‹ Cours d'économie politique;Chapitre 41 sur 173 · LIV..Ï, CHA.P. Vî · texte numérisé non relu

LIV..Ï, CHA.P. Vî

que tout le inonde y est abondamment pourvu. Entre le mobilier d'un prince d'Europe et celui d'un cultivateur aisé, il n'y a peut-être pas autant de différence qu'entre les meubles de ce dernier et-eenx de tel roi d'Afrique qui règne sur cent mille sauvages nus. C'est que, dans les pays où la division du travail a fait des progrès , chaque travailleur se trouve avoir une

travail qu'il faut attribuer ce nouveau déYeloppement de force? Non. Le poids de l'atmosphère qui fait descendre le piston, est une force qui existe depuis le commencement du monde et qu'on a laissée oisive pendant soixante siècles ou davantage; le progrès des lumières , l'art d'observer , l'ont fidt découvrir, et l'esjpèce humaine s'est enrichie de tout ce qne cette force exécute pour son service depuis une quarantaine d'années.

Je sais fort bien que Smith attribue la puissance elle-même des machines à la division du travail. Il prétend que la plupart des découvertes lui sont dues. J'accorde que cette division, en réduisant les opérations de l'industrie à leurs élémens les plus simples , a mis sur la voie de beaucoup de découvertes; mais l'inventeur d'un procédé n'est pas le créateur de tous les produits qui en naîtront à perpétuité; autrement le premier^auteur de la machine à vapeur serait l'auteur de toutes les productions que l'on doit, et que l'on devra à jamais à cette ingénieuse maichine ; le premier qui aurait enseigné à labourer un champ serait le producterar de tout le blé que ce champ produira jusqu'à la consommation des siècles.

Cette thèse n'est pas soutenable. Ce qui produit, c'est le travail de l'homme; ce sont les puissances de la nature, quand on sait les employer ; ce sont , ainsi qu'on le verra plus tard, les services des capitaux. Toute autre explication est forcée.

fJO PREMIÈRE PARTIE.

grande quantité dâ soq produit dont il peut di^ioaer outre ce qu'il apf^ique à ses propres besoins; etcomone les autres travailleur» sont dans le même cas^ il est en état d'échanger une grande quantité de sdtiproduit (XHitre une grande quantité du leitr : ainsi tout le moud» est abondamment fourni da toiitos sprtes de produits.

Tels sont les avantages de la division du travail : mais elle a aussi ses inconvéniens. Un homme qui ne fait pendant toute sa vie qu^une même Cipération , parvient à coup sur à l'exécuter mieux et plus promptement; mais en même temps il devient moins capable de toute autre occupation, soit physique,. $oit morale ; se& autres facultés s'éteignent, et il en réduite une dégénérescenee dans l'homme considéré indivin duellement.

Cet inconvénient n'est pas le seul qui soit attaché à la division : c|uand elle est poussée aussi loin c|uW la porte souvent danft les manufactures^ elle pend pluis dui*e et plus fastidieuse la condition des travaiii«Qr9. C'est un triste sort que celui de né pouvoir être employé qu'à faire la dix-huitième partie d'une épingle. L'ouvrier qui porte dans son bras tout un métier, peut aller partout exercer son industâe et trouver de$ moyens de subsister; l'autre n'est qu'un accessoire qui, séparé de ses confrères, n'a plus ni capacité lit indépendance, et qui se trouve forcé d'accepter la loi qu'on juge à propos de lui imposer. C'est en Angleterre que ce mal s^ fait ps^rticuiièirement sentir; d'abord parce que les règlemens«sur cette partie y sont vescatoîres , mais aussi sans doute parce que la

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