cette action gratuite perdue dans la plupart des cas y et féconde en résultats lorsque nous savons remployer. , Un cnltiTateur intelligent , après avoir,' pendant plusieurs années ,Jaissé reposer ses terres une année sur trois, s'avise un jo.ur que pendant cette année de jachère , sa terre peut , sans cesser de se reposer, produire des plantes fourragères qui lui permettront d'avoir des troupeaux, de fîimer ses champs, de vendre de la laine, de la viande de boucherie, etc. , produits qu'il n'avait pas auparavant. Doit-il cette augmentation de produits à la division, du travail? Non ; il la doit à une ipeilleure manière de mettre en jeu les puissances di^ sol qui a des sucs différens pour le blé et pour les betteraves; tellement que les sucs du blé s'amassent et se réparent dans le temps même que le terrain produit des plantes fourragères; et le résultat de ce progrès , est une augmentation d'un tiers dans les produits des terres.
• Une autre personne observe que l'eau réduite en vapeur est capable dans son expansion de soulever un énorme piston, et que cette m<éme vapeur condensée par un jet d'eau froide, laisse sous le piston un vide qui le fait redescendre avec une forcé égalé à ceUe de vingt, de trente , de quarante chevaux, ^où il résulte une puissance que Ton peut appliquer à .tout ; de là remploi des maohines/a vapeur. Est-ce à la division du