‹ Cours d'économie politique;Chapitre 45 sur 173 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Comment le miii:€lié s'étend jj^ar In focilité des tmii^pocts*

li'ABOKBAircB 6t 1q besoin réeîprDicpu des denrées %ud produiseot deui^ pays diflérena^ ne suffisant p«i pour, fliire ttftitFe rechange de ce» deiirréea« St la disn l^qe.quiéépairecespays^oa si UdifficuUé des. roules Vfli^nl 1^ train$poFt ImpctssÙile on trèfr*ooûleut^ akm cbiicim de ces pays^ ou se passent tout-ik^faât àèa d^ii&irées <lu» Vautre produit^ ou il tâchera de s'en pourvoir par des voies plus courtes et plus pratican Mes. Par exemple^ le& vina deHongne sont en âe-< «fftoid^ en Russie ; cet empire ^ à son tour, produit différentes deiirées qui soôil en dettiande en Hongrie) ecipendant le cbinmerce qui subsiste entre ces deus pajr» est peu de cbose ^ à cause des frais coifsidér** Uea qu'occasionne le transport par terre sur de waMh yeises routes* Les provinces du midi de la RusaMi s'apfirovisionnent de vins de Moldavie et des îles àé FArcfaipel ; celles du nord se pourvoient de vina de France et de Portugal, lesquek,, malgré la. tlietaneoi de. ces pays , revieniiieiabt meilleur mareh^ à Sh^Pétersbourg et à Arkhahgel qise les vins de Hotigprifi^ part^ qu'ils . peuvent êli*e tiraRsporlés par rmv doa ports de France et de Portugal jusque dans les porta russes de la Baltique.

De tous les moyens qui servent au transport des

«iarchan4J9^9 celui qu'offre U nwigoiion eat le pk» sunpk et le inoim dispendieux. Il s'eQSnJA <|¥A b transport p^ ^u cHiivre un iMrc)i^ plu^-étmdu à chaque espèce d'industi-îe que ne fsùt W U?ai;^pQn pœ terre (<2). A laide de la navigation, wi pebl nombim d'hcminie^ peut transpoiter )a même quantité 4««tar^ Qhan4^e$, pour laquelle il faut, $ur terre ^ tia gnawl; i^mhic^^ de.cbadofts!, conduita par un grand nomhi'ei d!bomnie$ et traînés par un. grand nombire de) ehevaux o« de bœqÊk. Par ei^empM, les grandes Jm**? ^s quA yoitf sur le Volga, peuvent être dsatgéeaida 6ovOQo pouds et au. delà; et lorsqu'elLea descendent le 'fleuve 9 il ne. leur faut qne^o hommes pow lea diriger. Nos rouliers» oonune. vous le savez., vont toujours en caravanes; chaque diariot est traîné par \m seul cheval, et ne peut être chargé que de 3o pouds environ; deux chariots^ tout au pJuft quatre^ âont conduits par un roulier • Ainsi ^ pour tranaportiep 6a,OQo poud& de marchandises par eau sur le Volga> il ne faut qu'une barque et %o hommes; pour voiturer par terre la même quantité de marchandises, il Ëuit 2000 chariots^ traînés par autant de chevaux ^ et au moins 5oq hommes pour les conduire^ JEn sup.* posant qu/e le transport de IHme et de l'autre manière aift pris un espace égal de temps, la xnêm^ quantité de marchandises, transportée par terre, aura, eu à supporter la dépense et l'entretien de 5qq hommes >

(a) Vous vous rappelez sans doute qu'une denrce trouve un marché partout où elle peat s'échanger ou se débiter : TOy^z l'Introduction générale, pag. 69 et 74.

i84 PREMiÈBB PÀ.RTIE.

elàe plàS) noii-seuleinent Tentretien , mais encore lés riépavatiônB et le idéchet de 12000 chevaux et d'autant de chariotis;'t£Lnd!is <}tie la xùême quaiitité de inarohfl[i^ises, transportée pair eau, se trouvera seulement chapgée'de rentrétien de 2Q hôÀinies, et du dëôbert ou louage d-ûhé l)ârqiie, eti y ajofutant simpktn^nC la. valieùf' du* risqué un peu pflus; grand. S'il n'y'avak donc entre distik places situées sur le Volga (pat> exemple entre Tvjer et îîijegorod) d'atitre comid^ce^ que par terre, on ne poun*ait transporter de Fune à l'autre que ide& objets d'un prix considérable relativement à leur poids ; et elles ne feraient par con- S6<S[06nt qu'une très*- petite' partie du commerce qui subsiste actuellement entre elles.

La navigation sur mer offre les mêmes avantages. Sv la iner n'ouvrait pas une route facile et peu dispendieuse au transport des marchandises , il n'y aumit que peu ou point de commerce entre les parties éloignées du monde. Quelle sorte de denrées pourrait supporter les frais d'un voyage par terre de Londres à Calcutta? ou, en supposant qu'il y en eût d'assez précieuse pour valoir une telle dépense; quelle sûreté y aurait-il à la voiturer à travers les terres de tant de peuples barbares? Cependant ces deux vi|le& entretiennent aujourd'hui entre elles un commerce très*considérable, et par le marché qu'elles s'ouvrent l'une à l'autre , elles donnent un très-^grand encou* ragement à leur industrie respective.

Puisque le transport par eau présente de si grands avantages^ il est naturel que les premiers progrès dç l'industrie se soient montrés partout ou cette facilita

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ouvre le monde entier pour marché au produit du travail industriel , et qu'ils soiei^t beaucoup plus tar^di& dans les parties intérieures* du pays. C'est sur les côtes de la mer et le long des rivières navigables que rindustrie de tout genre commence à se subdiviser et à faire des progrès. Les premières nations prospérantes que l'histoire nous montre , sont celles qui ont habité autour :des côtes de la Méditerranée, l'Ér gypte, la Phénicie, Carthage. De même il paraît encore que les progrès de*s manufactures et de l'agriculture datent de la plus haute antiquité dans le Bengaleet dans quelques provinces orientales de laChine^ Tous ces pays sont arrosés par de grands fleuves, et coupés par des golfes qui se prolongent jusque bien avant dans les' terres, ^intérieur dé l'Afrique, au contraire, étant dépourvu de pareilles communications, semble dans tous les temps avoir été dans ùji état de barbarie et de pauvreté.

Le défaut dés cotes maritimes a sans doute été uiue des causes principales qui ont autrefois arrêté les. progrès de la prdspérité nationale en Russie. Rappelez-^vous, Messeignéurs, l'industrie et la richesse de l'ancienne Novgorod, (et comparez cet état florissant au dénûment et à la pauvreté où étaient alors les provinces orientales de cet Empire : ce contraste s'explique en partie par la communication qu'offrait le Volkhof avec la Baltique , communication par laquelle Novgorod entretenait des liaisons coramerdiales avec les villes qui bordent les côtes de cette mer; tandis que l'intérieur du pays était presque entièrement privé du commerce avec les étrangers. Le

l96 BKXlIffliHE PAaTlie.

ginîeide Piecre-^lie-Grand a bien saisi YinAmne^àe eoDDe' cause:; car de toutes les entreprises de ce mo^ narque j celle ^i lui tenait le» plus à cœur /c'était le soîpi de^ procurer des cotes à la Russie et de perfec-» timfier sa navigation întérienife» Peut-être sous ce rapport a*t41 plus fait pour la prospérité de son £m-» pûte ^ ^uef par toutes- ses mesures positives, tenâaate^ à y- transplanter Tindustrie et la civilisation: de l'Eu^ rope(/^).

La navigation intérieure suppo$edes fleuves études cotes; Tart ne peut la perfectionner que là où exis^ tent ces avantagés naturels. Lteâranspo^tpar terre, au contraire, est indépendant de ces cireonstanees, et qooique la pâture du terrain présente «quelquefois de grandei^ difficultés pour construire de bonnes i^otitesy aucun terrain rie s^ refuse entièrement. Des chemki^ unis, commodes et praticables dana toutes: les saisons, sont, un grand avantage pour tous les pajs^ mais particulièrement pour ceux qui manquent de communications navigables. La moindre réflexion , Alesseigtieurs , vous^fera comprendre que le transport des marchandises sur de mauvaises ï*outes , exige plusi de moyens, plus de, temps, et qH'il occasionne plus

: . (a) N'qubltQBs cependant, pas que retendue dn^ «iiax^o i^'^st que la qàu&e secondaire qui fayo^r^e la (^rbioti d|i tra-^ vai^ : la preinière et la plus indispensable , c'est la aûri^té. (Voyez chap. VI, p, 17^.} Sohs le premier rapport, il n'y a pas d'empire au inonde qui présente plus d'avantages que raïurqnte; cependant la division du travail et sa sïiite, le pei^feétionnélAent die rindustrie^ n'y foltt pokil; de pt?égrès.

àt dfichet,* que; loosqu'il se fint saré^ bdnnes po«ites* C^cst pouanipioi lts{ Angkaîa, ^uodqoe siQgulièreincnt &TOtaéfr pour la iiav%atibQinl»ri^ire,oiit depiendaiit donné toute leur attetition aa perfiËMîtkmtieaieint des routes. Nulle part on ne les trouve plus belles qu'en Angleterre : vous n'ignorez pas qu'on y a même pratiqué des chemins en fer de fbnfè. Toute l'Europe admire ces inventions utiles : mais quel est le pays qui les ait mis à profit?

L'hiver long €t rigoureux qui pèse s^r la plus grande partie de la Russie ,^ quoique défavorable à l'industrie i$ou$ d'^utnef^ ir£ippPft9 % Iwî pteQwre c^pendant l'avantage 4'ave^ur peodwt ^(Ui^Kre qU eii>q w^k de l'année d'excellentes routes, préférables aux meilleures chaussées que l'art pourrait construire. Les commodités que le fransjport ctes marchandises retire du traînage y passeixt dç beaucoup l'idée qq'op s'eH fait en d'autres pays, Lorsque le cheirMA d'hiycir «at bon, un cheVal peut être chargé du double du poids qilll pouvait traîrrer en été sur les meilleufes routés • d^àilhâurs les transports se font bien plus vite , îe charroi est plus simple, moins coûteux et moin^ exposé au déchet ; enfin les chemins sont bien plus eotti'tSy puis((ue le voHurîei? les trace luinmêine dans la ^rectioii la plus^ courte , à travers les marats , les fleuves et lé^ lacs. Ce sont ces raisoris qùî déterminent les marchands à h^expédier qu'yen hiver les transpprt^ coutçux qjUi peuvent êtr^ différé?.;, p^tre cçla.,,. cçrtame^ d«wfç», comme k .viande, de. boucbpriie^ je gibier^ le poisson, le caviar, ne'soai^ su^oeptiblc» d*être envoyées au loin à moins d%É*e gelées: Btifin,

t88 première partie.

Id commodîtélque.procare le traînage est si consî» dérable quQ^ daias. la plupart des. provinces au nord de TËinjpire, elle diminue les frais du transport par terre, des deu:^. tiers de ce qu'ils sont communément

en ,été.(i). . '.

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